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#1 16-10-2016 17:42:48

The Geeky Zoologist
Gallimimus
Inscription : 02-06-2016
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Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

MAJ du 08/08/2019

La version 1.0 de cette fic a également été mise en ligne sur fanfiction.net avec un chapitrage différent que dans le PDF pour des raisons en lien avec la fluidité de la lecture.
Voici le lien :
https://www.fanfiction.net/s/13355259/1/Jurassic-World

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MAJ du 07/07/2019

L'histoire complète a été mise en ligne en hier.
Pour y accéder, allez à la page 10 et descendez jusqu'à mon post de la soirée. Il vous suffit de cliquer sur le lien que j'ai donné pour télécharger la fic.

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MAJ du 20/02/2019

Un lien pour un PDF comprenant les 3/4 de l'histoire est disponible page 9. Je vous recommande d'y aller directement si vous voulez avoir accès à la version la plus récente du récit et ne pas à avoir à lire les anciennes versions des chapitres, dépassées depuis.

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Tout comme Mr ADN et Jurassic Dark (et probablement d'autres), j'ai développé depuis quelque temps ma vision de Jurassic World et j'aimerais la partager avec vous dans le cadre d'une fan-fic.

Bien qu'ayant le déroulement de l'intrigue de l'ensemble, je suis loin d'avoir terminé cette fic et par conséquent je ne saurais pas dire quand je pourrais publier le prochain chapitre.

Cependant, je peux déjà vous révéler les titres de mes chapitres même si il y a de fortes chances que j'y apporte des modifications. Les voici :

Prologue : The End of a Reign
I/ The Brothers that strays together
II/ Welcome to Jurassic World
III/ As the Jurassic World turns
IV/ Panem et circenses
V/ Sunset O'er Jurassic World
VI/ The Merry Iguanodon
VII/ The Great Escape
VIII/ Watchers on the fence
IX/ Outwards the animals
X/ A Feast for Vultures
XI/ A Shadow from the past
XII/ The Quetzalcoatlus Shuffle
XIII/ A Storm of Beaks
XIV/ The Council
XV/ The place where the bones are
XVI/ Out of the frying pan, into the fire
XVII/ This is how you play God
XVIII/ The Red Christmas
XIX/ A Clash of Queens
XX/ Ocean's apart
XXI/ Nine to survival job

Principales différences avec le film :
- Une histoire plus longue.
- Un ton bien plus adulte et mature et par conséquent du gore et un langage cru par moments.
- Des animaux plus fidèles aux dernières représentations scientifiques.
- De nouvelles espèces méconnues du grand public.
- Des personnages inédits.
- Un design différent pour l'Indominus.

Je tiens à préciser que j'ai un peu remanié certains éléments de la chronologie donné par le site Masrani Global donc ne vous étonnez pas si dans le cas du prologue, l'année de capture de rexy diffère de celle du canon instauré par le film JW.
Contrairement au film, l'intrigue se déroule pendant les vacances de Noël de 2017 et non pas en 2015 (Dans cette continuité, il a été décidé de créer l'I.rex suite à une réunion ayant eu lieu pour les dix ans du parc).


Pour vous donner un avant-goût, je vous laisse découvrir le prologue. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et toute critique constructive est la bienvenue.



                                                      PROLOGUE : THE END OF A REIGN


Les gouttes d’eau issues de l’humidité ambiante de la forêt tropicale perlaient sur la surface blanche d’un œuf.
Cet œuf n’était pas le seul de la couvée, il y en avait une vingtaine d’entre eux, organisés de manière concentrique au sein d’un cratère en terre et des feuilles mortes avaient été déposées autour d’eux.
La surface de l’un des œufs commença à se craqueler alors qu’au-dessus du nid, le vent faisant bouger légèrement les branches et les feuilles des innombrables arbres constituant la jungle environnante.

Sur une branche parmi tant d’autres, un boa constrictor se tenait.
Ses anneaux s’étaient enroulés autour de la branche et il semblait inerte.
En cette matinée brumeuse, les conditions n’étaient pas idéales et en vérité, le serpent attendait les rayons du Soleil afin de réchauffer son corps et reconstituer ses réserves avant de pouvoir aller chasser sur le sol forestier.
Le boa en question n’avait pas encore atteint sa taille adulte, il ne faisait qu’un mètre vingt là où les plus grands membres de son espèce pouvaient atteindre plus de quatre mètres.
Il aurait pu atteindre cette taille si la mort ne l’avait pas frappée si tôt.
Des serres se plantèrent dans la chair du reptile tandis qu’un puissant coup de bec lui perfora le crâne.

Le corps du boa fut soulevé avant d’être déposé sur une autre branche située près de la cime d’un arbre beaucoup plus grand, l’un des plus grands de cette forêt.
L’animal qui avait tué le boa était un rapace à tête grise arborant un plumage noir sur le dos et blanc sur le dessous, une harpie féroce, l’un des plus grands prédateurs des forêts tropicales du nouveau monde.
Avant de commencer son repas, le rapace regarda autour de lui alors que la jungle tout autour était bercée des sons produits par les autres habitants de la forêt.
De là où il se tenait, il avait une vue imprenable sur la canopée mais la brume était tellement épaisse que même les yeux aiguisés de la harpie n’arrivaient guère à distinguer quelque chose au-delà d’une douzaine de mètres.
Ne voyant rien à l’horizon capable de lui chaparder son repas, la harpie commença alors à se repaître du serpent.
C’est alors que la jungle devint silencieuse d’un coup.
La harpie alertée par cela, releva la tête.
Des oiseaux blancs s’envolèrent de la canopée et passèrent à proximité du rapace sans lui prêter attention et le prédateur commença à entendre un bruit saccadé qui se faisait de plus en plus fort.
Il resserra ses serres autour de sa proie, se préparant à l’emporter.
Au bout de quelques secondes, un gigantesque monstre fuselé et vert kaki perça la brume tout en rasant de près la canopée alors que les branches étaient secouées sur son passage.
La harpie s’envola, s’écartant sur le passage du monstre, le corps inerte du serpent entre ses serres.

