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#1 16-06-2018 09:39:22

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
Lieu : Dans ton sang
Inscription : 02-01-2014
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Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Bien après une période de stand by d'à peu près un an et demi, j'ai décidé de me remettre très prochainement à la réécriture de ma précédente fan fiction avec quelques changements drastiques.

J'ouvre un nouveau topic, car je pense qu'il est mieux de revenir à la base et de reprendre les choses à zéro sans s’emmêler les pinceaux.

Il ne s'agit pas de tout effacer et tout modifier.
Le déroulé de l'histoire sera globalement le même, mais avec un changement majeur.
En effet, exit les hackers activistes dans cette histoire, le parc sera endommagé par un autre événement extérieur à savoir une catastrophe naturelle.

J'ai plein d'idées qui fusent ces derniers temps, donc je m'y mettrait sans plus attendre.

Techniquement ce ne sera pas difficile (enfin la partie visite surtout), la base est déjà là, je n'ai qu'à retravailler chaque chapitre.

Pour la précision, cette 2.0 sera la version définitive et si le courage se poursuit, une suite verra le jour.

Voilà, je donnerai plus d'informations au fil de l'eau (j'aurai du faire ça dès le départ en fait).

Si vous avez des suggestions et des questions n’hésitez pas.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

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#2 17-06-2018 16:00:01

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
Lieu : Dans ton sang
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Phase de réécriture lancée.

Donc bien avant le désastre du parc, d'autres changements sont à noter :

-L'action du film ne se passe plus à l'occasion des 10 ans du parc, mais 12 ans après son ouverture. Point de festivités d'anniversaire dans ce nouveau contexte.

-Autre changement radical, le chapitre "Conférence" qui devient "Conseil d'Administration". La conférence est donc remplacée par la tenue d'un CA exceptionnel auquel est convié le comité de direction et Hamada.
Toutes les informations sur l'historique du parc ne seront plus dévoilées par le CA, mais en partie dans des lignes de dialogue et dans le musée historique du parc.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

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#3 23-06-2018 19:30:10

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
Lieu : Dans ton sang
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Chapitre Conférence refait à neuf et changé en "Conseil d'Administration".

Un changement va même carrément vous étonner : je parle ici de l'Indominus Rex.

Oui j'ai compris que c'était la suite logique des choses avec l'innovation génétique toussa, toussa... , mais que les choses soient claires.
L'I.rex ici est simplement mentionné en tant que projet futur, et c'est un projet qui ne verra jamais le jour, en raison des événements qui se dérouleront sur Nublar.

Donc point d'I.rex vivant, ni stégocératops et autres Indoraptors dans mes fan fics.

Demain je posterai ici même le chapitre.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

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#4 23-06-2018 19:33:40

Ulfric Sombrage
Spinosaurus furax
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Tu gardes les 4 Allosaurus ? Parce que c'était franchement pas une bonne idée dans ta fic.


"I'd do it again" - Arthur "The Dresden Decimator" Harris
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#5 24-06-2018 07:09:59

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Si je les gardes, mais à la différence de la dernière fois, ils ne seront pas présentés dans le cadre d'un anniversaire du parc.

Les festivités des 10 ans du parc auront eu lieu deux ans auparavant ici, une autre espèce bien grosse avait été présentée pour marquer le coup.

Ici, ils seront destinés à ouvrir une nouvelle attraction comme le fait le parc habituellement tous les ans.

Par contre leur "boostage" génétique a pour but de servir d'étape intermédiaire pour préparer le public à l'I.rex qui lui est censé faire sensation pour les 15 ans du parc.
Mais cela n'arrivera jamais et restera à l'état de projet, qui finira perdu.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

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#6 24-06-2018 10:34:21

Ulfric Sombrage
Spinosaurus furax
Lieu : Au dessus de Dresde
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

A mon avis, tu devrais au moins diviser leur nombre. 4 Allosaurus ça fait beaucoup, et on a pas vraiment de preuves que c'était un animal social. On a même des traces de cannibalisme chez ce genre.


"I'd do it again" - Arthur "The Dresden Decimator" Harris
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#7 28-06-2018 19:02:17

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Nous sommes pourtant des animaux sociaux et du cannibalisme il y en a dans certaines communautés humaines.

Tous les membres d'une espèce dont on a la certitude que certains individus pratiquent le cannibalisme sont-ils nécessairement tous cannibales ?


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

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#8 29-06-2018 10:36:39

Tyrannorex
"La Grande"
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Certaines conditions peuvent expliquer les raisons du cannibalisme (manque de nourriture et donc de proies qui créé des climats de survivalisme extrême et poussent certains individus de même espèces à s'attaquer, mâle dominant tuant les petits d'un rival pour assurer sa propre progéniture, cannibalisme opportuniste en dévorant la carcasse d'un congénère qui pourrit au soleil, etc...).

Après tu as aussi la différence de comportement entre individus qui doit jouer je suppose.

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#9 01-07-2018 11:12:58

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Avec une semaine de retard (comme les parcs d’attraction en 1954), je vous livre ici même la refonte du chapitre "La Conférence", qui répond désormais sous le nom de "Conseil d'administration".

Chapitre refondé en profondeur, je vous laissé découvrir.

Tout ceci est temporaire, mais ce ne sera pas accompagné d'une musique genre POM POM POPOM.
Il y aura un changement qui m'obligera à ajouter des paragraphes.

Je vous laisse découvrir :

                                                     CHAPITRE 6 - CONSEIL D’ADMINISTRATION

Sous un ciel de matinée, un hélicoptère blanc orné de motifs bleus rappelant les vagues de la mer volait au dessus d’un paysage montagneux tropical.  Cette vue digne d’un paysage de carte postale s’offrait à trois personnes installées à bord du véhicule. L’hélicoptère comprenait, derrière le cockpit, un habitacle spacieux où les passagers pouvaient êtres installés face à face sans cloisonnement avec le poste de pilotage.
A son bord, le pilote portait une tenue peu ordinaire pour un conducteur d’aéronef. Le teint de peau Indien, un bouc de barbe, le pilote revêtait un costume gris affublé d’une chemise mauve claire. Avec ses lunettes de soleil, il avait l’air très décontracté. Se tournant vers le passager, assis dans l’habitacle des passagers, il dit avec un fort accent Indien :
« -Alors Monsieur Takahashi, comment jugez vous mes qualités de pilote d’hélicoptère ?
-Très bonnes, Monsieur Masrani. Lui répondit son passager japonais, vêtu d’un costume noir avec chemise blanche et cravate bleue, portant un badge de Jurassic World autour du cou et s’exprimant également à l’aide d’un accent propre à ses origines nippones. Il arborait une fine moustache, une petite barbichette au niveau du menton ainsi que des cheveux bruns courts.
-Depuis quand avez-vous votre licence de pilotage d’hélicoptère ?
-Cela fait trois ans, Monsieur Takahashi. J’ai toujours été fasciné par ses engins volants témoins du génie humain. Je possède deux hélicoptères chez moi. J’ai fait construire dans ma résidence principale en Inde deux héliports. J’ai même investi dans un yacht comportant une piste d’atterrissage pour hélicoptères. Je peux ainsi voyager avec mes bijoux volants !
-Vous m’en voyez ravi, lui-répondit Monsieur Takahashi.
-Monsieur Takahashi, nous sommes partis pour collaborer durant de nombreuses années vous et moi. Alors pas de formalités mondaines monsieur Takahashi. Vous pouvez m’appeler Simon.
-Et bien dans ce cas, appelez-moi Hamada.
-Et bien ça fait plaisir, Hamada ! C’est une première pour vous ?
-En effet, Simon.
-Vous allez voir, durant votre séjour d’investigation vous serez bluffé par nos installations. Modernité, Sécurité, Divertissement. Voilà comment je qualifie toujours nos installations aux investigateurs externes !
-Je n’en doute pas, Simon.
-Monsieur Masrani, j’ai l’héliport central en visuel. Intervint le co-pilote.
-Accrochez vous, on arrive. »

