Les Dinosaures de "Jurassic Park"

Page créée le 06-11-2011 - Mise à jour le 01-08-2022 - Rédigée par Spyrex

Selon le personnage de Lewis Dodgson, quinze espèces préhistoriques sont répertoriées sur Isla Nublar en 1992 (date des évènements du film Jurassic Park), le même nombre que dans le roman, même si les espèces ne sont pas les mêmes : tyrannosaure, vélociraptor, brachiosaure, tricératops, parasaurolophus, dilophosaure, gallimimus, stégosaure, compsognathus, ptéranodon, baryonyx, métriacanthosaure, procératosaure, herrerasaure et ségisaure. Seules les sept premières apparaissent physiquement dans le film, les autres figurant soit parmi les embryons volés par Nedry, soit sur les documents promotionnels ou les photos de production du film.
 

Par ordre d'apparition :
 

Velociraptor

Étymologie : ''voleur rapide''
Classification : Saurischien théropode, famille des droméosauridés
Régime alimentaire : Carnivore
Époque : Crétacé supérieur (-75 à -71 millions d'années)
Répartition géographique : Mongolie-Intérieure, désert de Gobi (Mongolie, Chine)
Dimensions : 1,8 à 2,5 mètres de long ; 7 à 38 kilogrammes (réalité) / 4 mètres de long ; 150 kilogrammes (film)


Description : Le vélociraptor est le premier droméosauridé découvert en 1923 et reste à ce jour le mieux connu des paléontologues avec près d'une douzaine de fossiles découverts. Son rôle dans la franchise Jurassic Park en a fait l'un des dinosaures les plus iconiques au monde, même si l'animal réel était très différent de celui des films et ne dépassait pas la taille d'une dinde – en soit, le jeune garçon que Grant s'amuse à effrayer sur le site de fouilles au début du film n'a pas tort. Comme les autres droméosauridés, Velociraptor était recouvert de plumes, y compris sur la queue et sur les bras – qui s'apparentaient alors à de véritables ailes, même si l'animal était trop lourd pour voler. Ses pieds étaient munis d'une griffe en forme de faucille de près de 7 centimètres de long avec lesquelles il devait s'agripper à ses proies et les maintenir au sol. Un fossile exceptionnel retrouvé en 1971 montre d'ailleurs un spécimen mort en plein combat avec un protocératops, ce qui prouve une relation prédateur-proie entre les deux animaux, peut-être ensevelis par une tempête de sable, l'effondrement d'une dune ou suite à une inondation.


Fidélité scientifique : La grande différence entre l'animal réel et celui du film s'explique par un vrai casse-tête concernant l'espèce représentée à l'écran. Dans le roman, le Docteur Wu précise que le vélociraptor du parc appartient à l'espèce Velociraptor mongoliensis, mais sa taille est beaucoup trop grande. Il est probable que les fossiles sur lesquels Michael Crichton s'est basé appartenaient en fait à Achillobator giganticus, un droméosauridé dont les dimensions correspondent aux raptors de la franchise, découvert au moment de l'écriture du roman mais qui n'a été assigné à sa propre espèce que dix ans plus tard, en 1999. Les raptors des films, eux, sont basés sur Deinonychus antirrhopus, que certains savants considéraient à l'époque comme une autre espèce du genre Velociraptor. Steven Spielberg a choisi le deinonychus pour son film en raison de son apparence plus impressionnante, mais a préféré lui attribuer le nom de vélociraptor, plus ''dramatique'' à l'oreille et qui pouvait être raccourci en ''raptor''. Cela explique pourquoi, à la fois dans le film et dans le roman, Grant et Sattler exhument un squelette de raptor au Montana, et non pas en Mongolie ou en Chine. Ironie du sort, un droméosauridé géant d'Utah a été décrit peu après le tournage du film, adéquatement nommé Utahraptor.
Toutefois, le vélociraptor du film présente d'autres différences avec son homologue réel, même en le considérant comme un deinonychus. Sa taille, comme précisé plus haut, est plus proche de celle d'Achillobator. Sa queue est souple, alors qu'elle devrait être raide comme un balancier. Il possède des pieds plus épais que ceux du vrai, sveltes comme chez les oiseaux. Ses mains sont en pronation, c'est-à-dire que les paumes sont tournées vers le bas, alors qu'elles devraient être en supination, les paumes tournées vers l'intérieur pour pouvoir saisir. Ce détail, qui se retrouve chez la plupart des théropodes de la saga, est sans doute dû au fait que les raptors devaient être capable d'ouvrir les portes, chose impossible avec des mains en supination. D'ailleurs, les vrais raptors, bien qu'intelligents par rapport aux autres dinosaures, ne l'étaient certainement pas au point d'effectuer ce genre de prouesse. La chasse en meute décrite dans le film n'est soutenue que par deux éléments fossiles : un gisement de deinonychus morts au même endroit autour d'un cadavre de Tenontosaurus (mais ils ont pu être indépendamment attirés par la carcasse) et des traces de pas d'un groupe de plusieurs vélociraptors (ce qui ne prouve pas qu'ils chassaient ensemble). En 2020, une étude a rapporté que, chez Deinonychus, les adultes et les jeunes n'avaient pas les mêmes habitudes alimentaires, et ne vivaient donc probablement pas ensemble. On considère aujourd'hui que les droméosauridés étaient entièrement recouverts de plumes, chose que les savants ignoraient à l'époque.
Malgré tout, les vélociraptors de Jurassic Park ont permis de véhiculer auprès du grand public l'idée que les dinosaures n'étaient pas tous des colosses lents et patauds, et pouvaient être de plus petite taille, rapides et à sang chaud. Le lien entre les dinosaures et les oiseaux est également abordé dans le film, chose encore rare à l'époque. Si Grant a tort en affirmant que les raptors éventraient leurs proies, il a peut-être raison sur un point : si les raptors immobilisaient leurs proies grâce à leurs griffes, cela implique qu'ils devaient commencer à les dévorer... vivantes.
Apparitions : Si le T. rex est la star du film, les raptors sont les véritables antagonistes, car ce sont eux qui donnent le plus de fil à retordre aux personnages : la scène d'introduction démontre leur imprévisibilité puisque qu'ils dévorent un ouvrier pendant leur transfert dans leur enclos. Grant en révèle plus sur leur dangerosité sur le site du Montana lorsqu'il terrorise un enfant qui se moquait de leur apparence de ''grosse dinde'', et c'est à la naissance d'un bébé vélociraptor que les protagonistes assistent dans le laboratoire du parc. La scène suivante montre une vache vivante jetée en pâture aux adultes ; si la végétation de leur enclos les cachent, la réaction des personnages et les effets sonores ne font aucun doute sur leur voracité. Muldoon, le garde-chasse, exprime alors sa méfiance des raptors à cause de leur vitesse, de leur agilité et de leur intelligence, en particulier celle d'un spécimen qu'il surnomme ''la Grande''... qui finira par le piéger et par le tuer après que la coupure de courant du parc a permis son évasion. ''La Grande'' et les deux autres raptors traquent alors les personnages dans le centre des visiteurs, de la cuisine au hall d'entrée en passant par la salle de contrôle. Un des raptors est enfermé dans la chambre froide par les enfants et les deux restants sont tués par le tyrannosaure, permettant aux protagonistes de prendre la fuite et de quitter l'île.
Anecdotes :
- Au départ, le deinonychus devait apparaître sous ce nom dans le film, comme le montre un des premiers dessins préparatoires :



