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Jurassic-Park.fr | Le Forum

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#21 11-12-2021 14:55:58

Jean-Pierre
Moustique
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Jar-Jar Binks, bon sang big_smile big_smile big_smile
Oui c'est vrai, à 50/50 mixé avec une vache ou une bufflone !

jar jar binksApatosaurus Legacy EffectsBuffle

InGen'Hunter a écrit :

Je suis bien d'accord avec toi sur le design du Mamenchisaure, il est beaucoup plus beau et réussi que le Jar-Jar Binks de JW, bien dommage qu'il n'ait pas été utilisé.

InGen'Hunter Au contraire je dirais, c'est un mal pour un bien... c'est "mieux" qu'ils n'aient pas pu utilisé le matériau des Jurassic Park, ça dit de cette première saga qu'elle est bien plus canonique, c'est ce que des paléontologues comme Ronan allain ou Darren Naish prétendent d'ailleurs : tous les dinos étant dégénérés en passant à JW, la question de leur réalisme n'a plus d'intérêt même d'être posée. L'illustration scientifique a eu son apogée dans les années 80 (Les artistes se spécialisaient dans tel ou tel domaine et se donnaient corps et âme à leur art qu'ils voyaient comme une discipline exigeante) et le premier film a profité de cette culture visuelle, tout en ayant réussi le tour de force d'aller dans le plus vrai-que-vrai (exception du plumage, qu'on voit encore comme ringard). JW n'a pas cette béquille ni ce soucis de jusqu'auboutisme, et ça s'en ressent lourdement, les sculpteurs de l'Apatosaure par exemple sont à peine capable de faire ressembler leur bête à un dinosaure...

C'est ce qu'il y a de magique je trouve à représenter des animaux comme ceux-là dans un film de science-fiction, car le fait que leur représentation soit difficile est liée au fait qu'ils soient réels. Ce qui fait de JP un film d'anticipation et non "à monstres". James Cameron l'avait compris et confessé : s'il avait hérité du projet, il aurait fait selon ses dires de JP un film d'horreur, dans la veine d'Alien ou de Terminator (que je trouve tout aussi géniaux dans leurs registres), en détournant l'esprit du roman de Crichton, qui dit en essence que le passé lointain est une chose sérieuse pour l'enfant qui ne s'est pas encore laissé happer par la prétention, le pouvoir et l'avidité, qui ne peut être dénaturée. La promotion assumée du film évoquait "une éventualité scientifique", avec des créatures représentées non comme des slasheurs mais comme des êtres vivants, voire des forces de la Nature qui reprend ses droits (la fable écologique n'y est qu'un prétexte, la Nature représente plus un symbole, la force vive de l'enfance face au monde adulte corrompu). Si Spielberg n'y avait pas posé sa touche régressive façon "syndrome de Peter Pan", le film aurait pris une voie totalement différente... à cet égard, j'ai tendance à le voir comme un "Hooker" réussi, même si c'est vague dans ma tête car je n'ai pas vu Hooker depuis longtemps. Il y a quelque chose dans le ton, la lumière, les rapports entre personnages (il y a aussi une histoire d'avocat d'ailleurs). AI va dans ce terrain aussi, en puisant dans Pinocchio, mais avec moins de pouvoir évocateur, d'évidence, de brio... Le roman de Crichton était une pépite d'or à saisir, une sorte de St-Exupéry mise au goût de l'ère technologique.
D'ailleurs, pendant longtemps, quelque chose me dérangeait avec la BO de John Williams... Je lui trouvais quelque chose de trop forcé, ostentatoire ou emphatique, presque comme une fanfare, et j'ai réalisé plus tard que cette musique donnait justement la grille de lecture au message du film, en rappelant la fibre artistique de Spielberg, qui n'a jamais caché vouloir parler à notre part d'enfance par son cinéma (raison exacte pour laquelle les oscars l'ont boudé ?).