L’hélicoptère AgustaWestland AW101 de couleur vert kaki survolait la jungle embrumée. Une fois que l’appareil sortit du nuage de brume qui recouvrait un gros pan de jungle, la porte de l’habitacle fut coulissée et un homme vêtu d’un treillis et d’une veste verte, coiffé d’un chapeau à lanières et portant un casque sur les oreilles lança un regard à l’extérieur. Il scruta attentivement la jungle lorsqu’il vit des arbres bouger à deux cent mètres de leur position. L’homme se retourna et s’adressa au pilote de l’appareil :
« J’ai du mouvement à onze heures.
-    Ok », lui répondit le pilote.
L’homme en treillis porta le micro de son casque à sa bouche et commença à donner des instructions.
« Equipe au sol, j’ai repéré la cible. Elle se trouve au pied des collines, elle tente de regagner la montagne. »
Le tireur jeta un coup d’œil à une montagne aux pentes boisées située à quelques kilomètres de là. 
« Entendu, on se dirige vers sa position », lui répondit-on dans le casque.
Au sol, les plantes basses recouvrant le sol forestier étaient écrasées sur le passage d’un petit groupe de véhicules tout-terrain, tous de couleur kaki, fonçant à toute vitesse composé de plusieurs Hummer H1 et Jeep Wrangler, ainsi que d’une Mercedes-Benz U1300 surmonté d’une cage dans laquelle se trouvait deux hommes vêtus de treillis. L’un d’eux, un homme d’une quarantaine d’années aux cheveux bruns coupés courts, semblait mener les opérations.
Vic Hoskins porta le micro de son casque devant sa bouche tout en regardant la jungle devant lui au travers des barreaux de la cage dans laquelle il se trouvait.
« Il est bientôt sur nous, mettez-vous en formation ! » ordonna-t-il.
Les véhicules s’organisèrent de façon à former un demi-cercle avec l’Unimog au centre et s’arrêtèrent.
On pouvait entendre le craquement des branches provenant de la jungle devant les véhicules à l’arrêt. Quelque chose de gros semblait se frayer un chemin à travers la jungle.
« Attendez ! » Ordonna Hoskins.
A plusieurs dizaines de mètres devant, un arbre s’était couché et on commença à entendre le souffle rauque de ce qui semblait être un gros animal.
Les hommes commençaient à devenir nerveux, le tireur dans la cage tenait fermement son fusil Lindstradt contre lui.
« N’oubliez pas qu’on doit le capturer vivant. », dit Hoskins en s’adressant au tireur qui hocha la tête.
L’animal qu’ils devaient capturer ne cessait de se rapprocher alors qu’un silence de mort régnait parmi les hommes.
« Vous attendez ! » Répéta Hoskins.
L’animal se trouvait à vingt mètres, puis quinze, puis dix et alors qu’il s’apprêtait à percer la couche de végétation le séparant des véhicules, l’homme aboya dans la radio :
« Maintenant ! »
A bord de l’un des véhicules, on mit en marche un appareil ressemblant à une boîte grise et une sorte de sifflement aigu en sortit et brisa le silence qui régnait alors. Tout le monde se boucha les oreilles et Hoskins sentit une odeur âcre de chair en décomposition et vit l’animal, une créature  bipède brune à la gueule carrée garnie de dents de la taille d’une banane et au cou court, mesurant treize mètres de long et cinq de haut, un Tyrannosaurus rex.
Le dinosaure se retourna tout en lançant un rugissement plaintif, incommodé par les ultrasons produits par la boîte grise et sa longue queue frôla le dessus de la cage sous le regard inquiet du tireur et Hoskins étouffa un juron.
Hoskins n’attendit que quelques secondes avant de donner de nouveaux ordres :
« Manœuvre d’enveloppement, que tout le monde lui colle aux basques ! Repoussez-là vers les champs ! »
Les véhicules démarrèrent au quart de tour et formèrent un demi-cercle autour de l’animal afin de le forcer à aller vers l’ouest, là où la jungle était moins dense.
Le tyrannosaure poussait des grognements à l’encontre de ses poursuivants et tenta même de mordre le capot d’une Jeep qui roulait trop près.
« Gardez vos distances bordel ! » Hurla Hoskins à la radio.
Mais le dinosaure donna un violent coup de tête au véhicule qui fit une embardée, menaçant de rentrer droit dans un arbre.
La Jeep fit un virage serré afin de l’éviter mais en roulant sur une grosse racine, elle se retourna sur le côté.
« Continuez la poursuite, nous y sommes presque ! » Fit Hoskins.
Dans l’habitacle de l’hélicoptère, l’homme au chapeau ouvrit une boîte dans laquelle se trouvaient plusieurs seringues hypodermiques.
Il saisit alors son fusil à air comprimé posé à proximité et le chargea avec une seringue. Il s’assit vers le bord et regarda la jungle en contrebas.
A une centaine de mètres devant, la jungle s’arrêtait pour laisser place à des prairies. Le tireur repéra l’animal, le mit en joue et après quelques instants tira.
Il attendit quelques secondes mais l’animal ne montra aucun signe de relâchement.
Alors qu’ils continuaient la poursuite, Hoskins vit un pompon rose fiché dans un tronc.
« Vous avez manqué la cible, annonça-t-il au tireur
-    Entendu. » Lui répondit-on.
Le tireur embarqué à bord de l’hélicoptère avait rechargé son fusil et au travers de la lunette, surveillait l’animal qui sortit de la jungle en écartant quelques palmiers sur son passage.
Dès que le tyrannosaure fut à découvert, le tireur le mit en joue et au bout de quelques secondes, appuya sur la gâchette et la seringue alla se planter dans le cou de l’animal qui poussa un rugissement à la fois puissant et plaintif.
Les véhicules sortirent à leur tour de la jungle et commencèrent à décrire de grands cercles autour du dinosaure qui s’ébroua, signe que le tranquillisant commençait à faire effet alors que les chasseurs se retirèrent plus loin, à une distance respectable de l’animal et le surveillait, à la fois partagés entre un sentiment de peur et de fascination.

Une cage de transport constitué d’épais barreaux en acier fut montée autour du corps de l’animal endormit alors que des vétérinaires l’auscultait afin de vérifier son état de santé.
Dès que la cage fut prête, une grue volante la hissa sur la longue remorque d’un camion qui attendait non loin.
Lorsque la cage fut posée sur la remorque, les parois de la remorque se refermèrent autour d’elle, laissant passer la lumière du jour entre d’épais barreaux tandis que la grue volante vola vers le Sud.
La brume qui recouvrait les environs s’était dissipée mais le ciel était toujours recouvert par d’épais nuages en cette journée de septembre 2002.
Les véhicules ayant été utilisés lors de la poursuite, y compris la jeep qui avait fait une embardée mais qu’on avait pu remettre sur ses quatre roues, étaient garés dans l’herbe à côté du camion, à la lisière d’une forêt.
Les chasseurs étaient occupés à discuter d’entre eux de manière conviviale tandis qu’une femme brune vêtue d’un débardeur blanc et d’un pantalon beige était occupée à prendre des photos et à filmer le dinosaure ainsi que les chasseurs, alors complètement détendus.
L’un d’eux se retourna vers la documentaliste.
« Eh les gars, faites coucou à la caméra de Leni Riefenstahl. » Dit-il sur un ton plaisantin.
Ses collègues rigolèrent avec lui et firent des signes en direction de la caméra.
« Je vous ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça. » Rétorqua-t-elle sur un ton amical tout en les filmant.
Vic Hoskins se rapprocha de la remorque et au fur et à mesure qu’il se rapprochait, les bruits de respiration du dinosaure se faisait de plus en plus audibles, aussi fort que le bruit produit par le soufflet d’une forge.
Il inspecta la remorque avant de se retourner et de s’adresser à tous les participants de la capture.
« Messieurs, mesdames. Puis-je avoir votre attention s’il vous plaît ? »
Tous se rassemblèrent autour de lui et les discussions s’interrompirent.
« Vous avez fait du bon boulot aujourd’hui enfin tout du moins la plupart d’entre vous tout du moins, n’est-ce pas Lambert ? Dit-il sur un ton moqueur en jetant un regard au conducteur de la Jeep accidentée, un noir d’une trentaine années.
Mais je suis fier de vous. Ce soir c’est tournée générale et c’est moi qui paye. », annonça-t-il.
L’assemblée applaudit et poussa des exclamations de contentement.
« Allez, en route mauvaise troupe. », leur dit-il
Hoskins se dirigea vers l’un des hummers garés sur l’herbe et s’installa au volant du véhicule et referma la portière, ornée du logo d’une entreprise appelée INGEN.
Son véhicule prit la tête du convoi qui se dirigea dans un premier temps vers l’ouest. Ils roulaient sur les restes d’une ancienne route de terre, pratiquement recouverte par l’herbe, qui suivait les restes d’une clôture électrique haute de plusieurs mètres aux fils rouillés et dont certains des pylônes étaient couchés.
Hoskins jeta brièvement un coup d’œil dans le rétroviseur afin de surveiller le convoi tandis que à l’arrière, l’un des chasseurs était en train de lire un exemplaire de poche du Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours et que la documentaliste vérifiait son matériel.

Cela faisait déjà 7 mois qu’il avait débarqué sur Isla Nublar, une île située à 193 kilomètres au large du Costa Rica.
Plus de quinze ans auparavant, cette île avait été louée au gouvernement Costaricain par une compagnie de génie génétique appelée INGEN, la même pour laquelle Hoskins et ses hommes travaillaient, afin d’y bâtir un parc à thème hors du commun appelé Jurassic Park mais durant l’ouragan Clarissa qui avait frappé la région en 1993, un incident poussa la compagnie à abandonner l’île et toute sortes de rumeurs à son sujet commencèrent à se répandre.
On disait qu’INGEN avait peuplé son parc de monstres et à l’époque ce n’était que des balivernes pour Hoskins mais lorsqu’il accepta un boulot comme cadre dans la division de sécurité en 1995, on le mit au parfum et les rumeurs se sont avérées vraies d’une certaine manière : INGEN avait réussi à cloner plusieurs espèces d’animaux éteints dont des dinosaures et il y avait non pas une mais deux îles peuplées par ces créatures, la seconde étant Isla Sorna, elle aussi abandonnée après l’ouragan et sujette à d’inquiétantes rumeurs de la part des pêcheurs du coin qui la redoutait en raison de disparitions ayant eu lieu aux alentours peu après l’abandon des lieux par INGEN.
Il apprit également que son prédécesseur ainsi que les deux tiers d’une expédition envoyée sur Isla Nublar en novembre 1994 avaient été massacrés par les anciens dinosaures du parc, revenus à l’état sauvage.
A l’époque, il se demanda comment INGEN arrivait à étouffer l’affaire, cachant au reste du monde le fruit de leurs travaux mais cela ne dura pas.

En effet dans le but de renflouer ses caisses, INGEN comptait ouvrir un autre Jurassic Park, à San Diego, qu’elle allait peupler d’animaux capturés sur Isla Sorna où on avait laissé leurs populations croître avant de lancer une opération de capture connue sous le nom d’opération récolte mais la dite opération se solda par un échec à cause de saboteurs qui libèrent les animaux capturés qui ravagèrent le camp et détruisirent tout matériel de communication.
Une grande partie de ceux qui participèrent à cette opération trouvèrent eux aussi la mort.
Hoskins se souvenait des récits des survivants qui étaient à glacer le sang et faisait état d’un couple de tyrannosaures en furie et de raptors embusqués dans les hautes herbes.
Mais on avait réussi à capturer un tyrannosaure mâle ainsi que son petit et les deux furent aussitôt expédié à San Diego. Le cargo transportant l’adulte fonça dans le complexe maritime de la compagnie, le ravagea et le dinosaure adulte s’échappa.
On découvrit que l’équipage avait été massacré et on pensa que le tyrannosaure s’était réveillé et en était responsable.
Le dinosaure échappé sema la panique dans la ville, révélant aux yeux du reste du monde ce que INGEN avait fait.
Le patron de l’époque, Peter Ludlow, trouva la mort durant cet incident et l’animal ne fut tranquillisé qu’au bout de plusieurs heures et l’ancien président de la compagnie, John Hammond, insista pour que l’on ramène l’animal et son petit sur Isla Sorna et fit un discours sur une chaîne nationale où il plaida en faveur de la protection de ce monde perdu et de ses habitants.