 

- Spielberg voulait d'abord que les raptors aient des langues fourchues, ce qui est d'ailleurs visible dans la prévisualisation en stop-motion de la scène de la cuisine. Elles ont été retirées à la demande du paléontologue consultant, Jack Horner, qui trouvait l'idée stupide et affirmait qu'une langue fourchue était en contradiction avec le lien entre dinosaures et oiseaux que le film essayait de communiquer.
- Plusieurs fins étaient prévues avant l'inclusion du T. rex : une où les raptors étaient abattus soit par Hammond, soit par Muldoon avant qu'il ne meure de ses blessures, et une où les raptors mouraient écrasés par les squelettes du hall d'entrée.

 

Brachiosaure

Étymologie : ''lézard à bras''
Classification : Saurischien sauropodomorphe, famille des brachiosauridés
Régime alimentaire : Herbivore
Époque : Jurassique supérieur (-154 à -150 millions d'années)
Répartition géographique : Colorado, Oklahoma, Utah, Wyoming (États-Unis)
Dimensions : 20 à 22 mètres de long ; 23 à 35 tonnes


Description : Avec Brontosaurus, Diplodocus et Apatosaurus, Brachiosaurus fait partie des sauropodes (dinosaures à long cou) les plus célèbres, et son allure est instantanément reconnaissable grâce à ses pattes antérieures plus longues que les postérieures, son cou relevé en diagonale et sa queue proportionnellement assez courte. Au moment de la description de l'animal en 1903, les savants supposaient que le brachiosaure était un animal aquatique en raison de la haute position de ses ouvertures nasales. Il aurait alors passé le plus clair de son temps sous l'eau, seule la bosse de sa tête dépassant pour respirer, ce qui l'aurait aidé à supporter son poids. Cette théorie a été réfutée en raison de son anatomie plus proche de celle des animaux terrestres. De plus, la pression de l'eau l'aurait empêché de respirer correctement. Brachiosaurus devait ingurgiter d'énormes quantités de végétaux, près de 400 kilogrammes par jour. Pour éviter la concurrence avec les autres sauropodes qu'il côtoyait, il se nourrissait principalement des branches situées les plus en hauteur.
Fidélité scientifique : Même s'il est appelé ''brachiosaure'' par les personnages, le dinosaure du film est en réalité basé sur Giraffatitan, un brachiosauridé originaire de Tanzanie et connu par des restes beaucoup plus complets :