Jurassic WorldJurassic World

Laaris Oui les dessins de Gurche sont assez fantastiques... on sent que le projet l'a enthousiasmé... C'est vrai que le côté feutré et fantasmagorique, les arbres tortueux et les ombres projetés en noir et blanc peuvent rappeler les décors de théâtre des films expresionnistes, type Nosferatu... Je ne sais plus où j'ai lu ça mais ces crayonnés ont bien servi de support à l'identité de Fallen Kingdom. Je me demande par contre de quel texte ou idée sont nés ces dessins (puisqu'ils ont l'air d'être séquentiels), peut-être d'un script délaissé ?
En dehors du fait que FK soit dans la forme "foireux ou raté" (pas abouti c'est sûr) comme dit InGen'Hunter, y a aussi le fait que dès qu'on fait de dinos des monstruosités, il y a irrémédiablement une perte de poésie, un retour au divertissement bateau (on aurait pu continuer à jouer le jeu du réalisme, mais ça aurait coûté en excellence et en réflexion). Avec JW2 on récupère l'idée abandonnée du coup, avec l'angle d'attaque prévu et désavoué par Cameron : la préhistoire n'est plus pour le coup un refuge imaginaire, avec un regard tendre porté sur le monde sauvage, mais ça redevient un prétexte d'angoisse et d'épouvante pure et classique, qui reprend presqu'ouvertement le filon rodé qu'est la trame d'Alien... On y retrouve même une "Newt" esseulée, protégée par un couple d'héros qui vont l'extirper de son monde, et les décideurs tendancieux en fond, les manigences militaires. L'indoraptor est lui-même une revisite du démon de Frankeinstein, comme le dit Bayona : la tératologie a donc pris le relais dans la saga JW. Avec ça l'idée de concevoir de nouvelles espèces alors qu'il en existe près d'un millier recensé actuellement. L'Indoraptor aurait pu être un Megaraptor - qui a le mérite d'avoir existé - mais il s'agit d'aller à fond dans le scénario de la psychopathie sadique qu'implique ces mutations. Peut-être un clin d'oeil à la fabrication des "abeilles tueuses" ? Le fantastique qui ne s'impose aucun référentiel fonctionne beaucoup plus avec Alien ou Terminator, puisque l'un et l'autre sont des supports parfaits pour parler de ce qu'on ne connaît pas : L'exobiologie et le transhumanisme. ça va de pair avec un retour sur le continent, l'île étant l'image de ce qui est pur et ne peut être perturbé, une solution religieuse à l'équation des "mondes perdus" : dieu ne peut avoir tué (perdu) ce qu'il a créé parfaitement, les espèces disparues sont en réalité forcément cachées quelque part, "à l'écart", pour être épargnées du déluge. Les critères son inversés dans JW, la Nature n'est pas l'ordre tout puissant mais la marchandise, un objet travesti ou "violé" comme dit Malcom. Maisie Lockwood est un OGM, un produit de l'artificialité de cerveaux malade, et la suite logique de cette narration, c'est que les dinosaures deviennent à leur tour des victimes ou des proies (le 3ème opus, qui ouvre sur du survivalisme j'ai l'impression), comme lorsque King kong est transposé de sa jungle à celle de New-York.

Indoraptor
MegaraptorMegaraptor manus

Dernière modification par Jean-Pierre (11-12-2021 17:18:26)

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#22 11-12-2021 23:33:35

Laaris
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Pour le côté "JP parle à l'enfant qui est en nous" tu as synthétisé en quelques lignes ce que j'ai mis des mois à formuler maladroitement dans ma dernière vidéo.  neutral smile
Très intéressant l'idée que la sortie des îles correspond à un abandon du "sacré". Là encore c'est quelque chose qu'on a toujours ressenti mais que je n'aurais pas su formuler aussi justement.

Gurch s'inspire de ce qui l'entoure et de son vécu perso, il n'a pas dessiné en s'appuyant sur un script.
Les dessins qui semblent avoir pour cadre un musée lui ont été inspirés par son travail au Smithsonian, quand il partait tard le soir et que toutes les lumières étaient éteintes.
Pour ceux dans la bibliothèque il raconte qu'il a toujours trouvé les rayonnages de bibliothèques un peu inquiétants parce qu'on ne sait pas qui est de l'autre côté de l'étagère, dans l'allée parallèle, à quelques centimètres. On entend des bruits, on aperçoit des "morceaux" entre les livres mais on n'est jamais certain de qui est là. Le dessin avec le raptor qui jaillit de l'étagère est devenu, dans le film, le plan où un raptor passe la tête à travers le meuble de cuisine (au moment où Tim retient les louches suspendues).


You either die as a fan or wait for enough sequels to see yourself become the hater.

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#23 12-12-2021 07:20:10

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Jean-Pierre a écrit :

Jar-Jar Binks, bon sang big_smile big_smile big_smile
Oui c'est vrai, à 50/50 mixé avec une vache ou une bufflone !

Et moi qui continue de penser que je préfère largement l'armée des gungans à la supériorité des ewoks sur l'empire !
Mais c'est de la digression...


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Michael Crichton

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#24 12-12-2021 11:26:43

InGen'Hunter
Gallimimus
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Jean Pierre a écrit :

Au contraire je dirais, c'est un mal pour un bien... c'est "mieux" qu'ils n'aient pas pu utilisé le matériau des Jurassic Park, ça dit de cette première saga qu'elle est bien plus canonique, c'est ce que des paléontologues comme Ronan allain ou Darren Naish prétendent d'ailleurs : tous les dinos étant dégénérés en passant à JW, la question de leur réalisme n'a plus d'intérêt même d'être posée. L'illustration scientifique a eu son apogée dans les années 80 (Les artistes se spécialisaient dans tel ou tel domaine et se donnaient corps et âme à leur art qu'ils voyaient comme une discipline exigeante) et le premier film a profité de cette culture visuelle, tout en ayant réussi le tour de force d'aller dans le plus vrai-que-vrai (exception du plumage, qu'on voit encore comme ringard). JW n'a pas cette béquille ni ce soucis de jusqu'auboutisme, et ça s'en ressent lourdement, les sculpteurs de l'Apatosaure par exemple sont à peine capable de faire ressembler leur bête à un dinosaure...

Je voulais dire que c'était dommage qu'ils ne l'aient utilisé dans TLW. Pour moi, il n'y a que dans les deux premiers films que le "design" des animaux est pensé et travaillé, et que leur charte graphique se suivent. Tout ce qui est venu après, n'a été que rattage et sur enchères.

Comme tu l'as si bien dit, depuis JW, ce ne sont plus des animaux, mais des monstres kaijus, dont on se fout du réalisme.