Mais ce faisant, bon nombre de regards se braquèrent sur l’île dont Hammond venait de retirer le voile de mystère qui régnait autour et des tour-opérateurs commencèrent à organiser des activités touristiques clandestines autour d’Isla Sorna.
En juillet 2001, un groupe d’américains fut piégé sur l’île suite à la destruction de leur avion par un spinosaure, le plus grand dinosaure carnivore qu’INGEN avait recrée, et les survivants furent récupérés par un détachement de l’US Navy mais quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils virent des ptéranodons quitter l’île pour d’autres horizons. On supposa que l'un des rescapés avait du mal fermé la porte de la volière lorsqu'ils l'avaient traversée.

INGEN eu vent de l’évasion des ptéranodons et ils demandèrent alors à Vic de monter une équipe afin de traquer les reptiles volants et d’éviter qu’ils ne commettent des dégâts sur le continent.
Les ptéranodons ne refirent surface qu’en Novembre où ils étaient arrivés jusqu’à Vancouver, en Colombie-Britannique, soit à plus de 5600 kilomètres de leur lieu de naissance.
Là-bas ils avaient attaqués et tués deux parachutistes en plein de centre-ville pendant la nuit et le lendemain, l’un d’entre eux avait enlevé un enfant dans un parc de banlieue.
L’équipe d’Hoskins, en collaboration avec l’office de contrôle des animaux et la police locale, sauva l’enfant et abattit les animaux qui avaient commencé à faire leur nid sur une falaise en bord de mer.
L’affaire avait fait la une des news et on avait fait d’Hoskins le héros du jour.

Quelques temps plus tard, il fut contacté par un certain Simon Masrani, le PDG de la multinationale indienne Masrani Global que Hammond avait nommé propriétaire d’INGEN juste avant son décès, en décembre 1997.
L’indien proposa à Vic de devenir responsable de la sécurité sur un futur chantier que Masrani Global allait entreprendre sur Isla Nublar, et en échange Masrani promit à Hoskins qu’il allait faire en sorte qu’il soit considéré à sa juste valeur en le nommant à la tête de la division de sécurité d’INGEN.
Et c’est ainsi que moins d’un an après l’attaque des ptéranodons au Canada, Hoskins était en train de rouler en compagnie de Jane Malone, une ancienne amie à lui et reporter de guerre, sur l’ancien circuit de Jurassic Park, à la tête du convoi escortant l’un des plus grands prédateurs terrestres ayant jamais existé.


La route les faisait traverser une vallée aux collines herbeuses, cernée par des montagnes de part et d’autre.
Ils prirent un virage qui les emmena vers le sud et empruntèrent un tunnel, passant ainsi sous les montagnes.
Ils sortirent du tunnel quelques instants plus tard, et traversèrent la jungle en ligne droite.
Cependant ils durent quitter la route à un peu plus d’un demi-kilomètre plus loin étant donné qu’un glissement de terrain avait emporté une partie de la route et le convoi bifurqua à droite en traversant une petite clairière, juste avant que la jungle ne laisse place à des prairies vallonées.

Lorsqu’ils arrivèrent au sommet d’une colline, Hoskins vit Jane baisser la vitre pour prendre en photo le squelette de ce qui fut un animal long de vingt-cinq mètres au cou immense et au crâne surmonté par une sorte de bosse.
Les restes d’un autre de ces animaux connus sous le nom de Brachiosaures gisaient à demi-immergé dans une lagune située en bas de la colline.
Le convoi se dirigea vers le sud-est et ils longèrent des falaises qui surplombaient sur plusieurs kilomètres une rivière aux eaux troubles.
Depuis la route, ils avaient une vue sur la partie orientale de l’île en majorité composée de jungles et de montagnes embrumées.
Les véhicules pénétrèrent à nouveau dans une zone de jungle et suivirent une route qui descendait en pente douce. Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent au niveau d’un pont franchissant une rivière. De l’autre côté de la rivière, un portail encadré de part et d’autre par des miradors dans lesquels on trouvait des hommes armés qui dès qu’ils virent le convoi arriver, ouvrirent le portail afin de les laisser passer.
Après leur passage, les gardes prirent soin de bien fermer le portail.
Au bout d’une centaine de mètres ils virent des ouvriers dans une clairière s’affairer le long d’une structure en béton étroite et supportée par des piliers tandis qu’une grue transportait un tronçon en béton long de plusieurs mètres et se chargeait de la poser sur l’un des piliers.
Au détour d’une colline, ils arrivèrent finalement au chantier.
Une zone de plusieurs dizaines d’hectares avait été débroussaillée et déboisée, faisant du lieu un véritable champ de bataille où s’affairaient des dizaines d’engins de construction et des légions d’ouvriers.
A gauche du convoi, des bulldozers continuaient de déboiser la zone, abattant des arbres centenaires non loin d’une décharge à ciel ouvert où les rebuts du chantier ainsi que des restes de l’ancien parc dont des panneaux, des clôtures et même des véhicules, Hoskins vit une Jeep Wrangler grise et rouge portant le numéro 12 être broyée et jetée dans un container de la taille d’un semi-remorque.
Une sorte de mine à ciel ouvert occupant une surface d’une vingtaine d’hectares était en train d’être creusée au cœur du chantier et des camions-bennes remplis de terre en sortaient.
Au-delà de la gigantesque fosse, des grues s’affairaient autour du squelette de futurs grands immeubles.
Arrivé non loin du bord de la fosse, le convoi se désolidarisa : le camion transportant le tyrannosaure alla à droite tandis que les véhicules des chasseurs partirent sur la gauche, en direction d’un campement constitué de tentes et de modules de chantier.
Le camion se dirigea vers un complexe constitué de hauts murs en faux-rochers noirs, le contourna et au détour d’un angle, fut accueilli par une vingtaine de soigneurs, vêtus de beige et le véhicule s’arrêta à côté d’une grue.
« La star est dans nos murs, elle est arrivée ! » Hurla l’un des soigneurs dans sa radio, complètement extatique.
Les parois du camion se scindèrent et une vétérinaire monta sur la remorque et se pencha auprès du prédateur endormit et dit aux ouvriers qui s’occupaient de la grue
« Parfait ! Déposons-là dans l’enclos d’isolement.
Bienvenue dans ta nouvelle maison ma chère» Dit-elle au tyrannosaure qui respirait bruyamment.
Le crochet de la grue arriva jusqu’au niveau de la cage et la hissa sous le regard des soigneurs et de la vétérinaire qui n’arrêtait pas de répéter aux ouvriers de faire attention.
La grue pivota et fit descendre la cage à l’intérieur de l’enclos d’isolement, une zone carrée en terre battue, entourée de hauts murs en béton et de faible surface comparée à l’enclos en construction à côté et reliée à un bâtiment via une porte suffisamment grande pour laisser passer le tyrannosaure.
Un groupe de soigneurs s’assura que la cage soit déposée doucement et ils s’attelèrent à démonter les barreaux d’acier. Dès que ce fut finit, la vétérinaire administra un antidote au tranquillisant donné auparavant et tout le monde sortit de l’enclos et attendit le réveil de l’animal.

Lorsque le Soleil se coucha, les travaux s’interrompirent et les ouvriers regagnèrent le campement situé à l’est du chantier.
Avant de rejoindre ses hommes à la tente qui servait de taverne improvisée, Hoskins rendit visite à celle qui régna sur l’île pendant neuf années, un règne auquel Vic avait mis fin et la vieille T.rex allait probablement vivre pour le restant de ces jours dans cet enclos sécurisé.
Pour Hoskins, tout s’était déroulé comme prévu jusqu’à maintenant et avec un peu de chance, la reconquête de l’île devrait se faire assez facilement.
Depuis son arrivée, il en avait vu des dinosaures mais la plupart du temps c’était soit des Parasaurolophus ou des Gallimimus, deux espèces d’herbivores vivants en troupeau et qui la plupart du temps ne prêtaient aucune attention aux humains ou dans le cas contraire fuyaient, parfois des Segisaurus ou des Compsognathus, qui malgré le danger qu’ils peuvent représenter lorsqu’ils sont en grand nombre peuvent être facilement effrayés, mais il n’avait que rarement vu des prédateurs suffisamment gros pour tuer un Homme facilement et pourtant il y en avait encore sur cette île en 1994 d’après les témoignages des survivants de l’expédition : Proceratosaurus, Herrerasaurus, Baryonyx, Dilophosaurus, Metriacanthosaurus et même des Velociraptors que l’on avait cru éteint sur l’île depuis l’incident de 1993 où les trois adultes restants avaient été tués.
On aimait penser que Rexy, le nom que les soigneurs avaient donné au tyrannosaure qu’ils avaient capturé, ne supportait pas la concurrence et par conséquent éliminait tous les autres prédateurs qu’elle croisait et imposait une pression tellement forte sur les autres que leurs populations ne devaient être de l’échelle que de quelques individus au maximum et ce même pour les carnivores pas plus gros qu’un grand félin.
Etant donné que c’était une nuit de pleine lune, Hoskins pensa qu’il devrait y avoir suffisamment de lumière pour pouvoir observer l’intérieur de l’enclos et il s’approcha d’une fente dans le mur servant à cette fonction et dans un premier temps, il crut qu’il était vide et que le tyrannosaure était rentré dans son bâtiment de nuit.
Mais d’un coup, un œil de couleur ambre à la pupille ronde et noire apparut dans la fente et Hoskins, surpris, fit quelques pas en arrière et le T.rex lança un rugissement si puissant qu’il avait dû être entendu à des kilomètres à la ronde.