L’hélicoptère commença à amorcer sa procédure d’atterrissage. L’héliport se situait au cœur d’un pré herbeux. Un chemin fait de pierres blanches menait droit vers un grand bâtiment orné d’un grand toit pointu marron, rappelant la forme d’un volcan préhistorique. Une femme rousse vêtue d’une élégante tenue blanche les attendait non loin de la piste. Sa coiffure, une coupe au carré, lui donnait un air strict et autoritaire. Cette femme, trentenaire était accompagnée d‘un homme lui aussi roux, les cheveux courts, d’une carrure svelte. Il était vêtu d’un costume noir assorti d’une chemise bleu claire. Le cortège était enfin accompagné de deux gardes de sécurité affublés d’un costar cravate sobre, entièrement noir à l’exception d’une chemise blanche.
Amorçant sa descente vers l’héliport tout proche, l’hélicoptère fit signe de quelques petites turbulences.
-Hou là, ça secoue sur cette île… s’exclama Hamada.
-Ne vous en faites pas Hamada. Je gère !
Une fois le véhicule volant posé sur la piste bétonnée, Hamada et Simon Masrani sortirent de l’hélicoptère.  La jeune femme rousse avança vers eux souriante.
-Monsieur Masrani, dit-elle en premier mot d’accueil tout en serrant la main à l’indien.
-Claire, répondit-il sans ménagement. C’est toujours un plaisir de vous retrouvez ici !
-Le plaisir est partagé, répliqua Claire avec fierté.
-Claire, Hamada Takahashi, notre nouveau correspondant à l’Autorité Internationale de la Génétique, fit Masrani en présentant Hamada avec une tape amicale sur l’épaule du japonais.
Il poursuivi dans sa lancée non sans dissimiler son bonheur :
-Hamada, Claire Dearing, la directrice du parc et la meilleure qui plus est !
-Enchanté Mademoiselle, dit Hamada courtoisement.
-Enchanté de même Monsieur Takahashi.

L’homme roux se présenta à son tour.
-Ed Régis, Directeur de la communication et du marketing de Jurassic World. C’est un honneur de vous recevoir sur cette île. Vous serez accueilli comme il se doit et nous feront tout notre possible pour que votre première inspection du parc se déroule dans les meilleures conditions ! Vous ne serez pas déçu, vous verrez ajouta-t-il.
-Mais, j’en conviens parfaitement, conclu Hamada non sans surprises.
-Bien parfait, nous sommes dans les temps, conclu à son tour Régis. Nous n’attendions plus que vous pour ce Conseil d’Administration exceptionnel. Si vous voulez bien me suivre.

Le cortège, accompagné des vigiles en costume cravate, pris la direction du grand bâtiment à travers une porte de service réservée au personnel du parc. Ils empruntèrent un couloir, un ascenseur dédié au service, et arrivèrent dans un étage administratif. Cet étage figurait dans une aile du bâtiment composé de bureaux où siégeait les fonctions support du parc. Le sol était uniforme, revêtu d’une moquette grise. Les murs étaient peints d’une peinture blanc cassé. Des plantes vertes égayaient les couloirs, ainsi que diverses peintures représentant des arts conceptuels datant de l’époque où le parc d’attraction était encore à l’étude.


                             

   
                     

                   

Le groupe pénétra ensuite dans une extension du couloir de la taille d’une pièce qui donnait sur une double porte où un écriteau « Salle de réunion 1». Cette extension était meublée de canapés en cuir, d’une plante tropicale, de photos de dinosaures encadrées et en son centre, d’une grande maquette représentant le bâtiment dans lequel nos protagonistes s’afféraient.

Le bâtiment en question était le plus grand du parc. La partie la plus emblématique de l’édifice était bien évidemment son immense toit conique central de couleur marron roche, duquel une série d’immenses baies vitrées verticales, chacune réparties sur chaque face du cône volcanique offraient une vue immense sur l’île aux personnes qui s’y trouvaient. La base de la construction se composait d’un édifice octogonal de couleur blanche. Simplement appelé Centre Principal des visiteurs, ce bâtiment en était son centre névralgique. C’est là que se trouvait tous les services administrant le parc ainsi que le centre de contrôle et de sécurité. Ce bâtiment colossal avait aussi la particularité de dominer Main Street, l’un des deux centres urbains composant le parc, intégrant divers commerces, services et donnant accès au principal complexe hôtelier du parc. Enfin, le centre Principal des visiteurs était la première étape des touristes après leur arrivée au port d’embarcation de l’île. Une station du monorail desservant les principaux lieux de l’île pénétrait carrément l’édifice. La maquette représentait également les abords extérieurs du centre.  Une immense salle de conférences où scientifiques du monde entier venaient y faire partager leur connaissance, ainsi qu’une immense salle d’exposition complétaient les lieux. En contemplant rapidement la maquette, Hamada compris que les constructeurs du parc avaient vu les choses en grand, très grand.

Régis conduisit ainsi le groupe vers la salle de réunion 1. Cette salle était la plus grande salle de réunion du Centre. Plusieurs doubles tables alignées les unes en face des autres, situées à gauche de cette même salle et placées au centre de la salle rectangulaire, permettait aux différents convives d’être installés en vis-à-vis. A droite de l’entrée, un immense écran plat étai accroché au mur. Il était accompagné d’autres écrans plats, installés des deux cotés de l’écran principal. Ce dernier affichait en fond d’écran le logo du parc d’attraction, et les deux autres les logos des sociétés gravitant autour de Jurassic World : INGEN, la société à laquelle le parc était intégré, et Marsrani Global Corporation, l’immense empire dont Simon Masrani était l’héritier et nouvelle détentrice d’Ingen.


                                           



Régis invita cordialement Hamada à entrer le premier dans la salle, déjà remplie de tous les convives invités au Conseil d’Administration. Tous en attendant le commencement de la réunion, discutaient autour d’un café et d’un petit déjeuner à base de pâtisseries. Ed Régis continua à expliquer la situation à Hamada, tandis que Masrani, accompagné de Claire vinrent à la rencontre de convives qu’ils connaissaient très bien.
-Comme vous le savez Hamada, notre CA se compose des principaux associés investisseurs du parc, le représentant d’Ingen en étant le principal. Simon Marsrani est toujours bien évidemment présent à chacune de ses réunions ainsi que vous, représentant de l’Autorité de la Génétique, comme il est prévu dans notre contrat et nos statuts.
Régis présenta ainsi Hamada à chacun des investisseurs, au nombre de huit personnes. Trois étaient d’importants hommes d’affaires américains : Steve Larson, John Mac Lawson et Adrian Douglas. Parmi les administrateurs du parc se trouvait aussi un investisseur Emirati, Monsieur Abdel El Mohammed ainsi qu’un homme d’affaire Russe : Vladimir Galimov. Un investisseur chinois complétait le tableau. Mais les personnalités qui pesaient le plus dans la balance étaient le représentant d’Ingen actuel, Walton Richards, en tant que représentant de la société détentrice des principales parts de capital du parc et de ce fait premier administrateur du site, et bien évidemment Simon Masrani, qui dirigeant le vaste conglomérat à la tête, entre autre d’Ingen, avait un fort pouvoir de décision.
-L’objet du jour, continua Régis, repose sur l’avenir du parc et nos futurs projets. C’est pour cette raison que les membres du comité de direction sont invités à rejoindre le CA aujourd’hui. Le comité est composé de moi-même, Claire Dearing que vous connaissez, Madame Leslie Hawkins, Directrice des Ressources Humaines, le docteur Henry Wu, avec la double casquette de responsable Recherche et développement d’Ingen et du parc, et Monsieur Randy, absent aujourd’hui pour raisons médicales. Claire parlera en son nom.
Hamada salua Leslie Hawkins, mais la personne qu’il avait le plus hâte de rencontrer parmi les membres de l’assemblée était Henry Wu. Le célèbre scientifique qui parvint à faire revivre des dinosaures.
-Monsieur Wu, si vous saviez quel honneur c’est pour moi de vous rencontrer enfin !
Il serra affectueusement la main du scientifique.
-Et quel plaisir c’est pour moi également. Je m’entendais très bien avec votre successeur. J’espère que notre collaboration sera aussi fructueuse.
-N’ayez crainte, Ismaël et moi partagions la même philosophie.
-Nous sommes donc sur la même longueur d’onde !
-Une fois, j’ai assisté à l’une de vos conférences à Osaka, ma ville natale. Passionnante !
-Osaka, oui je me souviens très bien. C’était une conférence sur la transmission des gènes en botanique. Vous êtes passionné de sciences Hamada ?
-A mes heures perdues, oui.
-Comme quoi le monde est petit et les grands esprits se rencontrent.
-Alors j’ai appris que ça y’est, vous prenez la place de Richards à la tête d’InGen ! Vous allez devenir PDG !
-L’accomplissement d’une vie entièrement vouée à l’innovation en génie génétique. Et vous n’êtes pas au bout de vos surprises.
La conversation fut coupée par Claire Dearing qui annonça le début de la réunion.
-Mesdames et Messieurs, annonça-t-elle, nous allons pouvoir commencer notre Conseil d’Administration. Je vous prie de bien vouloir vous installer à vos places respectives.