Jusqu'en 2009, il était d'ailleurs classifié comme une espèce du genre Brachiosaurus. Ainsi, la haute bosse sur son crâne ressemble plus à celle du giraffatitan, celle du brachiosaure étant certainement moins élevée. À cause des ouvertures nasales situées au sommet de la tête, on croyait que ses narines se trouvaient haut sur le crâne. En vérité, ces ouvertures devaient être recouvertes de tissus mous, et les narines se trouvaient plus en avant du museau, comme chez les autres dinosaures. Comme pour la plupart des autres herbivores des films, le brachiosaure est représenté avec de nombreuses caractéristiques de mammifères : ses pieds ressemblent à ceux des éléphants, alors que ses pattes postérieures ne devraient compter que trois griffes, et ses pattes antérieures, une seule ! Sa peau devait également être plus rugueuse, et il ne pouvait pas mastiquer latéralement comme les mammifères. Son cou n'était pas aussi redressé et souple que dans le film, et il n'aurait pas pu se dresser sur ses pattes arrière, trop petites pour supporter son poids.
En revanche, Jurassic Park est l'un des premiers films à représenter les sauropodes comme des animaux actifs à sang chaud, et grâce à ses sacs aériens et à la chambre de résonance de son crâne, il est tout à fait possible que le brachiosaure ait pu produire une variété de sons et de mugissements comme dans le film.
Apparitions : La première apparition du brachiosaure est considérée comme l'une des plus marquantes de l'histoire du cinéma grâce à son utilisation novatrice des images de synthèse pour créer un dinosaure ayant réellement l'air vivant. Les professeurs Grant et Sattler sont émerveillés de le voir se déplacer avec élégance et se dresser sur ses pattes ; l'émerveillement redouble lorsqu'ils aperçoivent d'autres brachiosaures  s'abreuver dans un lac en compagnie d'un troupeau de parasaurolophus. On les revoit lorsque Grant et les enfants grimpent dans un arbre pour y passer la nuit. Grant tente alors d'imiter leurs mugissements et parvient à attiser leur curiosité. Ils sont réveillés le lendemain par un spécimen venu se nourrir des feuilles de leur arbre. Malgré la peur initiale de Lex, Grant et Tim parviennent à la convaincre qu'il est inoffensif. Lex essaie alors de le caresser... mais le brachiosaure enrhumé lui éternue dessus.
Anecdotes :
- Phil Tippett tenait à remplacer l'apatosaure du roman soit par le brachiosaure, soit par l'ultrasaure (genre aujourd'hui considéré comme un synonyme de Supersaurus) car il jugeait leur design plus intéressant. Le brachiosaure a été choisi et l'ultrasaure est à la place apparu dans l'attraction d'Universal Studios basée sur le film.
- La scène où le brachiosaure se dresse sur ses pattes arrière aurait pu être correcte si l'apatosaure du roman avait été retenu : son centre d'inertie se situait près du bassin, ses vertèbres caudales lui auraient permis d'utiliser sa queue comme support et se redresser aurait doublé sa hauteur, lui permettant d'atteindre des branches plus hautes.
- Dans le film, Tim prend initialement les brachiosaures pour des brontosaures. C'est un clin d'œil au fait que le scénariste, David Koepp, les confondait également.
 


 

Parasaurolophus

Étymologie : ''proche du saurolophus/lézard à crête''
Classification : Ornithischien ornithopode, famille des hadrosauridés
Régime alimentaire : Herbivore
Époque : Crétacé supérieur (-76 à -73 millions d'années)
Répartition géographique : Alberta (Canada), Nouveau-Mexique, Utah (États-Unis)
Dimensions : 9 à 10 mètres de long ; 2,5 à 5 tonnes (réalité) / 7 mètres de long (film)
Description : Si son nom difficile à prononcer est peu connu du grand public, Parasaurolophus fait partie de ces dinosaures dont le physique est familier même des non-initiés. La principale explication de ce succès est la crête tubulaire de près d'1,80 mètre sur sa tête, dont l'utilité a suscité plusieurs hypothèses plus ou moins farfelues depuis sa description en 1923, certains prétendant qu'il s'agissait d'un tuba pour respirer sous l'eau, d'un moyen de réguler sa température, ou même qu'elle lui servait à cracher du feu ! Aujourd'hui, les savants penchent pour deux fonctions : la reconnaissance entre individus, sexes ou espèces, et la production de sons à basse fréquence lui permettant de communiquer sur de longues distances, pour se courtiser ou signaler la présence d'un prédateur. L'étude du crâne a également permis de constater que l'animal disposait d'une excellente vue et était sans doute diurne. Comme les autres hadrosauridés, il était à la fois bipède et quadrupède, se déplaçant la plupart du temps à quatre pattes mais pouvant se dresser sur deux pour courir.
Fidélité scientifique : Les parasaurolophus sont vus de trop loin pour juger de leur fidélité scientifique (chose qui changera dans les suites), mais d'après l'art conceptuel, l'animal est plus court que dans la réalité, sa crête est plus incurvée, ses bras sont trop petits et il possède des joues charnues comme un mammifère.