Dernière modification par The Geeky Zoologist (08-08-2019 15:03:51)


"I'm a simple man. I like pretty, dark-haired women and breakfast food" Ron Swanson, Parks and Recreations

"I have come up with a plan so cunning you could stick a tail on it and call it a weasel." Black Adder the Third

Hors ligne

#2 16-10-2016 17:59:43

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
Lieu : Dans ton sang
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Messages : 14 604

Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Je lis ça dès que possible. wink

Je trouve ça bien de passer par une fan fic pour illustrer le point de vue du film par des fans avant d'avoir vu le film.

Et pis ça promet des histoires alternatives dont je suis friand.
C'est possible que je bosse un jour sur l'histoire du week end à JP en 1993 qui se serait bien déroulé.
Mais là n'est pas la question.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

Hors ligne

#3 20-10-2016 15:54:31

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
Lieu : Dans ton sang
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Messages : 14 604

Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Bon c'est fait j'ai pris un moment pour lire ce prologue et j'ai passé un bon moment.

C'est bien écrit dans l'ensemble, les environnements sont décrits comme il se doit.

Globalement j'ai bien aimé et cette histoire aurait pu faire également un bon prologue.
J'ai ressenti comme un petit air de TLW durant la capture de Rexy et j'ai bien aimé les passages où les clôtures de JP étaient démantelées pour laisser place au chantier de JW.

Bah écoute hâte de lire la suite !

Et petite question, est-ce que la structure narrative de ton récit alternatif sera semblable à celui du film ou pas ?
Reprendra-tu des scènes du film voire du bouquin comme je l'ai fait dans mon propre récit ?


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

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#4 20-10-2016 17:14:40

The Geeky Zoologist
Gallimimus
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Je te remercie d'avoir lu ce chapitre et pour tes retours.

Pour répondre à ta question, mon récit pourrait se décomposer en trois grandes parties :
- Une première partie orientée émerveillement et présentation des personnages et du parc qui se termine lorsque l'I.rex s'évade, mettant en péril cet endroit utopique (du moins en apparence) qu'est Jurassic World.
- Une seconde partie plutôt orientée suspense et horreur (même si il y a une grosse scène d'action au chapitre 9) qui se termine lorsque les Quetzalcoatlus (qui remplacent les Ptéranodons dans cette version tandis que les Dimorphodons le sont par des Harpactognathus) quittent leur volière.
- Une troisième partie plutôt orientée action et émotion.

La plupart des scènes du film sont reprises dans les grandes lignes mais il y a pas mal de changements et surtout beaucoup d'ajouts.
J'ai tenu à rendre mon récit plus sombre, plus prenant émotionnellement et plus crédible, je déconseille la lecture de ce récit aux plus jeunes étant donné la présence de nombreuses scènes violentes et/ou comportant un langage cru et des références explicites (en terme de ton, c'est plus proche d'une série HBO que du film Jurassic Park)
Quelques scènes comporteront des similitudes avec des passages des romans (comme tu l'as peut-être remarqué, la boîte à ultrasons utilisé par les hommes d'Hoskins dans le prologue est inspirée de celle utilisée par Dodgson dans TLW).
Cependant, au risque de te décevoir, je t'annonce tout de suite que je ne compte pas inclure de personnages du roman.

Concernant la publication des prochains chapitres, je n'ai pour l'instant que des premiers jets pour The Brothers that strays together et Welcome to Jurassic World.


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#5 21-10-2016 09:25:08

Monsieur ADN
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

The Geeky Zoologist a écrit :

Cependant, au risque de te décevoir, je t'annonce tout de suite que je ne compte pas inclure de personnages du roman.

Oh ce n'est pas un problème.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
Micheal Crichton

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#6 22-10-2016 16:22:33

The Geeky Zoologist
Gallimimus
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Bonjour à tous,

Voici le chapitre The Brothers that strays together.
Bonne lecture wink

                                               THE BROTHERS THAT STRAYS TOGETHER

Aéroport international Juan Santamaría - Costa Rica, 22 décembre 2017

Une chaleur insoutenable régnait sur le tarmac de l’aéroport, frappé par les rayons du Soleil en ce milieu d’après-midi alors qu’un Boeing 737 sortait son train d’atterrissage afin d’atterrir sur la piste goudronnée.
Au Costa Rica, le mois de décembre marquait le début de la saison sèche et fort heureusement pour les touristes, les locaux de l’aéroport étaient relativement frais.
Dans le hall de réception des bagages, le tapis roulant se mit en route et les bagages sortirent d’un conduit et défilèrent devant les passagers du vol en provenance de Miami, massés devant le tapis et attendant que leurs valises passent à portée de main.
Une main d’enfant pris l’anse d’une petite valise bleu marine et la hissa afin de la déposer à ses pieds.

Gray Mitchell, 12 ans, était un jeune américain aux cheveux bruns épais et bouclés, portant des baskets, un short bleu ainsi qu’une chemise à carreaux.
Originaire du Wisconsin, il était venu au Costa Rica pendant les vacances de Noël afin d’aller rendre visite à sa tante qui travaillait comme directrice d’un complexe de loisirs situé sur une île au large.
Plus loin, son frère, Zach, un jeune homme brun et élancé de 18 ans, vêtu d’un jean et d’un T-shirt rouge et portant des converses, hissa son bagage, une sorte de gros sac de sport noir, du tapis roulant et héla son frère cadet :
« On peut y aller frérot !
- Il faut qu’on trouve la station de bus.
- T’inquiète, notre bateau part à vingt-trois heures trente et un bus part toute les 15 minutes. On a toute la soirée devant nous.» Lui informa-t-il de manière nonchalante.
Ils sortirent du hall de réception des bagages et se retrouvèrent dans le hall principal de l’aéroport.
Les arrivants longèrent une barrière derrière laquelle se trouvaient plusieurs personnes portant des pancartes avec des noms inscrits dessus, cherchant du regard les touristes qu’ils devaient retrouver, puis ils se dispersèrent dans le hall.
Les deux frères ainsi qu’une partie des arrivants suivirent une pancarte leur indiquant la direction à prendre pour aller à la station de bus de l’aéroport.
Au bout de quelques dizaines de mètres, ils franchirent des portes vitrées donnant sur l’extérieur et empruntèrent un passage piéton qui les menait vers une annexe de l’aéroport où se trouvait une salle d’attente dont la quasi-totalité des sièges étaient pris.
Ils y attendirent quelques minutes avant qu’un bus gris n’arrive et ne s’arrête devant la salle.
Des employés de l’aéroport, portant un gilet fluo par-dessus leur T-Shirt, ouvrirent la soute et commencèrent à y entasser les valises que leur donnaient les touristes.
Les garçons firent de même et montèrent dans le véhicule.
Zach paya le conducteur et les frères s’installèrent côte à côte au milieu du bus, Gray du côté fenêtre et Zach du côté de l’allée.

Le bus démarra peu après seize heures, totalement remplit de passagers alors que les touristes qui continuaient d’affluer n’eurent d’autre choix que d’attendre le prochain départ dans la salle d’attente.
Le véhicule sortit de l’aéroport et s’engagea sur une bretelle qui rejoignit une voie rapide qui passait à côté de faubourgs alors qu’à l’Est, des volcans dominaient l’immense vallée constituant le cœur du pays et où se trouvait la capitale, San José.
Ils entrèrent sur l’autoroute vingt minutes après leur départ et partirent en direction de l’ouest.
Les deux Mitchell, ainsi que beaucoup d’étrangers, pensaient que le Costa-Rica n’étaient que forêts tropicales embrumées et plages paradisiaques mais leur trajet en car changea cette vision.
En effet, des prairies à l’herbe jaunie par la sécheresse s’étendaient de part et d’autre de l’autoroute alors que des hérons y chassaient, à la recherche de reptiles profitant du Soleil pour réchauffer leur organisme.