Ed Régis conduit le japonais à la place qui lui était réservée. Il enleva une étiquette à son nom sur l’un  des sièges.
-Hamada, vous serez installés ici, au premier rang. Bon courage pour cette première.
-Ca ira, merci.

Régis tout comme les autres convives, alla s’installer à sa place respective tout comme les autres membres. Seuls Claire et Masrani étaient restés debout pour commencer la présentation de la séance du jour.


Face à l’écran principal était installé un pupitre avec un micro, Masrani s’y installa.
-Bien mesdames et messieurs, dans un premier temps, merci d’êtres venus au complet. A l’exception notable de monsieur Randy, notre Directeur financier, s’excusant pour raisons médicales. Pour commencer et avant de laisser la parole aux différents intervenants, je tenais à dire quelques mots.

Masrani enleva le micro du pupitre et poursuivi son discours d’ouverture en mouvement, n’appréciant guère rester figé dans des situations de communication publique.
-Douze ans, chers amis. Nous entrons en ce début d’année 2019 dans la douzième année d’exploitation  de ce fabuleux parc d’attraction que je ne vous présente plus aujourd’hui.

Quelques membres de l’assemblées émirent quelques rires.
-Quand j’ai acheté Ingen en 1998, peu après la mort de ce regretté John Hammond, jamais je n’imaginais qu’aujourd’hui son bon vieux rêve allait revoir le jour et que cerise sur le gâteau nous en serions arrivé à ce pourquoi je vous ai tous réunis aujourd’hui autour de cette table. A cette époque, Ingen était en plein déboire financier. Certes, le leader en bio-ingénierie génétique était pleinement diversifié depuis un moment, bien au-delà des ambitions d’un parc d’attraction rempli de reptiles d’un autre temps. Mais cette ambition colossale, son échec sur cette île et l’échec d’une tentative de l’ouverture d’un autre parc à San Diego ont ruiné cette société. Etant donné qu’il était hors de question de voir disparaitre ce fleuron de l’innovation dans les méandres des sociétés disparues par la banqueroute, je me suis moi-même donné pour défi de reprendre le flambeau. Hammond me faisait confiance, j’étais le plus à même à lui succéder. Les bénéfices immenses engendrés par nos diverses compagnies spécialisées dans le pétrole, les télécoms, l’énergie et le BTP ont de prime abord permis de renflouer Ingen pour la faire repartir sur de meilleures bases. Comme vous le savez tous, Hammond était un idéaliste et a tout fait pour protéger ses dinosaures, qu’il considérait comme ses propres enfants. C’est pourquoi en anticipant un potentiel nettoyage d’Isla Nublar John Hammond transféra tous les dinosaures de Jurassic Park sur le site B. Et puis comme vous le savez tous, l’ouragan Clarisse mit définitivement fin aux agissements d’Ingen sur les îles et les dinosaures furent livrés à eux même, en paix. J’ai même moi-même décidé que notre compagnie fiancerait la protection des dinosaures d’Isla Sorna, en guise de respect aux dernières volontés de John. Or, l’idéalisme est beau mais il a un prix. Et ce prix fut les curieux qui voulurent voir les animaux malgré les interdictions dans les années qui suivirent la révélation des îles. Et de leur occupant. Quelle ne fut pas ma surprise quand au moment où nous avions fait ressurgir des flots cette société, le gouvernement du Costa Rica et les nations unies me proposèrent de remettre sur les rails le projet de John Hammond, face à l’ampleur lié au développement du tourisme illégal autour d’Isla Sorna.

Masrani, s’arrêta un court instant, inspira légèrement et repris la parole en sortant une télécommande de sa poche.
-C’est donc un nouveau défi que j’acceptai volontiers. Après coup, cinq années d’efforts, fruit d’un travail coordonné entre nos équipes et les autorités locales à travers l’Autorité Internationale de la Génétique représentée aujourd’hui même par monsieur Hamada Takahashi, Jurassic World, successeur de Jurassic Park vit enfin le jour. Et ce malgré les obstacles que les différents détracteurs et groupes de pression auraient bien voulu nous mettre sur notre chemin. Aujourd’hui, Ingen est pleinement rétablie et sa période sombre n’est plus qu’un lointain mauvais souvenir. Forte d’un florilège d’activité multiples dans la génétique allant de l’agroalimentaire en passant par la santé, l’élevage, la botanique voire le clonage d’espèce menacées, nous pouvons nous targuer aujourd’hui d’être les leaders dans le domaine préhistorique ! Je vous avoue que cela me fait un drôle d’effet de dire ce genre de phrase dans mes diverses interventions !

L’assemblée éclata de rire. Masrani, comme nombre d’hommes d’affaires, était passé maître dans la notion de touches humoristiques glissées subtilement dans les discours. Masrani avait appuyé sur l‘un des boutons de sa télécommande et des images représentant les divers secteurs d’activités dans lesquels Ingen exerçait dans le domaine de la génétique.



           
             


                                               


-Et nous y voici. Jurassic World fête ces douze ans aujourd’hui même. Et ce parc n’a pas perdu de son aura avec ses 25 000 visiteurs issus des cinq continents par jour ! Les festivités organisées pour le dixième anniversaire du parc ont été un franc succès et cela ne fait que démontrer l’aura spectaculaire de ce lieu unique au monde. Mais maintenant, le monde change, nous entrons dans une nouvelle époque et il nous faut voir dans l’avenir. Et pour cela, rien de mieux que les intervenants directs pour l’aborder, les personnes sans qui Jurassic World n’en serait pas là à l’heure actuelle. Claire, Ed, c’est à vous.

Masrani reposa le micro et la télécommande sur le pupitre et parti s’assoir à sa place respective, devant celle d’Hamada, pendant que Claire et Ed Régis prise place face à l’assemblée. En s’installant, Masrani et Hamada s’échangèrent un bref sourire.

Claire se mit à son pupitre et contrairement à Masrani préférait rester sur place durant ses discours.
-Bonjour à tous. Puisqu’il est question d’avenir, allons droit au but. Comme vous le savez tous, le grand succès de ce parc d’attraction est lié aussi à notre monopole sur le clonage des dinosaures. Nous étions jusqu’à maintenant privilégiés juridiquement par le monopole que nous conférait notre brevet d’invention tombé dans le domaine public il y a trois ans. La concurrence s’est désormais emparée de la technique de clonage des  espèces disparues, et la concurrence ne compte pas en rester là.