Jean Pierre a écrit :

C'est ce qu'il y a de magique je trouve à représenter des animaux comme ceux-là dans un film de science-fiction, car le fait que leur représentation soit difficile est liée au fait qu'ils soient réels. Ce qui fait de JP un film d'anticipation et non "à monstres". James Cameron l'avait compris et confessé : s'il avait hérité du projet, il aurait fait selon ses dires de JP un film d'horreur, dans la veine d'Alien ou de Terminator (que je trouve tout aussi géniaux dans leurs registres), en détournant l'esprit du roman de Crichton, qui dit en essence que le passé lointain est une chose sérieuse pour l'enfant qui ne s'est pas encore laissé happer par la prétention, le pouvoir et l'avidité, qui ne peut être dénaturée. La promotion assumée du film évoquait "une éventualité scientifique", avec des créatures représentées non comme des slasheurs mais comme des êtres vivants, voire des forces de la Nature qui reprend ses droits (la fable écologique n'y est qu'un prétexte, la Nature représente plus un symbole, la force vive de l'enfance face au monde adulte corrompu).

Tu as très bien synthétisé mon ressenti par rapport à ce qu'est la franchise Jurassic Park que j'aime (JP et TLW), ce sont des films sur des animaux qui ont existé et non des monstres de l'imaginaire ou de foire.

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#25 12-12-2021 14:57:08

Monsieur ADN
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

InGen'Hunter a écrit :

Je voulais dire que c'était dommage qu'ils ne l'aient utilisé dans TLW. Pour moi, il n'y a que dans les deux premiers films que le "design" des animaux est pensé et travaillé, et que leur charte graphique se suivent. Tout ce qui est venu après, n'a été que rattage et sur enchères.

Le design des dinos de JPIII n'est pas spécialement raté. Celui des vélociraptors du III démontre un début de volonté (à l'époque) de se rapprocher des dernières découvertes. Et hormis toute considération scientifique, je trouver que juste sur le plan du design, ce sont les plus beaux de la saga. Et mention honorable pour le dimorphisme sexuel entre mâles et femelles.

Comme tu l'as si bien dit, depuis JW, ce ne sont plus des animaux, mais des monstres kaijus, dont on se fout du réalisme.

On en revient aux contradictions de JW qui se veut les représenter comme des animaux qui ont leur place dans la nature face au monstre de toute création alors qu'eux aussi sont pleinement représentés dans la surenchère.

Jean Pierre a écrit :

C'est ce qu'il y a de magique je trouve à représenter des animaux comme ceux-là dans un film de science-fiction, car le fait que leur représentation soit difficile est liée au fait qu'ils soient réels. Ce qui fait de JP un film d'anticipation et non "à monstres". James Cameron l'avait compris et confessé : s'il avait hérité du projet, il aurait fait selon ses dires de JP un film d'horreur, dans la veine d'Alien ou de Terminator (que je trouve tout aussi géniaux dans leurs registres), en détournant l'esprit du roman de Crichton, qui dit en essence que le passé lointain est une chose sérieuse pour l'enfant qui ne s'est pas encore laissé happer par la prétention, le pouvoir et l'avidité, qui ne peut être dénaturée. La promotion assumée du film évoquait "une éventualité scientifique", avec des créatures représentées non comme des slasheurs mais comme des êtres vivants, voire des forces de la Nature qui reprend ses droits (la fable écologique n'y est qu'un prétexte, la Nature représente plus un symbole, la force vive de l'enfance face au monde adulte corrompu).

Tu as très bien synthétisé mon ressenti par rapport à ce qu'est la franchise Jurassic Park que j'aime (JP et TLW), ce sont des films sur des animaux qui ont existé et non des monstres de l'imaginaire ou de foire.

Et c'est bien plus prégnant dans TLW avec les stégos et les tyrannosaures qui œuvrent pour protéger leur progéniture. Il avait été beaucoup dit sur le forum que JW avait enfin montré au public que les dinos ne sont pas des monstres. Sauf que... un film l'avait déjà fait en 1997 : c'était TLW avec les dinos parents et non à travers une intrigue pseudo critique de la surenchère au cinéma.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
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#26 12-12-2021 18:17:36

InGen'Hunter
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Quand je parlais des designs des dinos qui ont suivi TLW, je parlais des nouveaux dinosaures introduit. Ceux qu'on a déjà vu, c'est du changement de couleurs pour le 3, et pour les JW, on reconnaît grosso modo que la forme s'apparente au design original, mais en beaucoup moins réussi, voir complètement foireux (style les stégosaures).

Les mâles raptors de JP3 sont ceux que j'aime le moins, je ne les aime pas du tout en fait, et pour les nouveaux, le spinosaure a un trop gros bout de museau (animatronique), ça fait clown, il a des mains beaucoup trop boudelées, etc...

L'ankylosaure est pas mal, mais a des yeux de lapins (grosses pupilles noires), le cératosaure est le premier hybride de la saga (T.rex modifié, avec une corne nasale de trike et des bras de pachycéphalosaure), les pteranodons ont un air extraterrestre, et le corythosaure est le seul que j'ai rien à redire.

Pour JW ? Grosso modo, ils ont un soit un côté mutant (baryonyx -> croco avec un "corps" de dino lambda), soit un côté dragon/monstres (mosasaure, dimorphodons, etc...).

Y a que dans la trilogie originale qu'ils sont traités un minimum comme des animaux (mais rendu plus agressifs que nature pour les besoins des films), dans les JW, c'est des monstres de foires.