L’autoroute longea, puis passa au-dessus de gorges dans lesquelles coulaient des ruisseaux et les arbres poussant dans les vallons avaient gardés leurs feuilles dont la couleur verte contrastait avec l’herbe jaunie du sommet des collines.
Dans le bus, Gray observait le paysage qui défilait devant ses yeux et prenait de temps en temps quelques photos tandis Zach écoutait de la musique sur son smartphone.
Au bout d’une cinquantaine de minutes, ils sortirent des gorges et arrivèrent dans la plaine côtière et traversèrent une zone rurale, parsemée d’innombrables champs et vergers ainsi que de quelques villages çà et là.
A un moment, ils franchirent un pont enjambant une rivière où des crocodiles américains étaient étendus immobiles sur les berges, la gueule ouverte tandis que des chevaux paissaient dans une pâture non loin sous le Soleil couchant.
Peu après, les eaux du Golfe de Nicoya, baignées par les derniers rayons du Soleil, furent en vue et la voie rapide décrivit une courbe longeant la plage de sable noir afin de rejoindre l’autre côté de la baie où avait été établit un complexe constitué de plusieurs quais ainsi que d’un grand bâtiment gris.
La route les fit passer à côté d’une parcelle de mangroves bordant une lagune puis ils longèrent des falaises qui surplombaient la route.
Une pancarte située sur le bord de la route indiqua en espagnol et en anglais l’entrée du terminal de ferrys qu’ils empruntèrent une centaine de mètres plus loin alors que la nuit tombait petit à petit tandis que de l’autre côté de la baie, les lumières d’un port de marchandises s’allumèrent une à une.

Le bus se gara le long de la route qui décrivait une boucle près de l’entrée du bâtiment, constitué de béton, de verre et d’acier.
Les passagers descendirent sur le trottoir où des employés en gilets fluo déchargeaient la soute du bus en déposant les bagages sur le trottoir que les passagers s’empressaient de récupérer avant de commencer à se diriger vers l’entrée du terminal.
Le long de la route, des taxis déposaient des passagers qui, après avoir réglé leur course, se dirigeaient vers l’entrée du terminal, surmontée de grands caractères blancs formant les mots suivants :

                                                                    Isla Nublar
                                                                  Ferry Terminal

Les arrivants franchirent un sas de doubles-portes vitrées et pénétrèrent dans le hall au fond duquel se trouvait une vingtaine de comptoirs auxquels on accédait via une file d’attente délimitée par des cordons mais il n’y avait encore personne à la fois dans la file et derrière le comptoir.
Gray se rapprocha d’un écran d’affichage situé en plein cœur du hall, devant l’entrée des files d’attente.
L’heure y était affichée ainsi que les horaires d’arrivée et de départs des ferrys.
« On est sensé prendre le ferry qui part à vingt-trois heures trente et le check-in commence à dix-neuf heures trente.» Lui annonça Zach en lisant le panneau
Gray regarda sa montre à aiguilles et vit qu’il n’était que dix-huit heures.
Pour passer le temps, ils prirent leur repas du soir dans l’un des restaurants du terminal avant d’aller s’asseoir sur les sièges que l’on pouvait trouver dans le hall.
Gray sortit sa tablette tactile afin de regarder une série tandis que Zach pianotait sur son smartphone, des écouteurs sur les oreilles.

A peine dix minutes avant le check-in, la file d’attente comportait déjà une bonne centaine de personnes et Gray fit signe à son frère qu’ils pouvaient y aller.
Au bout de ce qui fut d’interminables minutes pour le plus jeune des garçons, ils arrivèrent finalement devant l’un des comptoirs et la guichetière, une latino ronde d’une quarantaine d’années, leur fit signe d’avancer.
Zach sortit des documents de son sac à dos, leurs réservations pour la traversée, effectuées par leurs parents quelques mois auparavant.
La guichetière demanda aux garçons de présenter leurs pièces d’identité dans un anglais mâtiné d’accent hispanique et dès que tout fut en ordre, elle imprima leurs tickets d’embarquement.
« Vous embarquerez sur l’Avalon au quai B, porte vingt-quatre. » Leur dit-elle en montrant une case sur leur ticket où était indiquée leur porte d’embarquement.
Ils la remercièrent et elle appela les passagers suivants.
Les deux frères longèrent les comptoirs, revinrent dans le hall afin d’emprunter un escalator les menant à l’étage puis ils suivirent la direction donnée par un écriteau intitulé Poste de sécurité/Quais d’embarquement.
Ils franchirent un poste de sécurité similaire à ceux que l’on pouvait trouver dans les aéroports ou les stations de métro et arrivèrent au niveau des halls d’attente.
Au travers d’une grande baie vitrée, ils virent un grand ferry, long de plus de deux cent vingt mètres, arrimé à l’un des quais et ayant le mot Avalon écrit en caractères blancs sur la proue.
« Tu as vu la taille de ce bateau ? Il est énorme ! Fit Gray, excité malgré la fatigue qu’il commençait à ressentir à cause du voyage.
- Ouaip. »
Ils suivirent les pancartes les menant au quai B et allèrent s’asseoir non loin de la porte portant le numéro vingt-quatre.
Le hall d’attente comportait plusieurs rangées de sièges d’attente ainsi que des distributeurs et des écrans où était diffusé une chaîne nationale ainsi que la météo.

Aux alentours de vingt heures, deux employés se présentèrent au comptoir d’embarquement et commencèrent à faire embarquer les passagers qui empruntèrent une passerelle métallique afin d’aller sur le navire et ils débouchèrent dans un hall d’accueil où des grooms leurs donnèrent des clés et indiquèrent la direction à prendre pour leur cabine.
Zach et Gray prirent un ascenseur et longèrent d’interminables couloirs avant d’enfin arriver à la porte de leur cabine que l’aîné ouvrit avec la clé donnée par le groom.
Sur leur gauche, une porte donnait sur une petite salle de bain tandis que face à eux se trouvait deux lits simples aux draps bleus, séparés par une allée.
Une table de nuit se trouvait entre les deux lits, sous le hublot caché par des rideaux violets.
Ils se lavèrent puis allèrent se coucher, exténués à cause du voyage qu’ils ont eu.
Un peu avant minuit, Gray fut réveillé pendant quelques minutes et en regardant à travers le hublot, il se rendit compte que l’Avalon quittait le port et ses nombreuses lumières.
Alors que le port ne devenait qu’un point lumineux dans le lointain, Gray se rendormit tandis qu’ils naviguaient sous le ciel étoilé.


Les deux frères furent réveillés aux alentours de cinq heures du matin par la voix du capitaine dans le haut-parleur qui leur annonça l’arrivée à destination aux alentours de six heures et demie.
Alors que Gray était à la salle de bains, Zach alluma son portable et remarqua qu’il avait reçu un SMS de leur tante peu avant minuit.
Il tira les volets et vit qu’il faisait encore nuit.
Dès que Gray sortit de la salle de bain, son frère s’y engouffra afin de se préparer.
Après que les deux garçons eurent rangé leurs affaires, ils sortirent pour aller prendre leur petit déjeuner.
Trouvant le prix du petit déjeuner dans les restaurants du ferry ridiculement élevé, ils se rabattirent sur la supérette du navire où l’on vendait des articles divers et variés, y compris de la nourriture.
Ils n’étaient pas les seuls à avoir pris cette décision puisque queue d’une vingtaine de personnes se trouvait devant le comptoir.
Gray s’aperçut que son frère avait entamé une petite conversation avec une fille de son âge qui lui demandait des questions du type combien de jours ils séjournaient sur l’île ? Pourquoi leurs parents ne sont pas avec eux ?...
Ils achetèrent des confiseries, sortirent sur la promenade qui faisait le tour du navire et se posèrent sur un banc.
Le jour s’était levé mais le temps était nuageux et le ferry semblait se diriger droit vers une énorme masse de brouillard qui recouvrait l’océan.
« Tante Claire m’a envoyé un message. Elle ne pourra pas venir mais elle enverra quelqu’un nous chercher à la place d’entrée. Annonça Zach.
- Pourquoi ?
- Elle m’a parlé d’une conférence de presse, d’un contrat à signer ainsi que de la visite du grand patron. Elle risque d’être occupée pour toute la journée.
- Oh. » Fit Gray, visiblement déçu par la nouvelle.
Lorsque Gray eut finit de manger, il reprit la parole.
« Je vais me promener sur le pont. On se revoit à la cabine dans 10 minutes.
- Ok je t’y attendrais mais avec cette purée de pois, tu verras que dalle. » Lui répondit son frère d’un air absent, les yeux rivés sur son portable.
Gray marcha le long de la promenade en direction de la proue où des touristes s’amusaient à recréer la célèbre scène du film Titanic alors que leurs amis les prenaient en photo.
Une mouette se posa sur la rambarde de la promenade, un crabe piégé dans son bec.
Gray regarda la mouette tout en n’essayant de ne pas faire de mouvements brusques afin de ne pas effrayer l’animal qui s’envola quand même et que le jeune garçon perdit de vue dans le brouillard.
Au niveau de la proue, une petite dizaine de passagers s’étaient regroupés à tribord et discutaient entre eux tout en pointant du doigt quelque chose caché dans le brouillard.
En se rapprochant du groupe, Gray entendit plus en détail la conversation :
« Il y a Fred qui prétend avoir vu quelque chose. Fit l’un des touristes avec un fort accent britannique.
- Là regarde ! » Lui dit un autre en pointant du doigt une sorte de grand rocher, s’élevant à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de l’eau à une centaine de mètres de leur position.
Un autre groupe de touristes, plus important, s’était regroupés à l’extrémité de la proue, scrutant l’horizon nimbé de brouillard.
Gray se fraya un chemin parmi la foule afin de trouver une place devant.
C’est alors que l’île apparut.