C’est alors qu’Ed Régis pris la parole.
-Après études de marché auprès de nos concurrents les plus directs, autant vous dire que les prochaines années s’annoncent sous le signe de la compétition interentreprises œuvrant dans le secteur génétique. Nos accords tenus entre l’Autorité Internationale de la Génétique et le secteur privé nous imposent de n’exploiter pour le moment les espèces disparues qu’uniquement dans des structures de type parcs zoologiques ou parc à thèmes. Je précise pour le moment, car les choses devraient elles aussi évoluer à ce sujet dans les années à venir, mais nous en parlerons plus tard.

Régis toussota légèrement, se tut un bref instant.
-Autant vous dire que nos concurrents vont s’acharner à reproduire notre concept d’ici les cinq prochaines années repris Régis. Notre équipe de veilleurs concurrentiels nous a permis de dresser un inventaire des projets préhistoriques qu’envisagent nos concurrents. A l’heure où je vous parle, Genentech et KoreaGenetics ont respectivement acquis des terrains à Hawaï et dans les Caraïbes. Leur but ? Construire un Parc Jurassique semblable au notre sur une île respective des archipels mentionnés. Aux dernières nouvelles, ces deux parcs en cours de construction ouvriront d’ici la fin de la décennie. Dans leur folie des grandeurs, les Emirats Arabes Unis ont entamé la construction d’un pharaonique parc jurassique à Dubaï. Biosyn, notre principal concurrent dans les domaines médicaux, agricoles, et piscicoles, a acquis un terrain au large de l’Australie dans le but de construire une sorte de parc safari dinosaurien public. Et bien sur, il ne s’agit là que de nos principaux concurrents. Sans compter l’ouverture prochaine d’un Jurassic Sea World en Floride.

Er Régis, armé de la télécommande que Masrani avait posé sur le pupitre, fit défiler des images conceptuelles et photographies des emplacements géographiques des projets des concurrents cités ci-avant.

             


C’est alors que l’administrateur russe pris la parole.
-Qu’en est-il alors des projets que nous avions validé pour contrer la concurrence ?
-Oui, la question posée par Vladimir est très sensée ajouta Lawson. Nous allons perdre des parts de marché si nous ne menons pas à terme ses projets. Et bien entendu voir nos bénéfices s’effriter avec le temps…

Les autres administrateurs acquiescèrent à l’unisson.
-Rassurez vous, conforta Régis. Nous disposons de suffisamment d’avantages compétitifs pour parvenir à contrer cette prochaine guerre de concurrence.

Claire en profita pour intervenir.
-La grande attractivité de ce parc réside dans sa capacité à fournir sans cesse de nouvelles attractions à notre public. L’ouverture récente d’attractions nouvelles nous ont permis de rameuter des touristes plus nombreux : le Vivarium des Géants, le Dôme des Dilophosaures par exemple. A chaque fois qu’une nouvelle attraction voit le jour, c’est un franc succès.
-Effectivement, nous misons sur des opérations de communication pour accompagner chaque nouveauté : publicité, soutient de personnalités, sponsoring de grandes marques de consommation… et à chaque fois le parc bat son plein.
-Notre prochaine attraction, l’Arène des terribles Diabolus Rex, qui avait été validée par le conseil il y a trois ans affiche déjà presque complet pour son ouverture !
-Bien entendu, nous ne dévoilons pas l’identité des Diabolus Rex pour que notre cher Hamada garde la surprise jusque tout à l’heure !
Hamada sourit à cette remarque. Il est vrai qu’il n’avait jamais visité le parc et que tout avait été fait pour que comme le grand public, il ne sache rien de l’identité des nouveaux animaux qui le peupleront.
-La fait de donner des noms de code à nos nouveaux pensionnaires jusqu’à leur dévoilement le jour de l’inauguration fait partie intégrante de notre marque de fabrique, mais ça vous le savez déjà, fit remarquer Régis.

Sur l’écran, les photos des projets des concurrents laissèrent la place aux photos des attractions citées par Régis. Claire pris la parole.
-D’autres attractions viendront compléter nos infrastructures d’ici deux ans : le Territoire des Vélociraptors ainsi que le Treetop Gazers, qui permettront au public d’approcher de près des brachiosaures, l’une de nos espèces phares.



A l’aide de la télécommande tenue par Régis, l’écran Jurassic World afficha des images conceptuelles des futures attractions.

 

-Tout cela est bien beau, coupa Douglas. Il ne s’agit au final que de banales extensions. De gouttes d’eau dans nos ambitions.
L’administrateur émirati s’interrogea également.
-Qu’en est-il de nos autres parcs d’attraction ? Où en est l’état d’avancement de nos autres projets ?
-Jurassic World Asie et Jurassic World Europe sont actuellement en cours de peuplement, répondit Claire. La construction est prévue dans les temps. Les deux parcs ouvriront fin 2020.
-Et rassurez-vous intervint Régis, ce n’est pas une bande d’écologistes et d’idéalistes qui nous empêcheront de mener nos projets à bien… Je pense tout naturellement à ce groupe de pression international anti-Jurassic World.
-Matez-les, insista Larson. Continuons à montrer au monde que nous somme plus puissants que ces individus.
-Nous mettons tout ce qui est en notre pouvoir pour les tenir à distance, n’ayez crainte Monsieur Larson, rassura le représentant d’Ingen à l’assemblée.
-Bref, dit Claire. Nous pouvons nous féliciter d’avoir anticipé l’arrivée de la concurrence sur notre marché. Nos prévisions financières sont optimistes quant à la rentabilité de nos investissements.

Claire afficha des séries de chiffre sous la forme de tableurs et de graphiques à l’écran, annonçant les prévisions financières liées aux différents projets récapitulés plus tôt.

-Et quitte à parler d’investissement, autant garder pour la fin la raison pour laquelle nous vous avons tous réunis, repris Claire.
-Entreprendre de construire de nouveaux parcs et d’agrandir la taille de notre parc d’attraction sont des choix inévitables, argumenta Régis. Mais nous avons aussi d’autres ambitions. Et autant jouer sur ce qui représente notre cœur d’activité, notre atout majeur. Je veux parler de la génétique.

Plusieurs personnes de l’assemblée réagirent à cette dernière phrase qui n’avait rien d’anodin. Car ces mêmes personnes savaient de quoi il en retournait. Les administrateurs extérieurs au parc n’en savaient rien, eux même allaient savoir de quoi voulait parler Régis à ce moment précis. Et cet instant était des plus stratégiques. De l’agrément du Conseil d’Administration allait dépendre l’avenir du parc, d’Ingen, mais aussi de la science…
Masrani souriait, car l’une de ses demandes les plus folles de sa vie était sur le point de voir le jour. Hamada savait aussi de quoi il en retournait, les projets de ce type induisant l’innovation génétique à Jurassic World faisaient l’objet d’une procédure de validation par l’Autorité qu’il représentait. Et celui-ci avait au préalable était validé en amont par cette institution. Wu était partagé entre joie et nervosité. La mise en route du projet qui était sur le point d’être présenté aux administrateurs représentait le summum de sa carrière, son aboutissement ultime. Quand celui-ci serait validé, il confirmerait sa position de maitre incontesté de la génétique face à ces confrères généticiens du monde entier.

-Ni Claire ni moi n’étant des spécialistes de la génétique, laissons la parole à Henry Wu, l’homme sans qui nous n’aurions jamais pu recréer des dinosaures.
Wu se leva de sa chaise et s’installa au pupitre.
-Chers administrateurs et collègues de longe date, en tant que futur PDG de la firme, je me dois de faire preuve d’esprit entrepreneurial. Et mon expérience en innovation génétique sera la bienvenue.