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#27 12-12-2021 18:29:12

Spyrex
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Par contre pour les pieds d'éléphant des herbivores, les mains en pronation et le crâne du dilophosaure, ils auraient pu faire un effort.
Ça paraît des détails, mais on s'en rend justement pas compte et on reconnaît moins facilement les erreurs.


zndi.jpg

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#28 12-12-2021 19:43:12

InGen'Hunter
Gallimimus
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Les mains en pronation ça me tique vraiment sur certains dinos, comme les raptors et le dilo, ça ils auraient dû le changer au plus vite  neutral .

Le crâne du dilo, ils auraient dû être beaucoup plus fidèles, je pige pas pourquoi ils lui ont donné cette tête.

Les pâtes c'est la seule chose qui peut encore passer pour moi, bien que, c'est sûr, ça aurait été plus appréciable l'authenticité.

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#29 12-12-2021 21:12:21

Spyrex
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

5d8b0209-dec0-4534-8242-a786e3131d03.jpg

jurassic_park_steven_spielberg_triceratops.png

C'est assez différent quand même.


zndi.jpg

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#30 14-12-2021 12:57:36

Jean-Pierre
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Fallen Kingdom
Labyrinthe de Pan

Laaris Je pense que les concept-arts de Gurche sont des évocations étranges qui auraient pu préfigurer une suite très intéressante, détonnante... mais ce n'est pas FK roll Le pitch et les ingrédients étaient pourtant prometteurs, j'adhère complétement à l'idée d'une petite fille clonée, en miroir aux créations du parc, de l'atmosphère lugubre, du huis-clos (j'imaginais bien un travail sur l'ambiance façon "Labyrinthe de Pan"), etc.
Ce qui manque pour dépasser le simple bon divertissement, c'est toujours d'application dans la réalisation ou l'écriture... si on met de côté les effets visuels. Par contre, je n'avais jamais fait l'association avec les scènes de JP, celle dans la cuisine où le raptor passe sa tête, ou l'entrée de l'animal dans cette pièce qui se fait à contre jour, comme dans les croquis du décor de bibliothèque. D'où l'insistance sur cette image dans le story-board final... (avec la version colorisée de John Bell, indiquant "beauty shot" pour valoriser le filmage de la séquence)

Beauty shot Kitchen John Bell

J'aimerais beaucoup voir ta vidéo, est-ce que tu as un lien ? smile Je pense qu'on a tous ici le même ressenti sur la qualité du ou des films, avec quelques nuances. Pour moi JP est comme un mille-feuille, quand je l'ai vu pour la première fois, je ne savais pas ce que je ressentais. Aliens était sorti sept ans avant et je l'avais vu en version longue chez mon oncle, à 2 ou 3h du mat', l'effet horrifique, le suspens, étaient clairs... Mais là j'étais juste scotché, sans savoir vraiment pourquoi. J'avais déjà vu des images promotionnelles (dans des vignettes vache-qui-rit, décontextualisées, je me rappelle) et je ne m'étais pas douter un instant qu'il puisse s'agir d'un film. La chaleur primitive autour de la scène de réveil sur l'arbre avec un brachiosaure, me faisait juste penser... "quelle est l'origine de cette restitution, de quoi Jurassic Park pouvait bien être le logo ?" Et à chaque fois que je le revois, il y a des détails ou des niveaux de lecture qui viennent se rajouter, a posteriori... C'est ce qu'on pourrait appeler un fable philosophique, sans prétention, par ces relectures, ce gain de subtilité possibles qui font qu'on sait qu'on a à faire à une œuvre culte. On peut citer Alice aux pays des merveilles, Candide, Les fables de la Fontaine, Le petit prince, qui dans leur style propre, ont pour point commun d'emprunter au registre infantile ou faussement naïf pour mieux aborder nos réflexes primaires adultes, sociétaux, politiques, leurs contradictions (juste à les refléter, sans y apporter de réponse toute-faite)... Grant à d'ailleurs un peu de l'aviateur embêté du Petit prince, dans son désert comme déphasé, qui refuse l'austérité des chiffres et les mondanités, tout en s'étant laissé enfermé dans les contrariétés de sa routine. L'enfant est un élément perturbateur et dérangeant dans ce paysage, mais qui inaugure toujours une sorte de remise en question, de retour à soi.
La fantasy fonctionne j'ai l'impression sur le schéma inverse, le seigneur des anneaux étant l'exemple parfait (l'enfant, incarné par le Hobbit, va se retrouver confronté aux critères de la maturité ; conflit de pouvoir et manipulation, pulsion et responsabilité, dimension culturelle et identité... la quête initiatique ou héroïque est un cheminement progressif), là où JP appartient à cette tradition de récits qui sont un recentrement, un accès à la source avec l'ode à la Nature plutôt qu'à la Civilisation. Le film a d'ailleurs énormément apporté au script de Crichton, où les personnages sont posés mais peu psycholigisés, manquant de substance. L'adaptation est une vraie sublimation du roman... Dommage qu'un bouquin ne parle pas plus des ressorts dans la construction de Jurassic Park, des clins-d'oeils et parallèles possibles, de son ancrage dans l'art ou la science-fiction paléontologique, c'est cette complexité qui personnellement m'attire en plus bien sûr des détails techniques et des petites histoires de cette aventure hollywoodienne. Peut-être que celui-ci le fera un peu plus? Bonne initiative que d'avoir impliqué les comédiens dans l'écriture.
               God Bless You JP1

InGen'Hunter Intéressant cette notion de "Kaiju" ! je n'arrivais pas à trouver le bon mot, parce qu'il y a pour moi le monstre (contre-nature, déviant, synthétisé, etc.) et son contraire... Quand je disais force de la Nature, c'est bien kaiju l'idée, comme dans la plupart des films de Miyazaki - cette incarnation qui vient renverser l’échiquier et les rôles et impose à l'humanité de "revoir sa copie".