Dernière modification par The Geeky Zoologist (22-10-2016 16:23:41)


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#7 22-10-2016 16:56:15

Monsieur ADN
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

J'aime bien la description du voyage, des paysages du Costa Rica, du ferry ! smile

C'est même très bien décrit et bonne idée que celle de bateaux à noms différents.
Avalon fait sans doute référence à un intérêt pour les légendes arthuriennes ?

Et sans indiscrétions : une inspiration de mon récit pour le port du Ferry Terminal ?


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
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#8 22-10-2016 18:18:42

The Geeky Zoologist
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Monsieur ADN a écrit :

C'est même très bien décrit et bonne idée que celle de bateaux à noms différents.
Avalon fait sans doute référence à un intérêt pour les légendes arthuriennes ?

J'avoue que j'aime beaucoup la mythologie en général et mon récit comporte des références à plusieurs mythologies différentes (Par example dans le prologue, on a le motif du rapace qui dévore le serpent inspiré par l'épisode de la mythologie aztèque relatant la fondation de Tenochitlan où les premiers aztèques décidèrent de fonder leur cité à l'endroit où ils virent un rapace dévorant un serpent sur un cactus)

Les cinq navires affrétés par Masrani Global pour transporter les touristes sur Isla Nubla ont tous un nom :
- Deux navires de croisières portant le nom d'îles mythologiques (Avalon et Atlantis). Ils sont similaires en apparence au navire suivant :
300px-ColorMagic_Liegeplatz_Taufe_Kiel2007.jpg

- 3 Catamarans de transport portant le nom de paléo-continents (Gondwana, Laurasia et Cimmeria).
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Monsieur ADN a écrit :

Et sans indiscrétions : une inspiration de mon récit pour le port du Ferry Terminal ?

Pour l'apparence du bâtiment, je me suis surtout inspiré du Staten Island Ferry Whitehall Terminal de New York (là ou si je me souvent bien ton terminal était de plus petite taille et présentait une apparence plus rustique) :
Staten_Island_Ferry.jpg

Caldera n'est pas une localité fictive et comporte bel et bien un port de marchandises (contrairement au terminal qui lui est fictif) :
paragliding-in-costa-rica-caldera.jpg

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#9 25-10-2016 11:32:43

The Geeky Zoologist
Gallimimus
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Un peu de nouvelles...

Les 3/4 du prochain chapitre (Welcome to Jurassic World) sont prêts et il devrait être publié soit dans la soirée, soit demain.


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#10 25-10-2016 16:12:24

The Geeky Zoologist
Gallimimus
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Welcome to Jurassic World est disponible

Bonne lecture




                                                       WELCOME TO JURASSIC WORLD

Un mur de montagnes long de plusieurs kilomètres constituait le littoral et aucune plage n’était visible devant eux, juste des falaises abruptes de roche volcanique.
Gray ne remarqua pas que Zach avait lui aussi rejoint le groupe qui ne cessait de grossir jusqu’à occuper toute la proue.
La voix du capitaine résonna dans les haut-parleurs pour leur annoncer qu’ils étaient bientôt arrivés et il souhaita un agréable séjour aux passagers.
Le navire décrivit une courbe en direction du nord-est et poussèrent les visiteurs qui voulaient observer l’île à aller à bâbord.
Au fur et à mesure qu’ils allaient vers le nord, les montagnes se firent de plus en plus petites jusqu’à disparaître dans la brume.
A la proue, ils virent la lumière jaunâtre d’un phare scintillant faiblement à travers la brume.
Le phare était situé au sommet des falaises de basalte d’une péninsule qui se prolongeait dans la mer de brumes recouvrant l’île.
Aux pieds des falaises situés à l’extrémité de la péninsule, on pouvait observer des récifs aux rochers coupant comme des rasoirs, subissant l’assaut des vagues qui en s’y écrasant, produisaient un grondement inquiétant tandis que des oiseaux marins volaient au-dessus.
Le navire prit soin de garder ses distances avec la péninsule et une fois qu’ils la passèrent, le port d’Isla Nublar apparut devant leurs yeux.

Le port était constitué d’un bassin protégé par une digue formant un arc de cercle, ne laissant qu’une trouée large de plusieurs dizaines de mètres afin de laisser passer les bateaux.
Le ferry passa la trouée et s’arrima le long d’un quai en pierre situé à bâbord.
Des tours en pierre noire comportant chacune un toit en chaume et reliées par des passerelles avait été bâties sur le quai et permettaient aux passagers de rejoindre le terminal, un grand bâtiment rectangulaire à l’architecture coloniale.
En plus du terminal, le port comportait également plusieurs entrepôts dans sa partie Est, situés non loin d’un quai doté de plusieurs grues et qui devait être destiné aux navires de ravitaillement.
Les pentes d’une série de collines située derrière le port étaient recouvertes par une jungle embrumée qui semblait être sur le point de prendre d’assaut les constructions humaines.
A plus de cinq kilomètres au nord, on distinguait la silhouette d’une montagne au pic décharné, lui donnant une allure mystérieuse.
A l’Ouest, un bras de mer aux rives recouvertes par de la mangrove suivait la péninsule et s’enfonçait dans l’île.
Alors que le navire était en train de s’amarrer, les passagers étaient retournés à leurs cabines afin de prendre leurs affaires et convergeaient dorénavant vers les portes de sortie.

A sept heures, on leur ouvrit les portes et ils empruntèrent les passerelles déployées pour rejoindre les tours de pierre et une fois qu’ils y entrèrent, ils longèrent un couloir les menant au terminal.
Au bout du couloir, ils tombèrent sur une double-porte vitrée donnant sur un hall d’attente mais elle était fermée et ils tournèrent à droite puis descendirent le long d’un escalator, empruntèrent un large couloir à droite, franchirent un sas de sécurité sous l’œil attentif de deux vigiles et débouchèrent dans le hall du terminal, agrémenté de plantes exotiques ainsi que d’une fontaine en son centre.
De larges escaliers blancs situés à chaque extrémité du hall permettaient d’accéder à l’étage où se trouvaient des restaurants, des boutiques ainsi que les halls d’attente.
Ils traversèrent le hall de part en part et suivirent la direction donnée par un écriteau intitulé Billetterie, les faisant emprunter un autre couloir puis ils arrivèrent dans une grande salle circulaire, située sous un toit pointu laissant passer la lumière du jour à travers d’une série de petites fenêtres.
L’ensemble des arrivants convergeait vers une série de fils d’attentes, dressées entre eux et des box dans lequel se trouvaient des agents d’accueil vêtus d’un polo bleu.
Zach et Gray s’engagèrent dans l’une des files et firent la queue pendant un bon quart d’heure avant de se présenter à l’un des box.
« Bonjour et bienvenue sur Isla Nublar. Avez-vous acheté vos tickets en ligne ? Dit l’agent d’accueil en esquissant un sourire
- Oui, les voici ! » Lui répondit Zach en sortant de son sac deux feuilles comportant un code-barres.
L’agent prit les feuilles et les passa sous un scanner.
Il regarda pendant quelques secondes son écran d’ordinateur, il redonna les e-tickets à Zach puis il sortit deux bracelets bleus d’un tiroir et les donna aux garçons qui mirent le bracelet dans leur sac avant de remercier l’agent.
Ils passèrent derrière les box et arrivèrent devant une série de tourniquets. Zach remit l’un des tickets à Gray et fit passer le sien devant une borne dont le voyant rouge devint vert puis il passa le tourniquet.
Gray fit de même et les deux arrivèrent devant un sas gardé par un agent de sécurité et surmonté de deux voyants verts.
Ils notèrent qu’à chacune fois qu’une personne franchissait le sas, le numéro affiché sur le compteur diminuait.
Ils franchirent le sas et ils se retrouvèrent sur un quai en béton où attendait déjà plusieurs centaines de personnes devant des parois vitrées les séparant d’une rame de métro où attendait un train.
Gray se demanda pourquoi on ne les faisait pas monter dans le train tout de suite puis il fit le lien avec le sas qu’ils venaient de franchir et il en conclut que le sas ne laissait passer qu’un certain nombre de personnes afin de ne pas encombrer le quai et d’éviter que le train ne soit surchargé.
Lorsque les voyants du sas passèrent au rouge, une partie des parois vitrées coulissa sur le côté au niveau des portes du train afin d’y laisser entrer les touristes.
Les deux frères ne purent trouver de places assises au niveau des banquettes qui couraient le long des parois du wagon et durent rester debout.
Une fois que tout le monde eut embarqué, les portes se fermèrent et le train se mit en marche et sortit du complexe.
Ils longèrent la côte sur environ un kilomètre avant d’entrer dans un tunnel qui semblait les emmener dans les profondeurs de l’île.
Pendant le trajet, des écrans se trouvant à chaque extrémité du wagon diffusèrent des publicités pour les diverses activités de loisir ainsi que les restaurants et les hôtels que l’on pouvait trouver sur l’île.