Larson, bien connu pour ses interventions sèches, intervint sèchement.
-Qu’avez-vous mijoté dans notre dos sans nous en faire part au préalable ?
-Et bien Monsieur Larson, vous n’allez pas être déçu. Des espèces nous en avons à foison dans notre banque génétique, et nous ne manquerons pas d’en offrir de nouvelles à notre public. Mais, si nous pouvons proposer des nouvelles espèces tous les ans dans des attractions, pourquoi ne pas aller plus loin ?
-Aller plus loin que la reconstitution d’espèces disparues, se questionna l’un des administrateurs chinois, mais comment est-ce possible ?
L’autre administrateur chinois compris.
-Voulez vous insinuer que nous pourrions… créer nos propres espèces ? Vous voulez créer la vie, Henry ?
-Vous avez parfaitement raison, Monsieur Tang. Et oui, ce que nous proposons à ce parc, c’est la possibilité de créer de nouvelles espèces.

Le russe, dubitatif, pris la parole pour bien comprendre.
-Comment est-ce possible ? Je veux dire, vous avez trouvé une solution pour créer vous-même des cellules ? Mais même les plus grands microbiologistes ignorent comment la vie s’est formée ! L’expérience de Miller reste encore une référence à ce jour…
-Je vois que vous avez de bonnes connaissances en biologie Vladimir, mais là vous sautez des étapes. Non, je veux parler de l’étape suivante à ce que nous faisons aujourd’hui même. Nous avons pour but de créer des espèces à partir du matériel génétique à notre disposition.

Les administrateurs n’en revenaient pas, ils se montraient très intéressés par ce potentiel à exploiter.
Abdel El Mohammed, posa une question pour être sur d’avoir compris le projet en question.
-Vous voulez donc mélanger des gènes de différentes espèces existantes pour constituer un nouvel animal ?
-C’est exact, confirma Wu. Et comme nous ne nous sommes pas contentés de faire des recherches, nous vous proposons d’ores et déjà une espèce qui n’attend plus que votre aval pour voire le jour.

Le CA  se montrait passionné par cette idée novatrice. Cela attisa la curiosité de Douglas.
-Mais a-t’on déjà une idée de la forme de la créature ? Je conviens qu’il est facile de se représenter un tricératops quand un de vos scientifiques découvre de l’ADN de l’espèce en question, mais n’est-ce pas hasardeux comme expérimentation ?
-Question très pertinente, Monsieur Douglas. Et heureusement, nous sommes au XXIème siècle. Nos outils informatiques à disposition permettent à nos généticiens de modéliser en 3D n’importe quelle espèce à partir d’un ADN complet. Cela nous permet de gagner du temps et de l’argent, sans avoir à attendre des mois complets la naissance de l’individu parfait après moult essais ratés. C’est la vieille méthode des années 80. Messieurs, sans plus attendre, je vous présente la modélisation en trois dimensions de notre future espèce. Messieurs, je vous présente Indominus Rex.

Wu, Claire et Régis s’écartèrent de l’écran et le généticien appuya sur un bouton de la télécommande. L’image de synthèse d’une créature monstrueuse apparue. Les administrateurs étaient bouché bée. Après coup, tous sourirent au potentiel gigantesque qu’offrit cette perspective à la société.

L’Indominus Rex serait ainsi un gros théropode de couleur grise et blanchâtre. Sa posture serait similaire à celle des dinosaures constituant ce groupe : une posture bipède, incluant deux bras. Sa bouche serait ornée de dents très pointues largement visibles même si l’animal fermait sa mâchoire. Ses yeux menaçants regarderaient le monde d’yeux rouges. La partie de son corps partant du haut de son crâne et finissant à mi hauteur de sa longue queue seraient ornés de diverses excroissances, le cou et la tête, à l’instar des avants bras, garnis de pics. La dernière particularité de ce futur nouvel animal serait ses mains préhensibles armées de longues griffes tranchantes.





Alors que l’auditoire était en extase, Claire repris la parole.
-Indominus Rex, annonça Claire. La composition génétique a été validée par brainstorming, la souche de base sera le tyrannosaure et l’animal comportera divers autres gènes d’espèces populaires auprès de nos focus group. Entre autre : vélociraptor, majungasaurus, carnotaure pour ne citer qu’eux. A terme, cette espèce sera plus grande que le T.rex. Elle sera alors le prédateur le plus colossal qui n’ait jamais foulé cette planète.
-Impressionnant, dit le russe d’un fort accent. Très impressionnant.
-Effrayant, fit Douglas.
-Fascinant, fit l’émirati.
-Un potentiel immense, dit Larson convaincu.
-Un potentiel qui nous permettra de montrer au monde que nous auront toujours un train d’avance sur les autres, intervint Masrani. Dès que vous aurez façonné la créature, nous brevèterons l’espèce.
-Et nous seront assuré d’en conserver l’exclusivité pour la décennie à venir se félicita Régis.

L’émirati s’interrogea.
-Mais au-delà, de l’innovation et de l’avantage concurrentiel, quels autres arguments avez-vous à nous proposer pour donner notre approbation à cet investissement ?
-Quand tous nos concurrents auront ouvert leur parc respectifs, la plupart des habitants de cette planète pourront venir admirer ces animaux au plus près de chez eux. Ces parcs capteront une clientèle à laquelle nous ne pouvons pas accéder à l’heure actuelle. En effet, même si Jurassic World Isla Nublar bat son plein, tout le monde ne peut pas venir séjourner au parc. Même si nos tarifs sont proposés pour rester le plus abordable possible, il faut traverser la moitié du monde pour parvenir à l’île. Et débourser une grosse somme d’argent. A moins d’en avoir les moyens, Jurassic World reste le voyage d’une vie ou dans la majorité des cas, un rêve inaccessible. C’est pourquoi nous ouvrons deux nouveaux parcs, pour capter une nouvelle clientèle.
-Oui mais vous déviez du sujet Claire, affirma Larson, quel rapport avec l’I.rex ?
-Et bien, justement, lorsque des parcs à dinosaures seront ouverts aux quatre coins du monde, les dinosaures finiront par devenir une banalité. Alors qu’aujourd’hui les dinosaures classiques évoquent encore le rêve, dans dix ans, les enfants regarderont un stégosaure comme ils regardent aujourd’hui une girafe dans un parc zoologique. Que ce soit maintenant ou demain, nous en viendrons à inventer de nouvelles espèces.
-Il nous faut aussi capter l’attention d’une partie de notre clientèle habituelle, ceux qui ont les moyens de s’offrir régulièrement le voyage, ajouta Ed Régis. C’est de cette catégorie que la banalité arrivera en premier lieu : chefs d’entreprises fortunés, riches héritiers, célébrités du show business, cadres supérieurs, politiciens hauts placés, hauts fonctionnaires… etc.
-Les Diabolus Rex, qui seront présentés au public on l’espère d’ici le mois d’aout, font en réalité office d’étape intermédiaire, expliqua Henry Wu. La touche innovante que nous avons apportée à cette espèce permettra au public de s’en habituer. Elles représentent une mise en quelque sorte.
-Et qu’en pense l’Autorité Internationale de la génétique ? demanda Douglas.

Cette question visait Hamada et il était certain que quelqu’un l’interrogerait sur la question.
Tous les regards étaient centrés sur le japonais.
-Le conseil scientifique de l’AIG a attentivement étudié la question. Sachant que le parc n’a connu aucun incident majeur depuis sa création et que celui-ci est bien géré, le conseil scientifique vous autorise à vous lancer dans la création de l’Indominus Rex. Si le CA donne son aval, considérez le projet comme ouvert.