Comme évoqué par Grant, ''ils se déplacent en troupeaux'', ce qui devait être le cas dans la réalité, et marchent correctement sur deux et quatre pattes. Il est intéressant de constater que les parasaurolophus accompagnent les brachiosaures ; si les deux espèces n'ont jamais vécu ensemble, elles reflètent une symbiose hypothétique entre deux espèces différentes, l'une robuste mais disposant d'une faible vue et l'autre plus vulnérable mais aux sens plus affûtés, pour se protéger des prédateurs mutuellement. Les uns repèrent le danger et alertent les autres, qui se défendent physiquement. Ce comportement est représenté dans le roman Le Monde Perdu (si ce n'est que les apatosaures remplacent les brachiosaures) et devait compter des équivalents dans la réalité, par exemple entre Stegosaurus et Camptosaurus – des traces de pas des deux herbivores ont été retrouvées côte à côte.
Apparitions : C'est le dinosaure le plus furtif du film : on ne le voit qu'à l'arrivée de Grant et Sattler sur Isla Nublar, en train de se désaltérer aux côtés des brachiosaures en arrière-plan. Grant se rend alors compte qu'ils se déplaçaient bien en troupeaux.


Anecdotes :
- Le parasaurolophus est l'un des quatre dinosaures à apparaître dans les six films de la saga avec le tyrannosaure, le vélociraptor et le tricératops.
- Dans le premier screenplay de Michael Crichton, le maiasaura et l'hadrosaure apparaissaient comme dans le roman, avant que le parasaurolophus ne les remplacent.
- Absent du premier roman, le parasaurolophus est finalement intégré dans le second.


 

Tricératops

Étymologie : ''visage à trois cornes''
Classification : Ornithischien marginocéphale, famille des cératopsidés
Régime alimentaire : Herbivore
Époque : Crétacé supérieur (-68 à -66 millions d'années)
Répartition géographique : Colorado, Montana, Dakota du Sud, Wyoming (États-Unis), Alberta, Saskatchewan (Canada)
Dimensions : 7 à 9 mètres de long ; 5 à 10 tonnes
Description : Triceratops figure sur le podium des dinosaures les plus renommés, l'archétype même du cératopsien : une tête surmontée d'une collerette osseuse, un bec crochu et trois cornes de kératine (la même matière que nos cheveux et ongles), une petite sur le nez et deux longues au-dessus des yeux.

C'est la découverte de ces deux cornes en 1887 qui ont poussé le paléontologue Othniel Marsh à croire qu'elles provenaient d'un bison géant. Le crâne du tricératops était énorme : jusqu'à 2,80 mètres de long et près de 600 kilogrammes, car à la différence d'autres cératopsidés, sa collerette n'était pas allégée par des ouvertures. Il a été parfois suggéré que cet arsenal crânien jouait un rôle dissuasif, trop fragile pour le défendre, mais la présence de fibroblastes (cellules réparatrices) et de marques de cicatrisation sur la collerette semble indiquer qu'il utilisait bien cornes et collerette lors de combats entre membres de même espèce ou contre Tyrannosaurus rex, seul prédateur osant s'attaquer à lui. En 2009, il a été proposé que Torosaurus était la forme adulte de Triceratops, théorie depuis délaissée en raison de la découverte de spécimens de torosaures juvéniles.
Fidélité scientifique : Les différences anatomiques entre le tricératops du film et l'animal réel sont plus subtiles et difficiles à repérer que les plumes des raptors ou que la collerette du dilophosaure. Ses proportions sont, d'une manière générale, plus volumineuses et pachydermiques, notamment au niveau du cou, du ventre, des pattes ainsi que de la queue, beaucoup trop longue. Comme pour les autres herbivores, ses pieds ressemblent à ceux d'un rhinocéros ou d'un éléphant, alors que ses orteils devraient être plus longs avec des griffes plus prononcées sur trois de ses cinq orteils. Sa peau était faite d'écailles hexagonales plutôt qu'ovales et comptait peut-être des protoplumes pareilles à de fins piquants, même si les preuves directes manquent. La texture de la peau de Triceratops était d'ailleurs à l'époque inconnue. Autre détail : ses déjections sont bien trop grosses, étant aussi hautes qu'un humain !
Passons au crâne : le bec et les cornes correspondent à ce qui est observé sur les fossiles, mais la fossilisation a certainement émoussé la kératine sur les extrémités, qui sur l'animal vivant devaient être plus pointues. L'os épijugal, c'est-à-dire la saillie osseuse sur la joue, est trop courte et supporte deux petites cornes au lieu d'une seule. Quant à la collerette, elle est plus grande et ovale que dans la réalité, et les os époccipitaux (ces petites épines qui ornent la collerette) sont trop pointus.
Le tricératops est néanmoins, avec le dilophosaure, le seul dinosaure du film entièrement animatronique et, encore aujourd'hui, reste crédible en tant que créature vivante. Certaines de ses écailles sont correctement plus protubérantes que d'autres.
Apparitions : Le tricératops est le premier dinosaure que les personnages voient de près pendant la visite en Ford Explorer, le dilophosaure et le t. rex ayant refusé de se montrer. Harding, le vétérinaire, leur explique que le spécimen été anesthésié car il est malade.