JP1 et TLW pourraient être vus comme un canon de référence si on parle de charte, du point de vue du fan... Je ne me focalise pas trop sur cette question mais j'accorderais comme vous deux une importance à ces deux films s'il fallait en retenir - et aux livres qui en sont à l'origine, pour la cohérence de l'identité visuelle et de l'esprit. Le comportement animalier est encore intact dans TLW même si cette suite est pour moi plus faible : l'histoire rejoue la carte de King-kong, avec la musique de safari et l'habillage de treillis/saharienne qui m'ont paru forcés. Les persos, comme le paléontologue et les chasseurs, sont un peu surenchéris, peu fouillés, c'est un défaut déjà présent dans les romans mais que JP1 avait su surmonter. Les produits Kenner qui dataient de 1993 ont aussi joué ce rôle de modèle pour des nouvelles espèces dans les suites (j'ai à l'esprit le Cératosaure). JP3 apporte des corrections perceptibles, il y en a que j'ai relevées en tout cas qui ne sont pas forcément négatives, mais la CGI se détache beaucoup des deux premiers films concernant notamment les dinosaures de figuration (brachiosaure, stégosaure, ankylo avec une déperdition de qualité... je ne sais pas pourquoi, alors que c'est ILM qui est encore aux commandes et ont sans doute les maquettes en polygones originales). Pour ma part, je n'ai pas une opinion forcément tranchée (dans le sens de choisir ma préférence), j'aime bien chercher dans ce que j'apprécie plutôt les paradoxes, les imperfections (quand petites), survoler les carences de narration ou conception... (preuve d'amour ?) Les dinosaures que j'imagine sont "presque" ceux des deux premiers films (la question que je me pose, c'est "est-ce qu'en respectant ce "noyau canonique", on pouvait pousser plus loin le rendu, perfectibiliser les sculptures, sans corrompre le style JP", qu'on sait daté au passage par certains critères, comme les plumes absentes, la pronation des mains... Ce n'est pas tant de correspondre à la réalité scientifique, mais plus de savoir comment aurait été le film si on lui avait accordé plus de temps de production ou de budget... évidemment les deux ensemble auraient été parfaits, mais ce sont deux questions différentes pour moi). Les plumes étaient je pense une impasse "artisanale" pour l'époque, si ce n'est un pari-perdu visuel (on ne peut voir que ce à quoi l'on croit), l'apport de quelques protoplumes (des filaments plutôt, comme ceux qu'on voit dans les groupes non-aviens comme chez le Protocératops de Senckenberg) ne change pas vraiment la donne en offrant le minimum syndical, même si c'est un effort de concession envers les fans rigoureux de l'actualité de la recherche.

Dilophosaurus Stan Winston
Dilophosaurus Dents
Congre-brochet

Monsieur ADN Les défauts du Dilophosaure (les dents surtout, qui devraient normalement le rapprocher de celles d'un congre-brochet) s'explique à mon avis par le fait que les membres de l'atelier de Stan Winston ont en majorité boudé sa conception, en prenant part à la création des autres dinos (le brachio, le t-rex, les raptors étaient selon les dires "plus stimulants"). Il en va peut être de même pour le trio stan/steven/denis ? Peut-être ont-ils concentré leur effort sur les animaux-"vedettes" du film. Quoi qu'il en soit, c'est Shane Mahan qui va hériter de la réalisation du cracheur, mais en se contentant de suivre les dessins de McCreery (dans lequel la dentition est mal définie, le Dilophosaure ayant été longtemps vu comme un "Mégalosaure", groupe le plus flou et informe de la représentation paléontologique affublé de tête "passe-partout", avant que ne s'impose une vision plus précise de sa morphologie. L'occasion de dire que l'expertise de Horner n'a à mes yeux servi que de caution pour la communication, et non pas de garde-fou... le principe d'un "conseil scientifique" quoi). On voit pourtant que des figures secondaires comme le Parasaurolophus ont bénéficié d'une attention particulière concernant le dimorphisme, les ornements, la posture, mais sans doute à l'initiative des artistes eux-mêmes j'ai l'impression. De la même façon que le modelage en "peau d'éléphant" dans la réalisation des animatroniques peut traduire une fatigue ou un manque de temps chez les sculpteurs, un indice empirique qui est un signe flagrant de détachement ou d'ennui est l’imbrication en quadrillage des écailles (plutôt qu'en quinconce comme un mur de brique, plus vraisemblable), qu'on ne voit dans JP1 QUE sur le Dilophosaure (au niveau des babines). Ce quadrillage est présent sur le cou des stégosaures de TLW autrement (mais en raison de l'urgence des scènes filmés en forêt. Il fait optiquement la transition rapide vers la peau d'éléphant du reste du corps) et sur tout le visage et le cou de l'Indoraptor (en mode OSEF assumé dans ce film, ce qui dit en sous-texte que l'animatronique n'est qu'un fan-service pour le coup et que l'animal n'est de toute façon plus vraiment un dinosaure réaliste). A posteriori, le Dilophosaure sera l'une des figures marquantes de JP1, déconcertante par le contraste de sa taille et de son comportement sur sa venimosité létale. Le manque de fidélité paléontologique ne déteint pas trop sur son charisme à l'écran, sans doute parce que de nuit et car l'intrigue romancée le rapproche grossièrement d'un serpent : la stylisation des yeux en couleuvre, les motifs en "boa" de la collerette et des couleurs vives n'ont fait qu'accentuer de façon suffisante cette facette. Je crois personnellement à un laxisme de documentation malgré tout, pas au fait qu'ils aient considérés d'office que l'ouvrage avait déjà "pris des libertés" avec l'animal.
Sur le même principe d'effet de surprise paradoxale, les ptéranodons de JP3 auraient peut-être gagner à être plus réalistes (ils ne le sont pas du tout) et moins menaçants... Les reptiles volants et marins ne sont pas une réussite de l'univers des films.