L’administrateur Larson questionna les cadres du parc.
-A combien estimez vous le projet ? Avez-vous étudié sérieusement les retombées économiques sur le parc ?
Claire pris la parole.
-Nous estimons l’investissement à 100 millions de dollars incluant la recherche développement et la construction d’une arène pour présenter l’animal. Pour ce qui relève du chiffre d’affaires, nous sommes garantis des ventes de billets au complet pour l’ouverture étant donné que ce fut toujours le cas à chaque nouvelle attraction ouverte. L’énorme Spinosaurus exposé dans notre parc pour fêter les dix ans de celui-ci, ainsi que les billets déjà complets pour nos Diabolus nous confortent par avance dans le succès de l’opération. Si nos prévisions s’avèrent correctes, nous pourrions réaliser un bénéfice exceptionnel d’ici trois ans. Il y aura un retour sur investissement. Et comme à chaque fois, nous avons déjà lancé un appel d’offre pour sponsoriser l’animal, ce qui financera une partie des coûts marketing. Verizon Wireless semble vraiment intéressée.
-Et nous sommes toujours en prospection pour une personnalité du show-biz qui pourra parrainer notre création. D’ailleurs nous avons déjà un slogan publicitaire qui nous en sommes certains nous aidera à attirer les foules : « Plus grand, plus gros, plus de dents ». En voici même un aperçu.

A l’aide de la télécommande, Ed Régis montra une ébauche d’affiche publicitaire. Cette affiche comportait une représentation en image de synthèse de ce à quoi pourrait ressembler la future arène de l’Indominus Rex, avec  le slogan en premier plan.


Les administrateurs débâtèrent entre eux du projet Indominus Rex. Masrani se saisi de l’opportunité pour soumettre au vote la création de l’Indominus Rex. Il se leva et revint au pupitre.
-Très bien messieurs, l’heure est au vote. Je pense que notre speech vous a assez éclairci pour rendre une décision. Qui donc vote oui à l’exécution du projet I.rex ?

Unanimement, les administrateurs levèrent tous la main en signe d’approbation.
-Les administrateurs approuvent donc à la majorité absolue le lancement du projet Indominus Rex. Henry, vous avez carte blanche. L’objet de la prochaine assemblée consistera à vous dédier un budget.

Wu était conquis, ça y’est, une étape de plus serait franchie tant dans sa carrière que dans l’innovation génétique. Sa notoriété, si grande soit-elle, n’allait qu’augmenter davantage. Quand tout cela sera accompli, Henry Wu restera gravé à jamais dans les livres d’histoire. L’assemblée l’applaudit, des « bravo Henry » fusèrent. Ce dernier remercia l’assemblée et conclu la séance.
-Mesdames et messieurs, nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère, nous sommes à l’aube… de l’ère d’un nouveau monde jurassique ! Annonça fièrement le professeur Wu.

Masrani, donna une tape amicale à Wu. « Félicitations, vous êtes le meilleur » lui annonça-t-il. Masrani salua également Claire et Régis. « Bravo à vous aussi ». Puis, Masrani remonta au niveau du pupitre.
-Chers amis, il est bientôt onze heures. Midi approchant je pense que vous avez faim. Je vous propose donc de nous réunir dans la salle de réception et de profiter d’un cocktail copieux préparé par Alessandro notre chef.

La salle se vida, et les convives se retrouvèrent dans une grande salle climatisée. Située au niveau de la tour conique du Centre Principal des visiteurs, cette pièce était éclairée par les larges fenêtres. Un paysage tropical et montagneux était visible depuis cette hauteur. Un grand buffet composé de toasts, petits fours, gâteaux et autres délices trônait au fond de la salle. Des serveurs, affublés d’un smoking blanc, passaient d’une personne à l’autre pour servir des champagnes grand crus.

Hamada tenait sa main une coupe de champagne. Masrani vint à sa rencontre.
-Satisfait du buffet, Hamada ? Demanda Masrani.
-Ce champagne est vraiment gouteux.
-C’est du Moët & Chandon. Il provient de la région d’Epernay en France. Cette cave est notre fournisseur officiel en spiritueux à bulles. C’était le champagne préféré de Monsieur Hammond. Nous lui faisons honneur même à travers les mets proposés à nos convives. D’ailleurs goûtez-donc les petits fours de notre chef. Alessandro est épatant. J’aime beaucoup son bar du Chili.
-A ce propos, comment avez-vous connu John Hammond ?
-Par mon père, Sanjay. Mon père lui aussi décédé, avait parmi ses relations privilégiées quelques hommes d’affaires importants parmi lesquels, Lockwood et Hammond pour ne citer qu’eux. Mon père et Hammond étaient très proches, et moi aussi avec le temps, il devint un véritable ami, et même un confident. C’est pourquoi, il se tourna en priorité vers moi pour la reprise de sa compagnie.
Si son neveu n’était pas mort entre temps, jamais je n’aurai repris Ingen aujourd’hui.

Claire Dearing s’avança vers les deux hommes une coupe de champagne à la main. Masrani ne put contenir sa joie.
-Ma chère Claire, trinquons ensemble !
Ils trinquèrent et burent une gorgée de champagne.
-Trinquons aussi Hamada, fit l’indien. J’imagine que c’est le début d’une longue collaboration.
-De mon coté, le service de réglementation de l‘exploitation des espèces préhistoriques devra embaucher du personnel avec ce foisonnement d’entreprises pouvant désormais cloner des dinosaures.
-Notre activité génère de l’emploi reprit-Claire. Le gouvernement du Costa-Rica nous est reconnaissant pour les retombées économiques sur ce pays. En général, les touristes passent une semaine à pratiquer l’éco-tourisme et profitent de terminer leur séjour à Jurassic World ! Le meilleur pour la fin.
Henry Wu et Régis prirent part à la conversation.
-Et la résurrection de créatures préhistoriques pourrait favoriser la création d’emplois et le développement économique à travers le globe ! Intervint le docteur Wu. Je tenais spécialement à discuter avec vous Monsieur Takahashi, des opportunités que nous confère ce pouvoir. Imaginez les applications que pourraient nous apporter ces animaux. Elevages de dinosaures pour l’agriculture ! Sécurité de propriétés ! Applications militaires ! Vertus médicales ! Peut-être qu’après traitement, le venin des dilophosaures contient une substance permettant de mettre un terme à certaines maladies ! Nous pourrions élargir les horizons d’Ingen ! Qui sait ? Je suis certain que des millions d’enfants rêveraient d’avoir un petit dinosaure de compagnie chez eux.
-Vous voulez parler du projet « Dinosaur in ours lifes » ? Je suis au courant. Je ne doute pas de la portée de ces applications. Mais pour vous autoriser à exploiter ce domaine au-delà du simple parc à thèmes, il faudra d’abord attendre que l’on établisse ensemble des séries de règles pour que ce projet aboutisse sans risques. Vous avez prouvé la capacité à présenter ces espèces au public en toute sécurité. Mais il faut en être sûr à 100%. Il nous faut aussi juger la capacité des autres sociétés à procéder de même. C’est très excitant, je l’avoue. Mais il s’agit d’une activité à manier avec précaution. C’est pour cette raison que nous intervenons en amont. Pour que les erreurs de Jurassic Park ne se reproduisent pas.