Le train arriva à destination au bout de sept minutes de voyage dont la majorité se fit dans l’obscurité et dès qu’il s’arrêta, les portes s’ouvrirent et tous les passagers descendirent sur le quai pour se retrouver à l’intérieur d’une caverne uniquement éclairée par des braseros et des torches.
Les touristes suivirent une allée les menant vers un tunnel où l’on avait aménagé un travelator qui montait en pente douce.
Ils se laissèrent transporter par celui-ci, circulant sous la voûte rocheuse située à moins d’une dizaine de mètres au-dessus de leurs têtes et au fur et à mesure qu’ils avançaient, le bruit provoqué par l’écoulement d’une cascade se faisait de plus en plus audible et l’air devenait plus frais.
En sortant du tunnel une centaine de mètres plus loin, ils se retrouvèrent dans une autre caverne, beaucoup plus aménagée que la précédente.
Le sol était pavé de dalles noires et on trouvait des bancs en pierre situés contre les parois de la caverne.
A l’autre bout de la caverne, une cascade coulait et l’endroit était suffisamment éclairé afin de ne pas avoir besoin d’autres sources de lumière que celle du jour.
Devant la cascade se trouvait une grande stèle sur laquelle on avait apposé une carte de l’île.
Gray se rapprocha de la stèle et inspecta plus en détail la carte.
Un point rouge surmonté d’un « Vous êtes ici » dans les montagnes le long de la côte sud-est de l’île indiqua leur localisation.
Les touristes descendirent des marches taillées dans la roche, situés de part et d’autre de la stèle, les emmenant vers la cascade.
Arrivé en bas des escaliers, ils suivirent un court sentier le long d’une corniche, les faisant passer entre la cascade et les parois rocheuses et sortirent enfin à l’air libre après un tournant pour se retrouver sur une passerelle longeant la cascade et les menant vers une plateforme rocheuse aménagée devant la cascade, surplombant une crevasse dans laquelle s’écoulait l’eau issue de la cascade.
Un tronc gigantesque avait été couché par-dessus la crevasse et en arrivant sur la plateforme rocheuse, ils se rendirent compte qu’il ne s’agissait pas d’un simple tronc mais d’un pont, taillé dans le cœur du tronc.
Les touristes franchirent le pont et une fois arrivés de l’autre côté, suivirent une large allée qui traversait une clairière située au sommet d’une crête aux pentes boisées, leur laissant entrapercevoir les étendues sauvages, du moins en apparence, d’Isla Nublar.
Pendant leur voyage sous terre, la brume qui recouvrait l’île avait commencé à se dissiper et les nuages avaient été chassés, laissant le Soleil illuminer l’île.
En s’enfonçant dans la jungle, le chemin descendait en pente douce tout en serpentant sous l’ombre des arbres dont le feuillage filtrait les rayons du soleil matinal et les oreilles des visiteurs étaient bercées par les sons produits par les animaux peuplant les jungles de l’île, oiseaux, batraciens et même des singes, récemment réintroduits sur l'île.
Lorsque la pente s’adoucit, le chemin s’enfonça dans une tranchée creusée dans le sol forestier que les touristes suivirent, entourés par des racines aussi grosses qu’un bras et ils passèrent même sous un tronc recouvert de mousses, couché au-dessus de la tranchée.

Après un tournant, ils descendirent quelques marches et arrivèrent sur une place semi-circulaire aménagée au bord d’une douve large de quinze mètres, creusée au pied d’une muraille en basalte de treize mètres de haut. 
Un pont en pierre décoré de statues de tricératops permettait de franchir la douve afin de rejoindre une grande arche taillée dans la muraille entre deux tours dans laquelle on avait bâti une porte de dix mètres de haut aux battants massifs en bois. Sur chacune des tours situées de part et d’autre de la porte, des renfoncements avaient été aménagés sur toute leur hauteur afin d’accueillir des braseros dont les flammes produisaient un petit crépitement.
Au niveau du corps de garde situé juste au-dessus de la porte, on pouvait lire en grands lettres blanches :

                                                                           JURASSIC
                                                                            WORLD

Face à cette construction monolothique, beaucoup de touristes avaient l’impression d’être les héros d’un film d’aventure, s’apprêtant à explorer les ruines d’une civilisation depuis longtemps oubliée dans un monde perdu, isolé du reste du monde depuis des millénaires.
Un homme en polo rose et en pantalon beige faisait les cent pas devant un cordon tiré devant le pont et la radio qu’il portait à la ceinture grésillait.
Son polo portait un logo représentant un squelette de tyrannosaure noir sur fond rouge, entouré d’une bande noire et sous-titré par les mêmes mots que sur le corps de garde.
Lorsque les derniers retardataires arrivèrent, il prit sa radio et la porta devant sa bouche afin d’en informer ses collègues.
Les touristes s’étaient massés près du cordon, recouvrant une bonne partie de la place, et discutaient afin de patienter alors qu’ils trépignaient d’impatience. Gray se frayait un chemin à travers la foule afin d’être à l’avant pour l’ouverture des portes mais Zach le perdit de vue brièvement avant de le retrouver.
« Eh Maman ne me paie pas pour te surveiller en permanence donc évites de disparaître comme ça, ok ? Le réprimanda-t-il
- Ça va ! Je ne comptais pas aller bien loin » Répondit sèchement Gray
Zach ne dit rien et se contenta de lâcher un soupir.
Les discussions s’interrompirent lorsque une voix féminine sortit de haut-parleurs dissimulés quelque part dans la muraille.
« Chers visiteurs, vous entrez dorénavant dans le monde perdu de la préhistoire, un monde peuplé de puissantes créatures ayant longtemps disparu de la surface de la Terre mais que vous avez le privilège d’observer ici, à Isla Nublar. »
Après une brève pause, la voix annonça solennellement :
« Mesdames et Messieurs, Bienvenue à Jurassic World ! »
On entendit ensuite un bruit de gonds et les immenses battants de la porte s’ouvrirent comme si les mots prononcés étaient une incantation permettant d’ouvrir la porte.
Une musique à la fois orchestrale et tribale sortit des hauts-parleurs et l’employé au polo rose détacha le cordon et laissa une horde complètement excitée de visiteurs traverser le pont et franchir ce que beaucoup aimaient appeler la Porte Noire d’Isla Nublar.
Ils arrivèrent sur une place carrée autour de laquelle on trouvait quelques bâtiments en roche volcanique dont une boutique, un point d’information et un restaurant.
Au centre de la place, une statue en bronze haute de quatre mètres se dressait sur un piédestal. La statue représentait un vieil homme ayant un peu d’embondpoint, portant une fine barbe, la mine fière, la main droite appuyée sur une canne surmontée d’un pommeau doré.
En s’approchant les deux frères virent que le pommeau était en fait un morceau d’ambre taillé, dans lequel un moustique avait été pris au piège. Une plaque était apposée sur le piédestal et on pouvait y lire :

                                                                John Parker Hammond
                                                               Né en 1928 à Edimbourg
                                                             Mort en 1997 à San Francisco

                                                        La Création est un acte de pure volonté.

A l’opposé de la porte, derrière la statue, se trouvait l’entrée d’une station de monorail souterraine à laquelle on accédait via un escalier ou une paire d’escalators.
En regardant le sol, Gray vit que certaines portions étaient peintes en noir et il pensa que s’il avait pu prendre de la hauteur, il y aurait probablement vu dessiné une mosaïque mais la place était bondée de monde et il ne put avoir la moindre idée de ce que la mosaïque représentait.
Dans un coin de la place, Zach vit une femme qui portait une ardoise sur laquelle son nom ainsi que celui de son frère étaient inscrits au feutre noir.
Ah oui c’est vrai que Claire nous a envoyé quelqu’un. Se rappela-il.
La femme à l’écriteau aperçut le jeune homme et le héla. Zach appela son frère qui s’apprêtait à suivre un groupe de visiteurs descendant des escaliers menant à un panorama.
« Je vais juste admirer la vue, j’en ais pour 2 secondes. Cria-t-il à son frère aîné.
- De la terrasse de Claire, la vue sera encore meilleure et tu pourras retourner ici plus tard. » Lui lança la femme sur un ton bienveillant, avec un soupçon d’accent irlandais dans sa voix.
Gray revint sur ses pas pour se frayer un chemin parmi la foule vers son interlocutrice que son frère avait pratiquement rejoins.
La femme en question devait avoir autour de la trentaine. Elle était mince et ses cheveux, longs et relâchés, étaient d’un noir jais. Elle portait des escarpins, un leggins noir, un chemisier blanc et ses yeux étaient recouverts par une paire de lunettes de soleil.
Zach et Gray saluèrent la jeune femme.
« Bonjour les garçons. Je suis mademoiselle Young, l’assistante de votre tante, elle m’a chargée de vous conduire chez elle. Veuillez me suivre.»