Dilophosaurus Shane Mahan
Indoraptor Legacy Effect
       Stegosaurus Stan Winston

InGen'Hunter Monsieur ADN Pour les raptors, c'est la coloration du dessin de McCreery que j'aime bien, parce qu'elle est un écho au roman, où ces prédateurs sont décrits comme des fauves, et parce qu'elle se différencie bien des robes des autres espèces, mais c'est un détail. Je crois que ce visuel emprunte à une reconstitution de l'AMNH, où on voit un combat entre deux individus Deinonychus qui sautent et s'agrippent... L'équipe de Stan Winston n'a pas vraiment réussi à retranscrire cet aspect (la palette tigrée qu'on peut voir sur les dessins préparatoires, avec les patterns très originaux), je crois en raison du travail en "peau d'éléphant" du corps qui, sans écailles et couvert de rayures, aurait vraiment donner un résultat factice et plastique. En dehors de la couleur, là où j'ai remarqué des ajustements appréciables dans JP3 est au niveau de "l'air" des raptors - je ne parle pas des insertions de plumes ou des bosses sur le museau, qui sont anecdotiques : sur les modèles de JP1, il y a d'abord le canthus de l'oeil (le coin où coule les larmes chez nous) qui n'est pas orienté de façon anatomique (non vers la narine, mais au dessus d'elle), ce qui donne un regard particulier si l'on fait attention... Ce détail a été revu dans JP3. J'ai aussi ressenti qu'il y avait un mauvais calcul fait pour l'âme (je ne sais pas si c'est le bon mot, la structure sous le latex, en fibre de verre, métal, mousse PU, etc.) qui semble prendre trop de place au niveau de la gueule, ce qui pousse les gencive des raptors vers l'extérieur... J'ai dû mal à savoir, mais en regardant les animatroniques, j'aurais tendance à dire que la peau a été positionnée pour recouvrir un peu ce qui dépassait trop, la dentition, ce qui rend le museau légèrement plus obtus (moins fin) et donne une forme en S aux lèvres, différent de ce qu'on peut voir sur les marionnettes en modèle réduit utilisée pour les animatiques en go-motion de Tippett. Là aussi, JP3 atténue ce qui me semble être une erreur d'anticipation. Enfin, la tête devient sensiblement plus plate dans le dernier opus - les bosses le cachent -, comme pour le rapprocher d'un véritable Vélociraptor (lequel n'a pas le crâne triangulaire de son cousin Deinonychus)... ce trait importe peu, ça ne change pas tellement la qualité du rendu global... Je me dirais donc à mi-chemin entre vos deux avis, pour ces subtilités que le public n'a sans doute pas dû remarquer, à la limite du subjectif... Mon idéal reste dans le dessin préparatoire et peut-être dans certains reskin emplumés de JPOG, où la teinte fauve est bien sentie (voir en bas). TLW comprend encore les deux traits que j'ai noté, et la couleur fauve, même si audacieuse pour le mâle, me paraît un peu trop flashy pour convaincre. Pour ce qui est des JW, il y a carrément une refonte complète qui me déplait, l'aspect visuel des raptors se rapproche désormais plus des tuataras (sphénodons), avec une peau à écailles fines, des grox yeux vitreux, un corps plus épais, etc.

Raptors comparaison
Raptors comparaisonHead
Raptors Go-motion

Spyrex Les mains "en kangourous" du T-rex, du dilophosaure et des raptors sont omniprésents à l'époque, mais la "faute a posteriori" n'a pas était corrigé depuis, pourtant la première fois que j'ai vu un bras un peu plus supiné dans cette famille de dinosaures était au visionnage de "Sur la terre des dinosaures" en 1999 (Walking with Dinosaurs. On le voit sur ce lien Youtube à 1:35 /watch?v=J3Sf6SdYHrI) où les Utahraptors et Vélociraptors sont animés en ce sens, avec une supination légère orientant les mains vers l'intérieur... J'avoue que je ne sais pas si le résultat qui passe bien visuellement est correct pour les critères d'un spécialiste. Les paléontologues nous expliquent qu'il y avait une légère pronation possible en position étendue des bras, et qu'elle devenait limitée en position complétement repliée, c'est gris plutôt que complétement noir ou blanc, ce que j'ai dû mal à voir en esprit. Je passe sur le rendu des Baryonyx et Spinosaures, qui est complétement fantaisiste ou juste spectaculaire, comme des crocodiles rafistolés. Pour ce qui est de l'aspect du Tricératops, l'animatronique de JP1 est splendide, émouvante dans le film quand elle "joue" avec les acteurs, on y croit complétement, bien qu'il y ait des différences avec ce que l'on sait de ces herbivores : les empreintes montrent en effet comme tu le dis que les doigts étaient moins soudés par leur chair. Les impressions de peau montre aussi une cuirasse de plaques (sous le cou), de nodules et d'épines chez les cératopsiens. Les écailles du corps des tricératops sont assez grandes, plus que chez d'autres "têtes-à-cornes", pas fines comme dans le film. Je dirais comme InGen'Hunter que tout ça passe encore, l'imagerie scientifique étant bien moins exigeante, à l'époque et encore aujourd'hui.