Effectivement, lorsque le projet Jurassic World avait vu le jour, la construction et le développement du parc ne fut pas dénué d’encadrement. A l’époque où les projets d’Ingen avaient été rendus publics, c’est aussi plusieurs incidents incluant des décès qui avaient été révélés. Toute tentative d’ouvrir un parc s’était soldée par des échecs et des pertes humaines. C’est pour cette raison que durant de nombreuses années, personne n’autorisa la construction d’un nouveau parc. Seule la présence de dinosaures était autorisée sur Sorna, conformément aux règles que John Hammond s’était battu à appliquer avec les autorités du Costa Rica et les nations unies, afin que l’île demeure isolée du reste du monde. Là était le souhait ultime de John Hammond avant de s’éteindre.
Toutefois, l’île était prisée par le monde de la science, attirée par les découvertes scientifiques majeures que les dinosaures pouvaient apporter en complément des fouilles paléontologiques.
C’est pourquoi, les nations unies finirent par obtenir la gestion des deux îles, devenues des zones sous mandat international. Sorna et Nublar étant surveillées par l’ONU, cette institution autorisa des expéditions à vocation scientifiques sur Isla Sorna. Malgré les efforts entretenus par les nations unies pour dissuader les touristes de s’approcher des îles, le tourisme illégal battait son plein. De nombreux accidents se multipliaient et l’un d’eux engendra même l’évasion de trois ptéranodons qui firent de nombreuses victimes au Canada.
Les nations unies, en tant que responsable des lieux et conscientes du problème croissant, décidèrent alors de trouver un autre moyen de dissuasion destiné à détourner l’attention des touristes d’Isla Sorna. Et le moyen trouvé fut l’autorisation donnée à Ingen, désormais membre du groupe Masrani Global Corporation, de construire à nouveau un parc sur Isla Nublar afin que les touristes puissent venir admirer des dinosaures dans des conditions de sécurité renforcées.
Et la sécurité était le mot d’ordre de ce projet mis à jour. Ne souhaitant pas que de nouveaux fiascos viennent à nouveau risquer d’autres vies, les nations unies autorisèrent la construction du parc sous un encadrement drastique. Pour assurer cet encadrement, les nations unies donnèrent mandat à une récente institution, l’Autorité Internationale de la Génétique et du Clonage.

L’AIGC est une institution de réglementation en matière de génétique appliquée crée à la fin des années 1990 sous l’impulsion des nations unies dans le but de réguler, contrôler et réglementer sur un plan mondial les activités liées à la génétique tant les domaines privés que scientifiques.
Il s’agit en fait d’une institution collaborant avec les nations unies spécialisée dans son domaine particulier à l’instar de l’UNESCO, l’OMS ou encore l’UNICEF.
En effet, les innovations majeures dans le domaine de la génétique ont généré depuis les années 80 quantité d’avancées majeures tous domaines d’application confondues mais également son lot de dérives, en particulier dans les pays où la règlementation était moindre.
Ainsi, l’ouverture de cette institution permis d’harmoniser mondialement les réglementations en matière de génétique par le biais de lois internationales et de contrôles renforcés.
C’est donc l’AIGC qui fut chargée de superviser et d’encadrer la construction du parc en collaboration avec Masrani Global Corporation et Ingen. L’AIGC créa pour l’occasion un service destiné à règlementer de manière générale toute activité liée au clonage d’animaux disparus. Le but était simple : l’accord entre les deux parties stipulait qu’Ingen devait assurer la sécurité des futurs touristes. Ainsi les statuts spécifiques du parc furent rédigés entre Ingen et l’AIGC. Ces statuts comprenaient de nombreuses clauses spécifiques liant les deux institutions. L’activité du parc étant encadrée, chaque nouvelle espèce et attraction était soumise à validation du service de réglementation de l’exploitation des espèces disparues. Hamada venant d’être promu responsable de ce service, son rôle était aussi de s’assurer que le parc assurait bien ses engagements par l’intermédiaire d’une ou plusieurs visites des infrastructures par an.
Maintenant que le brevet des techniques de clonage des dinosaures disparus était tombé dans le domaine public, le succès de Jurassic World permis l’autorisation à d’autres firmes de faire de même.
Les autres parcs étaient soumis au même encadrement qui faisait maintenant l’objet d’une norme internationale. Toutefois, la tentation de cloner des dinosaures pour les employer dans des domaines autres que les loisirs était de plus en plus grande, mais l’AIGC représentée ici par Hamada Takahashi n’avait pas encore donnée son feu vert. L’AIGC voulait tout d’abord s’assurer que les autres firmes puissent autant qu’Ingen exploiter les parcs à thèmes en toute sécurité.

-Soyez patient, Henry, conclu le japonais. Ce projet verra le jour. Et oh, en parlant de maladie iront-nous voir cet après midi le cas de ces… Diabolus Rex ?
-Nous vous y emmèneront dans l’après midi, reprit Claire. C’est prévu au programme.
-Je vous évite de nous parler de cet incident ici intervint Masrani en posant sa main sur le bras d’Hamada et en tendant sa bouche vers son oreille. C’est un accident. Cette affaire doit rester confidentielle. Nous aurons tout le temps de nous y consacrer sur place.
-Bien entendu, mais je dois m’assurer que les mesures de précaution et d’isolement sont bien respectées, dit Hamada.
-Et vous aurez tout le loisir de profiter de nos installations durant votre séjour. Vous serez bluffé Hamada ! Dit Masrani.
-Je n’en doute pas.
-Et nous vous convierons à une prochaine visite de nos sites européens et asiatiques, reprit Claire.
-N’oublions pas que nous avons réussi là où Hammond échoua. Affirma Masrani. Hammond était un rêveur. C’est ce qui a conduit son entreprise à la perte. Nous, nous avons réussi à concilier rêve et pragmatisme.
-Mais nous pouvons aussi remercier nos amis les ptéranodons canadiens ajouta Régis. Vous vous rappelez Hamada, ces trois volatiles qui avaient terrorisé la région de Vancouver ?
-Tout le monde s’en souviens, c’est comme San Diego, ça ne s’oublie pas dit Hamada. C’est même cet événement qui poussa les nations unies à construire ce parc pour détourner les touristes de l’autre île.
-Quand je pense que c’est ce lascar d’Hoskins qui les a abattus avec son équipe, continua Régis. Cet événement lui a valu son poste de chef de la sécurité. Vous le rencontrerez dans le cadre de votre première visite.

Claire interrompit la conversation.
-Oh, excusez-moi, j’ai un appel.

Claire saisi son Smartphone vibrant. Une certaine Zara était affichée comme contact appelant.
« -Oui Zara ? Répondit Claire.
-Ils seront bientôt avec moi, leur ferry est sur le point d’arriver à l’heure.
-Ok ça marche, rendez vous dans le hall Géologie du centre de découverte. »
Claire raccrocha.
-Bien, ils sont là. Je vous laisse. J’ai deux jeunes dinosaures à récupérer. On se retrouve pour la visite des installations.
-Très bien Claire, à toute à l’heure.
-A tout à l’heure, fit Hamada de même.

Masrani se tourna vers Régis.
-Bien, je vois que nos projets Jurassic World Europe et Asie avancent à grand pas.
-Et pas qu’un peu. Nous essayons de contenir nos problèmes disons… relationnels avec ces fauteurs de troubles.
-Je sais très bien de qui vous parlez. « Terre d’abord », Greenpeace, et ce Groupe de pression opposé à Jurassic World. Des idéalistes. Aucun sens du progrès. Avec la fondation Ingen/Masrani, on aide les organismes type WWF à repeupler les terres sauvages d’espèces en voie d’extinction et ils continuent de râler, sous prétexte d’un « viol contre la nature ».