Tandis que Grant se couche sur le flanc du tricératops pour l'entendre respirer, Sattler se met à chercher la cause de sa maladie, examinant d'abord sa langue puis fouillant dans ses déjections, à la surprise de Malcolm. L'explication n'est pas donnée dans le montage final, mais en lisant le scénario ou la bande dessinée basée sur le film, on apprend que l'animal a ingurgité par accident des baies toxiques d'arbre à chapelet alors qu'il avalait des gastrolithes, des pierres qui broient la nourriture dans l'estomac des animaux incapables de mâcher. Le vrai tricératops ne devait pas avoir besoin de gastrolithes, plus communs chez les sauropodes.
Anecdotes :
- Dans le premier roman, c'est un stégosaure malade que les protagonistes rencontrent et non un tricératops, inclus par Spielberg car il s'agissait de son dinosaure favori. À l'inverse, dans le second roman, les personnages croisent un troupeau de tricératops en arrivant sur l'île, remplacés dans le second film par un troupeau de stégosaures.
- Le tricératops de la franchise est souvent représenté brun en raison de sa couleur dans le premier film, mais d'après l'art conceptuel, il est en fait gris et vert, et c'est la poussière qui le recouvre qui le rend brun.
- Une scène prévoyait de montrer Lex chevauchant un bébé tricératops, coupée pour des raisons de rythme. L'animatronique sera brièvement réutilisé dans le second film.


 

Tyrannosaure ou "T-Rex"

Étymologie : ''lézard tyran roi''
Classification : Saurischien théropode, famille des tyrannosauridés
Régime alimentaire : Carnivore
Époque : Crétacé supérieur (-68 à -66 millions d'années)
Répartition géographique : Montana, Wyoming, Utah, Texas, Colorado (États-Unis), Alberta, Saskatchewan (Canada)
Dimensions : 12 à 13 mètres de long ; 7 à 9 tonnes
Description : S'il ne fallait retenir qu'un seul dinosaure, ce serait celui-ci. Depuis sa description en 1905, Tyrannosaurus rex a défié l'imagination des foules et atteint une popularité qu'aucun autre dinosaure n'est jamais parvenu à égaler. Il est le seul dont le nom scientifique complet est connu du grand public, fréquemment abrégé en T. rex, et est considéré dans l'imaginaire collectif comme le roi des dinosaures.

Il s'agissait de l'un des plus grands carnivores ayant jamais existé, et même si la découverte d'autres prédateurs géants comme Giganotosaurus ou Carcharodontosaurus lui ont depuis disputé la première place, les récentes estimations tendent à montrer qu'il gardait un léger avantage sur eux (seul Spinosaurus le surpassait en taille en raison de son anatomie insolite). Grâce à plusieurs squelettes, dont certains presque complets comme les spécimens ''Sue'' et ''Scotty'', T. rex est le sujet de nombreuses études qui en révèlent beaucoup sur lui : entre autres, il connaissait une poussée de croissance très rapide à la moitié de sa vie et vivait rarement au-delà de trente ans, ses petits bras ont évolué pour éviter de gêner ses mâchoires et auraient pu lui servir à stimuler ses partenaires pendant l'accouplement, et sa morsure était la plus puissante de tous les animaux terrestres, capable de broyer les os avec une force de près de 6 tonnes. Cette prouesse s'explique par des dents atteignant parfois 30 centimètres de long qui, contrairement à celles d'autres théropodes comme Allosaurus, n'étaient pas plates et acérées mais épaisses et contondantes, faites pour écraser et non pour déchirer. Additionnellement, une étude de mars 2022 suggère qu'il existait trois espèces de Tyrannosaurus au lieu d'une, T. rex, T. regina et T. imperator. En juillet 2022, il a été conclu que les éléments confortant cette hypothèse étaient insuffisants.
Fidélité scientifique : Le tyrannosaure de Jurassic Park était en 1993 l'une des représentations les plus correctes apparues sur les écrans, montrant un prédateur dynamique en posture horizontale et non plus verticale, chassant ses proies à l'affût. Les deux plus grosses différences entre le t. rex du film et celui de la réalité sont d'ailleurs d'ordre scénaristique : premièrement, le t. rex est bien trop rapide dans le film, capable de suivre une Jeep. Les estimations modernes penchent pour une vitesse de course comprise entre 20 et 30 km/h. Deuxièmement, le t. rex de Jurassic Park ne voit pas ce qui ne bouge pas... un trait plutôt pénalisant pour un prédateur ! En réalité, sa vision était binoculaire grâce à ses yeux situés sur le devant du crâne et non sur les côtés ; il voyait donc en trois dimensions et pouvait discerner les objets clairement à plusieurs kilomètres ! De plus, grâce à son odorat particulièrement développé, il aurait dû détecter la présence de Grant et de Lex lors de l'attaque des Ford Explorer. Sans doute fallait-il doter le tyrannosaure d'un point faible pour donner aux personnages une chance de lui échapper. Autre détail : les rugissements assourdissants qu'il pousse dans le film sont, malheureusement pour les cinéphiles, de la fiction. Rugir étant un son mammalien, les reptiles et les oiseaux se contentent de siffler ou de gronder à basse fréquence, ce qui devait également être le cas des dinosaures. Il n'empêche que les sons graves qu'il produisait devaient pouvoir être perçus de loin, ressentis plutôt qu'entendus.
Récemment, deux autres points de débat ont fait leur apparition : la présence de plumes et de lèvres sur les théropodes, dont le t. rex. En raison des manques de preuves précises, les savants se basent sur les parents proches : les tyrannosauroïdés, ancêtres des tyrannosauridés, possédaient pour la plupart des plumes, même les plus gros comme Yutyrannus, ce qui sous-entendrait que son cousin tardif en possédait également. Pourtant, des empreintes de peau fossilisées démontrent la présence de petites écailles un peu partout sur son corps. Des plumes éparses restent plausibles, mais les preuves tendent vers une absence de plumes. Les petits devaient en revanche être recouverts à la naissance d'un duvet qu'ils perdaient en grandissant. Quant aux lèvres, elles ont été récemment théorisées en raison de la présence de traces d'émail sur les dents de théropodes ; des lèvres couvertes d'écailles plates et de kératine par-dessus les dents permettraient de protéger cet émail.
D'autres différences physiques sont typiques des dinosaures des films : sous-estimation de la masse corporelle et des tissus mous sur l'ensemble du corps, mains en pronation et bras et pieds proportionnellement trop grands, absence de kératine sur l'os jugal et l'arcade sourcillière – légèrement surdéveloppée – et crâne plus court et moins étroit que dans la réalité. Tous ces détails sont dûs à l'évolution des connaissances, car il y avait peu de choses à redire sur le design de l'animal en 1993.
Apparitions : Figurant sur le logo du film, le tyrannosaure occupe évidemment une place centrale. D'abord mentionné fièrement par Hammond, il était censé être vu par les personnages lors du circuit du parc, mais n'est pas sorti au grand jour malgré la chèvre vivante utilisée pour l'appâter. Il apparaît pour la première fois lors de la scène centrale du film : l'attaque des Ford Explorer.