Utahraptor Walking With Dinosaurs
Peau Tricératops
Empreinte Tricératops

tongue Digression... mais quelqu'un a acheté le livre JP:UVH ? Je me demandais s'il apportait du neuf (en texte et surtout en images inédites) par rapport au livre de Duncan, ou si ce n'est qu'un bouquin "à goodies".
Apparemment, il y aura également un ouvrage sur le même principe sur la trilogie JW, je suppose qu'ils vont être tout deux traduits pour la sortie de Dominion. Le bouquin de l'école de Stan Winston avait failli l'être, mais l'édition française Akileos n'a pas pu obtenir les droits finalement.

Raptor McCreery        Feathered reskin raptor Charming Cretaceous

Dernière modification par Jean-Pierre (21-12-2021 01:57:05)

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#31 14-12-2021 21:37:50

Spyrex
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Gwangi a déjà des mains en supination en 1969.

70eb3acb28db62209152b57b49426f4a.jpg

J'imagine que les mains en pronation sont plus effrayantes au moment d'ouvrir les portes car plus "humaines".


zndi.jpg

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#32 15-12-2021 01:02:05

Jean-Pierre
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Oui c'est clair! Je pensais aux années 90 en essayant de chercher des exemples... je n'ai trouvé que ce souvenir là, mais avant les reconstitutions de musées ou cinés montraient aussi le bras dans la bonne position bizarrement (même sur le dinosaure du King kong de 1933), c'est comme le coup de l'Iguanodon qui était quadrupède au début puis bipède puis re-quadrupède... les représentations viennent et repartent on dirait roll
Je n'y avais pas pensé, le coup de la porte, c'est vrai que ça humanise à fond leur rôle!
Brachiosaure Lac
Dans le même style d'"avant/après", j'aime bien quand Ellie dit "Cette chose ne vit pas dans un marécage" pour les long-cous et qu'on regarde un couple traverser un lac et sortir du bain, avec les oiseaux et les bec-de-canards autour, c'est super chouette visuellement yikes 
J'adorais les scènes faites en image par image dans -10000 BC (déçu par les remakes de ce film et du choc des titans), mais je n'ai jamais eu l'occasion de voir Gwangi !! j'essaierai de le trouver pour le mater!

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#33 15-12-2021 10:09:41

Monsieur ADN
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Jean-Pierre a écrit :

c'est comme le coup de l'Iguanodon qui était quadrupède au début puis bipède puis re-quadrupède... les représentations viennent et repartent on dirait roll

Heu... tant qu'on en revient pas à ce genre de représentations, ça va. big_smile

Goodrich_Iguanodon.jpg


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Michael Crichton

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#34 15-12-2021 15:23:18

Jean-Pierre
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Monsieur ADN a écrit :

Heu... tant qu'on en revient pas à ce genre de représentations, ça va. big_smile

On est passé un peu de ça à ça !
La perception est devenu moins "péjorative" dans les années 90 et 2000, peut-être dans l'excès des fois. Dans les anciennes gravures, c'est le côté massif, imposant qui me plaît bien, malgré les erreurs.
Victorian JP
  Nowadays JP
Certains artistes redonnent un peu de chair à leur créations depuis peu, je pense à l'atelier "Blue rhino" ou à des jeux vidéos comme Saurian pour le T-rex.
                  Blue rhino T-rex
          Saurian T-rex
Pour l'équilibre chair-os, il y a Maurice Wilson dans les années 60 que je trouve pas mal, très intuitif... La queue me parait pas encore assez lourde au-dessus pour faire balancier hmm Chez les lézards et les crocos, la queue stocke de la graisse...

Dernière modification par Jean-Pierre (15-12-2021 15:24:47)

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#35 15-12-2021 16:10:00

InGen'Hunter
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Quand je dis kaiju, pour moi, c'est un monstre qui ne ressemble à rien et est dans l'excès.

C'est bien cool de te lire Jean Pierre, tu écris beaucoup de choses intéressantes et très juste sur le ressenti que j'avais étant petit et/ou maintenant, en tant qu'adulte, mais tu devrais penser à faire plus de paragraphes, les pavés s'est pas ce qu'il y a de plus lisible et agréable à lire.

Ne le prend pas mal, c'est juste pour que ce soit plus simple de te répondre et tenir la conversation. Tu es un nouveau membre qui apporte beaucoup de fraîcheur et un point de vue très intéressant sur la franchise, ce qui est extrêmement bienvenu.  wink

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#36 15-12-2021 19:05:27

InGen'Hunter
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

@ Jean Pierre, je sais pas si Laaris t'as déjà envoyé le lien de sa vidéo, alors je le fais : https://youtu.be/OXVUBVdrmxs

C'est directement sur la chaîne du site.