Effectivement, bien que l’ouverture de Jurassic World ait fait le buzz à travers le monde, l’existence de ce lieu ne faisait pas l’unanimité. De nombreux opposants, certes pas la majorité du public, se sont insurgés contre les activités d’Ingen dès que l’incident de San Diego avait révélé l’affaire Jurassic Park. Le développement du tourisme illégal autour de Sorna et les quelques accidents évités ou non, ont augmenté les prises de position à l’encontre de l’idée de laisser des dinosaures en vie sur une île. Mais ce mouvement de contestation pris de l’ampleur avec la déclaration d’ouverture du parc. Les opposants au parc affichaient fréquemment leur scepticisme avec l’exemple des précédents accidents et les arguments de certains scientifiques comme Ian Malcolm et sa théorie du chaos. D’autres ajoutaient à ces arguments des justifications comme les problèmes d’éthiques, leurs convictions religieuses, les potentiels risques encourus, l’idée d’aller à l’opposé de l’ordre naturel des choses ou encore l’aspect écologique de tous les projets liés aux dinosaures menés jusqu’à présent.
Alors que certains s’opposaient catégoriquement au clonage des dinosaures non aviens et à l’existence de ceux-ci, d’autres étaient plus tolérants sur la question et privilégiaient plutôt une approche de liberté des animaux, à l’instar des opposants aux cirques et parc zoologiques.
Bien que la plupart des représentants de ces groupes de pression agissent de manière pacifique par l’intermédiaire de campagnes d’information ou de manifestations, un mouvement activiste vit le jour et tenta de mettre des bâtons dans les roues aux projets de Masrani et d’Ingen. Comme les activistes de Greenpeace ou encore certains altermondialistes, ils menèrent leur combat par le biais d’actions plus expéditives comme des tentatives de sabotage ou de détérioration de matériels.

-Malcolm devient très imprévisible ces temps-ci… ajouta Ed Régis.
-Ne me parlez pas de cet individu, repris Masrani. Hammond a eu tord de consulter cet énergumène à l’époque.
-Il y a aussi ce Nick Van Owen, qui n’hésite pas à employer des méthodes radicales…
-Je ne comprends pas pourquoi ce type n’est pas encore sous les barreaux. Des saboteurs…
-Enfin bref, ces projets sont en bonne voie. Ils devront s’y plier.
-Bon en attendant, je vous propose de vous montrer votre chambre à l’hôtel Hilton Hamada.
-Et bien, il me tarde de connaître ma zone de villégiature durant mon séjour, acquiesça le japonais.
-Ed, vous voulez bien accompagner notre invité à la suite John Hammond ?
-Entendu, c’est parti répondit Régis.
-Hamada, veuillez me suivre.

De leur côté, Masrani et Wu s’isolèrent près de la baie vitrée et scrutèrent la forêt tropicale. L’indien s’adressa au généticien :
-Mon cher Henry, nous voici officiellement les maîtres du monde jurassique.
-A ce nouveau monde, dit Wu levant son verre de champagne.
Ils trinquèrent.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

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#10 05-07-2018 21:50:05

Monsieur ADN
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Il y aura un autre changement par rapport à la précédente version : c'est la disposition du parc.

Celle de la 1.0 était relativement proche de celle film avec quelques personnalisations.
Là c'est toujours le cas mais avec plus de changements.

La principale modification, c'est que ce coup-ci, il n'y aura pas un mais deux mainstreets.

Jurassic World 2.0 contiendra deux zones urbaines remplies de commerces, mais chacune autour d'une thématique.
Le premier mainstreet sera plus axé autour de la nature terrestre.
Il sera entouré de bois, de plaines et d'enclos de dinosaures. Il sera surplombé d'un bâtiment semblable à l'innovation center du film mais en beauuuuuucoup plus grand.

L'autre mainstreet sera consacré à la mer et comprendra la zone des bassins marins.
Le coté commercial est strictement identique à celui du film.
Cette zone du parc comprendra le centre de découverte qui est le même que l'innovation center du film.

Autre changement à noter, le Tyrannosaur Kingdom ne sera pas dans le mainstreet nature, mais bien une attraction indépendante de toute zone commerciale, à rejoindre après un petit trajet de monorail.

Il y aura un autre kingdom ailleurs dans le parc et consacré à une autre espèce, mais j'en dit pas plus.

Enfin, je compte bien laisser un petit Kingdom dans le mainstreet nature, mais de je ne sais pas quelle espèce encore.

D'ailleurs, je n'ai pas encore trouvé de nom pour ces deux mainstreets.
Si vous avez des idées, surtout n'hésitez pas à les proposer.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
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#11 05-07-2018 22:09:18

XenoCloud
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Pour le petit kingdom, pourquoi pas un carno ou un bary ^^


oliver10.jpg

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#12 22-07-2018 10:20:26

Monsieur ADN
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Je confirme, il y aura bien deux mainstreet dans le parc et je leur ai trouvé un nom.

L'un, plus centré sur les dinos en eux même et le thème de la nature terrestre, s'intitulera "Forest Mainstreet".
L'autre, centré sur l'océan et la mer comprendre la lagon marin, ce sera (enfin c'est) "Sea Mainstreet".

Si vous avez de meilleurs suggestions, elles sont les bienvenues, sinon ce sera les dénominations officielles.

Et quant à ce petit kingdom, ce sera le "cératosaurus kingdom".

Sinon la réécriture révisée avance à petits pas (peut pas faire mieux qu'un ou deux chapitre par week end), là je viens de re-boucler le chapitre "lagon", avec une visite des bassins différente de la première.

Dernière modification par Monsieur ADN (22-07-2018 13:09:53)


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#13 30-07-2018 20:42:29

Monsieur ADN
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Un nouveau chapitre va se glisser dans la partie découverte du parc.

Ce coup-ci on entrera dans un lieu faisant partie des coulisses de JW, mais indispensable au déroulé de l'histoire par rapport à l’événement qui va foutre en l'air le parc.

Gros indice :

Spoiler: Cliquer pour lire

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"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

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#14 30-07-2018 22:12:34

JurassicOne
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Ah, c'est la fameuse centrale ça... smile


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#15 31-07-2018 17:26:17

Monsieur ADN
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

JurassicOne a écrit :

Ah, c'est la fameuse centrale ça... smile

Mais encore ? wink


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
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#16 31-07-2018 22:05:36

JurassicOne
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Hmm....elle sera endommagée ou entièrement détruite par une catastrophe naturelle genre ouragan ou séisme et cela entraînera une coupure de courant dans tout le parc ?

Dernière modification par JurassicOne (31-07-2018 22:07:44)


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#17 31-07-2018 23:30:46

XenoCloud
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Ou un sabotage ou un bug système ?


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#18 01-08-2018 18:18:39

Monsieur ADN
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

JurassicOne a écrit :

Hmm....elle sera endommagée ou entièrement détruite par une catastrophe naturelle genre ouragan ou séisme et cela entraînera une coupure de courant dans tout le parc ?

Alors dans un premier temps, de quel type de centrale s'agit-il ?

Et oui là où je voulais en venir c'est que oui, elle sera endommagée par une catastrophe naturelle.
Après le tout est de savoir laquelle ?

Tout ce que je peux te demander c'est laquelle (tu brûles) ? wink

Xenocloud a écrit :

Ou un sabotage ou un bug système ?

Alors le sabotage système c'est dans la version 1.0 qui deviendra caduque après tout.

Mais ce genre d'idée je la conserve pour la suite qui se penchera plus sur l'activisme. C'est pour ça que je remplace le sabotage par une catastrophe naturelle pour éviter le bis repetita placent.

...

Mais vous avez joué le jeu donc maintenant allons jusqu'au bout et je vous laisse deviner de quelle catastrophe il s'agira.
En retour je pourrai vous livrer le synopsis.  smile


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
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#19 01-08-2018 20:06:52

JurassicOne
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

Pour la centrale, c'est la fameuse centrale ou station géothermale qui tire son énergie de la terre et qui produit l'électricité nécessaire pour tout le parc.
Et pour la catastrophe, je pense déjà avoir donné la réponse : un ouragan.


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#20 01-08-2018 20:12:43

Monsieur ADN
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Re : Fan Fiction - Jurassic World revisité version 2.0

JurassicOne a écrit :

Pour la centrale, c'est la fameuse centrale ou station géothermale qui tire son énergie de la terre et qui produit l'électricité nécessaire pour tout le parc.

Gagné !

Hé dit donc Jamy, je vous t’expliquer comment fonction une station géothermique !

JurassicOne a écrit :

Et pour la catastrophe, je pense déjà avoir donné la réponse : un ouragan.

Ah là, tu refroidi.


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