Lors de la coupure de courant causée par Dennis Nedry, l'arrivée du tyrannosaure se fait ressentir grâce aux vibrations de l'eau d'un verre, causées par ses pas. Il avale la chèvre tout rond, puis s'échappe de son enclos juste devant les Ford Explorer immobilisées par la panne. Impuissants, Grant et Malcolm regardent le prédateur renverser et mettre en pièces le véhicule où se trouvent les enfants, avant de se servir de fusées de détresse pour détourner son attention. Malcolm est blessé, Gennaro est dévoré et Grant parvient à sortir Lex de la voiture, mais le t. rex les contraint à descendre dans l'enclos voisin et y pousse le véhicule dans lequel Tim est resté coincé. Le t. rex attaque plus tard Sattler et Muldoon, venus secourir Malcolm, et les poursuit en Jeep sur une longue distance avant de battre en retraite. Perdus dans la jungle, Grant et les enfants redoutent en permanence sa présence invisible, seulement signalée par ses rugissements, et croisent à nouveau sa route alors qu'il chasse les gallimimus dans les plaines. Enfin, il est le deus ex machina du film, tuant par surprise les deux derniers raptors et permettant la fuite des survivants jusqu'à l'hélicoptère de sauvetage.
Anecdotes :
- Un célèbre ''faux raccord'' du film montre l'enclos du tyrannosaure se changer en fossé pour laisser les personnages y descendre. En réalité, il était au départ prévu que le t. rex traîne la voiture jusque devant l'enclos d'à côté, comme montré dans la prévisualisation en stop-motion.
- Lorsque le tyrannosaure brise le toit vitré de la Ford Explorer, les cris des enfants sont authentiques : la vitre n'était pas censée céder sous le poids de l'animatronique !
- Dans le film, Grant sait dès le début que l'acuité visuelle du t. rex est basée sur le mouvement, alors qu'il n'a aucun moyen de le savoir. Dans le roman, il ne s'en rend compte que lors de l'attaque des véhicules : tétanisé par la peur, il remarque que le t. rex l'ignore, et en déduit donc qu'il ne voit que ce qu'il bouge. Dans le second roman, Richard Levine réfute cette théorie ainsi qu'une autre avancée par Grant, comme quoi la pluie aurait perturbé la vision du tyrannosaure. Selon Levine, la seule explication au fait que le carnivore n'ait pas attaqué est qu'il devait être rassasié.

 

Dilophosaure

Étymologie : ''lézard à double crête''
Classification : Saurischien théropode, famille des dilophosauridés
Régime alimentaire : Carnivore, piscivore ?
Époque : Jurassique inférieur (-193 millions d'années)
Répartition géographique : Arizona (États-Unis)
Dimensions : 6 à 7 mètres de long ; 200 à 400 kilogrammes (réalité) / 2 mètres de long (film)
Description : Au début du Jurassique, à une époque où le règne des dinosaures n'en était qu'à ses prémices, Dilophosaurus était le plus grand carnivore d'Amérique du Nord. Le film Jurassic Park a, comme pour le vélociraptor, servi de tremplin au dilophosaure pour sa renommée auprès du grand public, même si peu de ses caractéristiques réelles sont mises en avant dans le film. Les deux crêtes osseuses en demi-cercle qui surmontaient son crâne, certainement plus grandes que ne le suggèrent les fossiles car recouvertes de kératine, devaient servir à séduire les partenaires, à se reconnaître entre individus ou possiblement à réguler la température corporelle. Il est également possible que le dilophosaure ait pu gonfler ses crêtes, comme le suggère la présence d'une série de cavités qu'il aurait pu remplir grâce à ses sacs aériens, ce qui aurait aussi pu lui servir à produire des sons. Ses mâchoires, étroites mais plus puissantes qu'on ne le pensait, comportaient un creux derrière les narines comme chez les spinosauridés, ce qui pourrait indiquer qu'il se nourrissait au moins partiellement de poissons.