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#37 16-12-2021 19:38:21

Jean-Pierre
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Le podcast de Laaris est très récent... c'est un très bel hommage, plein de tendresse, presque un plaidoyer en faveur de l'humain et la Science, que je trouve optimiste et constructif. Je ne connaissais pas la catégorie du "merveilleux scientifique", son principe d'altération, et je viens de faire le lien entre la vocation de Jules Vernes et de Spielberg.

Vous m'excuserai de cet étalage monolithique, j'ai du mal avec les forums, ça vient très impulsivement, c'est une coïncidence mais je retrouve dans cette vidéo tout ce qui me questionne en ce moment (à défaut d'être vidéaste, j'ai eu besoin d'écrire quelque part ce que je ressentais en mode madeleine de Proust, comme pour me réfugier sur l'île) ; l'idée de savoir académique, du respect pour en faire usage, d'authenticité. J'avoue que j'ai un doute grandissant sur la Science et ses dépositaires suite au vécu d'une "erreur" médicale que j'ai subi, je ne suis pas loin du kaiju que tu décris, informe et excessif, près à rompre les barrières de la bienséance. La vidéo parle beaucoup du parcours et de l'attrait pour les études scientifiques aussi et je me suis mis à imaginer vos parcours individuels après que vous ayez découvert ce film. J'ai moi-même arrêté des études de médecine par rejet de l'ambiance qui y régnait, après avoir vu des profs en pleurs et une sorte d'attrait malsain pour la détention d'un savoir servi sur un plateau, chez beaucoup, une sorte d'aspiration élitiste. ça m'a définitivement refroidi de tout parcours scientifique. Etrange de repenser à cette fiction dinosaurienne dans ces circonstances quotidiennes... la nostalgie est un cocon, mais les errances métaphysiques de Malcom sont parlantes sur la déraison, la prétention des hommes, l'hubris... Il y a sans doute deux sciences, celle qu'incarne Grant, et celle contre laquelle Malcom met en garde.

Quand j'essaye de me représenter mon idéal scientifique, c'est la phrase de Galilée qui me vient : "nul n'est si ignorant qui ne puisse rien m'apprendre". Pour moi la Science "qui nous dit que" n'existe pas, en tant qu'église ou vérité figée, seule l'activité scientifique existe, avec ses motivations gratuites, ouvertes : la contemplation, la patience, la curiosité, etc.
La paléontologie me paraît être un domaine complétement à part, non souillé par les intérêts financiers... l'une des rares sciences encore descriptives, donc non rentable. alors peut-être que c'est cette altération que JP propose dans sa fiction.

J'avoue que ne suis Geek que grâce à ce mantra "la vie trouve(ra) toujours un chemin...", je veux y croire religieusement. Qu'un dinosaure me sauve un jour.... C'est dit. Amen.

PS : Mon verdict intime : Grant valait mille fois mieux qu'Indiana Jones... De la même façon que Schwarzy ne pouvait jouer Kyle Reese et que Lance Henriksen ne pouvait incarner le Terminator, heureusement que le casting s'est ravisé ou que ces acteurs se sont rendus indisponibles... J'aime profondément le jeu de Sam Neill. Le paléontologue est en essence taciturne, naïf, incompris. Concernant les critiques, c'est peut-être la preuve que ce qui habite ce personnage est peu accessible, il faut préserver le mystère... et j'ai tort d'écrire trop pour cette raison. ops

Dernière modification par Jean-Pierre (16-12-2021 19:52:52)

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#38 16-12-2021 20:08:37

Jean-Pierre
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Je me plongerai dans les autres posts, le ton de la chaîne m'a passionné, merci pour le lien en tout cas! smile

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#39 16-12-2021 22:24:09

InGen'Hunter
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

Je dois dire que la vidéo de l'analyse de Grant par Laaris m'a touché. J'avais écouté tous les autres podcast de la chaîne, et ils sont sympas à écouter, mais cette analyse a mis le doigt sur ce qui m'a touché étant enfant :

Je vis la découverte du parc et de ses animaux, tout aussi pleinement que Grant le vis dans le film, alors que je n'ai pas pour habitude de m'identifier à un personnage de film. Là, je l'avais complètement omis en grandissant pour x raisons.

Et oui, Grant est incomparable à IJ, le premier est présenté de façon à ce qu'on puisse s'identifier à lui, car c'est fait de façon crédible, l'autre, j'ai pas grand chose de sympa à dire, d'autant plus que je n'aime pas les IJ, et le ton des films ne sont pas du tout les mêmes.

Je pense que Lance Henriksen devait incarner le T1000, pour le premier Terminator, mais faute de moyen techniques de l'époque, l'idée a été jartée. Remarque, Cameron avait dit à Lance qu'il fesait plus alien que les Aliens eux-mêmes, dans le film du même titre, en essayant des lentilles. lol

Dernière modification par InGen'Hunter (16-12-2021 22:25:22)

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#40 29-12-2021 17:51:55

Jean-Pierre
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Re : Jurassic Park: The Ultimate Visual History

lol C'est ce que je me dis de Sigourney Weaver, qu'elle se fond parfaitement au décor d'Aliens... Si elle n'existait pas, Gigger aurait dû l'inventer... Quand je pense à Noomi Rapace ou Katherine Waterston, le casting fait pratiquement la réussite d'un film!

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