Fidélité scientifique : La représentation que donne Jurassic Park du dilophosaure a été reprise de nombreuses fois dans la culture populaire (bandes dessinées, jeux vidéos, etc.), mais l'animal du film ne ressemble que vaguement à son modèle. Les deux attributs les plus évidents, et les plus repris ailleurs, sont la collerette qu'il déploie autour de son cou et le venin qu'il crache sur ses victimes. La collerette, uniquement présente dans le film et non dans le roman, est inspirée de celle du lézard à collerette d'Australie actuel, qui dispose néanmoins de supports osseux dont on aurait sûrement retrouvé des traces fossilisées chez Dilophosaurus. Concernant le venin, rien ne prouve ni ne contredit sa présence ; il s'agit d'une liberté artistique prise par Michael Crichton pour montrer au public que certains éléments ne peuvent être prédits par les fossiles. De plus, à l'époque de Crichton, on considérait que le dilophosaure avait des mâchoires trop faibles pour chasser et se contentait de charognes ; Crichton a donc proposé à la place qu'il était venimeux. On pense désormais que ses mâchoires étaient actionnées par des muscles puissants et qu'il s'agissait donc bien d'un grand prédateur, ce que des marques de dents retrouvées sur les os du prosauropode Sarahsaurus paraissent confirmer.
L'animal du film diffère cependant du vrai sur d'autres points. Tout d'abord, la taille : plus grand prédateur de son époque, le dilophosaure est montré comme plus petit qu'un humain car Spielberg voulait éviter que le public ne le confonde avec un raptor. Il fallait également qu'il puisse se faufiler dans une Jeep, afin que la mort extrêmement sanglante de Nedry décrite dans le roman puisse être suggérée plutôt que montrée. Si la version filmique possède des mains en pronation, il lui manque en plus un quatrième doigt sur chaque main, présent chez les théropodes primitifs. Elle possède également un crâne plus large, des narines plus proches du bout du museau, des mâchoires dépourvues de creux, un corps plus svelte et des proportions plus courtes. Il se peut que Dilophosaurus ait porté des protoplumes, même s'il n'y a pas de preuves directes.
Un bon point de l'animal du film est qu'il possède des lèvres recouvrant partiellement ses dents. Les hululements et vocalisations d'oiseau sont également plausibles.
Apparitions : Premier dinosaure du circuit du parc, le dilophosaure reste caché lorsque les personnages passent devant son enclos, même si la voix enregistrée de la visite mentionne déjà son venin. Il n'apparaît que dans une scène, qui figure parmi les plus mémorables du film : après avoir coupé le courant pour voler des embryons, Nedry passe par l'enclos des dilophosaures pour joindre son contact plus rapidement, mais coince les roues de sa voiture derrière un tronc allongé. En tentant de la déloger, il tombe nez à nez avec le maître des lieux, qui se montre d'abord curieux à son égard, puis déploie sa collerette sans crier gare et aveugle Nedry en crachant du venin.

En se réfugiant dans la voiture, Nedry se cogne et perd la bombe de mousse à raser où il a dissimulé les embryons, laissant le temps au dilophosaure de se glisser dans le véhicule et d'achever le cupide informaticien.
Anecdotes :
- Les effets sonores du dilophosaure ont été créés à l'aide de cris de cygnes, de faucons, d'aigrettes et de singes hurleurs.
- Il a été spéculé que le spécimen vu dans le film est un jeune, idée soutenue par la réplique de Nedry ''Je t'avais pris pour un de tes grands frères'' et par la présence d'un adulte représenté sur un écran de la caravane dans Le Monde Perdu : Jurassic Park.
- Un dessin conceptuel montre Lex et Tim se protégeant d'un raptor avec un parapluie en forme de dilophosaure qui lance de l'eau. L'idée sera reprise dans Jurassic World lorsque Gray distrait un raptor avec un hologramme de dilophosaure.

 

Gallimimus

Étymologie : ''imitateur de poulet''
Classification : Saurischien théropode, famille des ornithomimidés
Régime alimentaire : Omnivore ? (réalité) / Herbivore (film)
Époque : Crétacé supérieur (-70 millions d'années)
Répartition géographique : Désert de Gobi (Mongolie)
Dimensions : 6 à 8 mètres de long ; 160 à 440 kilogrammes
Description : Découvert en 1972, Gallimimus était méconnu avant son inclusion dans Jurassic Park. L'animation en images de synthèse d'un troupeau en pleine course a d'ailleurs marqué un tournant dans l'histoire des effets spéciaux. Plus grand membre de la famille des ornithomimidés, le gallimimus était loin d'être aussi petit que le gallinacé qui lui a donné son nom. Ses os étaient creux, ce qui allégeait le squelette et, couplé à la longueur de ses tibias et à ses sacs aériens, faisait de lui un animal taillé pour la course. On estime sa vitesse de pointe à près de 56 km/h, un atout non négligeable pour fuir les grands prédateurs comme Tarbosaurus, qu'il repérait de loin grâce à la mobilité de son long cou et à ses yeux situés sur les côtés de son crâne, lui permettant de regarder dans toutes les directions. Son régime précis reste un mystère, mais il devait se composer de végétaux, de petits animaux et d'œufs. Les fines lamelles de son bec auraient également pu lui servir à filtrer l'eau comme les canards. Grâce aux fossiles de ses proches parents, on sait qu'il devait posséder des plumes.


Fidélité scientifique : La scène de la débandade des gallimimus a immortalisé son image d'autruche déplumée qui fuit tout ce qui bouge. Les connaissances ont depuis évolué : les pieds du gallimimus du film sont, comme ceux des raptors, plus épais que dans la réalité. Ses mains sont en pronation, sa queue est plus courte et il lui manque un bec en kératine bien défini. Aujourd'hui, on le représenterait avec des plumes d'une forme comparable à celle des émeus, y compris sur la queue, et avec des bras qui évoluaient en ailes avec l'âge (l'animal n'était bien sûr pas capable de voler). Les pattes arrière, elles, devaient en être dépourvues. On note aussi sur le dinosaure du film la présence d'une bosse sur le dos, absente dans la réalité.
Gallimimus est souvent représenté comme un herbivore sans défense qui passe son temps à prendre la fuite, mais outre son régime possiblement omnivore, il n'est pas exclu qu'il ait pu se défendre contre les prédateurs de taille moyenne à coups de patte et de bec, comme les oiseaux coureurs modernes.
Pour le reste, les gallimimus sont correctement représentés comme des animaux rapides et agiles, se déplaçant en troupeaux et changeant de direction collectivement. Le comportement grégaire des ornithomimidés semble confirmé par des fossiles du genre Sinornithomimus retrouvés ensemble, peut-être morts enlisés dans la boue.
Apparitions : C'est la septième et dernière espèce de dinosaure visible dans le film. Alors que Grant et les enfants traversent les plaines de Nublar pour rejoindre le centre des visiteurs, ils croisent la route d'un ''vol'' de gallimimus (''flock'' en anglais, comme pour désigner un groupe d'oiseaux). Tim se souvient avec peine de leur nom, Lex s'inquiète de savoir s'il s'agit de mangeurs de viande et Grant compare leurs mouvements à ceux d'oiseaux fuyant un prédateur. Tim fait très justement remarquer que le ''vol d'oiseaux'' se dirige droit sur eux, et le petit groupe est vite dépassé par les gallimimus paniqués. Réfugiés derrière un tronc, ils assistent à la mise à mort de l'un d'eux, attrapé par le tyrannosaure embusqué. Grant prévient Lex qu'elle ne verra plus les oiseaux de la même façon.


Anecdotes :
- La scène des gallimimus fuyant le t. rex était censée tester le rendu des images de synthèse, technologie encore nouvelle en 1993. Le résultat s'est avéré si convaincant que les images de synthèse ont été choisies pour représenter la majorité des dinosaures à l'écran, au départ censés être animés en stop-motion.
- Même si Gallimimus et Tyrannosaurus rex n'étaient pas contemporains dans la réalité, une scène comme celle du film reste plausible car d'autres tyrannosauridés comme Tarbosaurus et Zhuchengtyrannus vivaient en Asie il y a 70 millions d'années, et d'autres ornithomimidés comme Ornithomimus ou Struthiomimus vivaient en Amérique du Nord il y a 66 millions d'années.
- Gallimimus n'apparaît pas dans les romans, mais un document mentionne son existence sur Isla Sorna dans Le Monde Perdu.


 

Source : Prehistoric-Wildlife, Wikipedia (anglais)

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Votre avis sur cette page


Posté par monika - 14 Novembre 2015

vous ne parlez pas du Dakausorius

Posté par Cachalot93 - 4 Mai 2020

On ne les voit pas physiquement dans le film mais on sait qu'il y a aussi Stégosaurus, Procératosaurus et Métriacanthosaurus puisque ces noms sont visibles dans la chambre froide lorsque Nedry vole les embryons.

Après, on sait qu'il y a 15 espèces dans le parc à ce moment-là donc il en reste cinq pour lesquelles on ne sait pas ce que c'est (il y a bien la brochure et JP The Game mais vu que leur canonicité est difficile à établir...).

Posté par Cachalot93 - 4 Mai 2020

Oups, j'avais pas vu que c'était dans l'intro de l'article, désolé ^^ !

Posté par Lune - 19 Avril 2021

C trop bien g appelé plain de truc



Le saviez-vous ?

Dans JP, la fresque peinte sur le mur qui sépare le Cretaceous Café de la cuisine est une version dinosaurienne du célèbre tableau de Pablo Picasso, Guernica qui représente le bombardement de la ville du même nom en 1937.