Elle les emmena sur un parking où attendaient des bus portant tous le logo du parc.
Un employé portant une pancarte indiquant la destination du bus se trouvait les portes de chaque véhicule. Gray lut les différentes pancartes « Lodges safari; Bivouac; Cabanes dans les arbres; Sources chaudes » et pensa qu’il devait s’agir d’hébergements situés dans d’autres régions de l’île.
Young sortit des clés de son sac à main noir en cuir afin d’ouvrir les portes d’une voiture grise ayant « Voiture de location pour employés » inscrit sur la portière du siège conducteur.
Zach et Gray déposèrent leurs bagages dans le coffre et s’installèrent à la banquette arrière.
La femme aux cheveux noirs fit démarrer la voiture et sortit du parking pour s’engager sur une petite route en asphalte, entouré de part et d’autre par une végétation luxuriante.
« Alors comment le voyage s’est passé ? Demanda-elle aux garçons.
- C’était long et fatiguant. On est partis avant-hier de Milwaukee pour arriver tôt hier matin à Orlando et y poireauter quelques heures avant de prendre un vol pour Miami et enfin San José. Sans compter le trajet en car jusqu’à la côte. Lui répondit l’aîné.
- Vous avez bien dormi dans le bateau ?
- J’ai connu mieux et j’ai connu pire. » Répondit à nouveau Zach.
Ils s’arrêtèrent devant un portail et Young baissa la vitre de sa portière et sortit son bras à l’extérieur afin de passer son badge devant une borne.
Le portail s’ouvrit et ils entrèrent dans le quartier Jules Verne, un éco-quartier résidentiel pour les employés, composé d’immeubles aux toits recouverts de panneaux solaires et aux balcons végétalisés.
On y trouvait les services classiques d’une petite ville occidentale tels qu’un coiffeur, une blanchisserie, un bureau de poste ou encore un supermarché.
Ils roulèrent le long de l’avenue Richard Owen, une avenue ombragée, entourée de part et d’autre par des résidences puis arrivèrent à un croisement.
A droite, la route descendait en direction du littoral où se trouvait un petit port de plaisance. Plusieurs dizaines de voiliers et de yachts ainsi qu’un paquebot y étaient amarrés. Les deux frères reconnurent plus loin la péninsule à côté de laquelle ils étaient passés plus tôt dans la matinée. Une plage de sable reliait la péninsule au port de plaisance et on trouvait des bâtiments aux toits en chaume tout le long de celle-ci.
Devant, la rue Georges Cuvier montait en pente douce le long des pentes d’une colline et la voiture l’emprunta, passant devant plusieurs maisons dotées d’un garage et d’un jardin. Zach se serait cru au beau milieu d’un quartier aisé d’une grande ville californienne.
Arrivé vers le sommet de la colline, Young ralentit et emprunta une allée menant vers le garage d’une maison à l’architecture coloniale, aux murs blancs et au toit fait de tuiles brunes.
Elle sa gara juste devant l’entrée du garage et ils sortirent du véhicule.
Les deux garçons enlevèrent leurs bagages du coffre et suivirent la femme sur une petite allée de dalles blanches menant à la porte d’entrée.
Elle sortit une clé de son sac à main et ouvrit la porte.
Ils pénétrèrent dans le petit vestibule qui donnait sur un salon plongé dans la pénombre, uniquement éclairé par les rayons du Soleil qui arrivaient à passer à travers les fentes des volets en bois situés derrière une grande baie vitrée.
« Vos chambres sont par là. » Dit Young aux deux garçons en désignant un couloir sur leur droite
Les frères passèrent entre la grande table du salon et le comptoir qui séparait celui-ci de la cuisine avant d’entrer dans le couloir.
La jeune femme posa son sac à main sur le comptoir et se dirigea vers le réfrigérateur dont elle ouvrit la porte afin de se servir un verre de jus de fruits.
Elle referma la porte du frigo et posa son verre sur le comptoir.
« Ok, on doit retrouver votre tante au centre de la découverte à dix heures. Annonça-elle en voyant les garçons revenir dans le salon, ayant déposé leur affaires dans leurs chambres.
Vous avez bien reçu vos bracelets Fast Pass ? Leur demanda-t-elle. Ils vous permettront de doubler une partie des files d’attente, comme à Disneyland.
- Je n’en peux plus d’attendre ! » Hurla le plus jeune des frères passant comme une flèche devant elle, fonçant vers la baie vitrée en passant entre la table du salon et un canapé.
Il coulissa la porte de la baie vitrée avant d’écarter les volets situés derrière.
Il arriva sur une terrasse aux dalles brunes, passa à côté d’une table en fer forgé et derrière des transats posés au bord d’une piscine. De l’autre côté de la piscine, il remarqua la présence d’un barbecue ainsi que d’un jacuzzi.
Il quitta la terrasse et s’avança dans le jardin où il s’arrêta, ébloui par le panorama qui s’offrait à lui.
La maison étant située au sommet d’une colline, Gray, qui regardait vers le nord-ouest avait vue sur une grande partie de l’île et ne remarqua que son frère, tout aussi impressionné par la vue, l’avait rejoint.
Au-delà du gazon du jardin et des pentes boisées de la colline s’étendait le cœur névralgique de Jurassic World, le plus grand parc à thème de l’histoire de l’humanité et même considéré par beaucoup comme la huitième merveille du monde moderne.

Un immense lagon occupant une vingtaine d’hectares aux eaux baignées par la lumière du soleil constituait le centre de la zone observée.
Le lagon était traversé du nord-ouest au sud-est par le rail d’un monorail.
Arrivé à la rive sud, le rail bifurquait vers le sud-ouest vers des hôtels aux toits et aux balcons végétalisés dont l’architecture semblait être un mélange entre celle des civilisations mésoaméricaines ainsi que du style renouveau colonial espagnol.
Au nord-ouest, un amphithéâtre gigantesque similaire à ceux que l’on pouvait trouver dans les parcs SeaWorld formait un demi-cercle autour d’une petite du lagon, délimitée du reste par une sorte d’île rocheuse.
A l’est de cet amphithéâtre, une promenade bordée de bâtiments beiges longeait la rive nord du lagon jusqu’aux hôtels. 
Derrière la promenade, se trouvaient d’autres bâtiments similaires et l’ensemble formait pratiquement une petite ville, coincée entre le lagon, un complexe  délimité par des murs de roche noire au nord de l’amphithéâtre, un point d’eau à l’est ainsi que d’un volcan artificiel à environ cent cinquante mètres au nord de la promenade, dominant les environs.
Derrière le volcan et le point d’eau, la jungle semblait tout recouvrir.
Gray arriva à distinguer les contours d’une rivière à quelques kilomètres de là, coulant vers l’est et rejointe par un affluent coulant du nord, serpentant à travers les étendues forestières de l’île.
A une dizaine de kilomètres au nord de la rivière, au-delà de prairies verdoyantes, le jeune garçon vit un sommet nu de forme conique, se dressant au-dessus des monts avoisinants tout en s’imposant dans le paysage de l’île.
Le regard du jeune garçon se porta sur un promontoire au nord-ouest du volcan artificiel sur lequel se trouvait un bâtiment ressemblant fortement aux citadelles bâties dans les Caraïbes pour défendre et surveiller la région.
C’est là que tante Claire travaille. Se dit Gray dans sa tête.

Dans un couloir aux murs blancs et à la moquette bleue, une femme marchait à pas rapide.
Un tailleur blanc, constitué d’une veste et d’une jupe, recouvrait sa svelte silhouette et ses cheveux roux étaient arrangés dans un chignon serré tandis que le rouge à lèvres et le fard qu’elle s’était mis sur le visage ressortait sur sa peau d’albâtre.
Elle portait sur l’index de sa main droite un anneau représentant deux serpents jumeaux, aux yeux d’émeraude, l’un mordant la couronne de fleurs d’or portée par l’autre.
En passant à côté de deux personnes discutant devant une machine à café, elle les salua de manière cordiale tout en étant distante.
Les deux personnes la saluèrent en retour de manière très respectueuse.
En effet, à trente-cinq ans, la bureaucrate occupait une position hiérarchique très importante.
Elle s’arrêta devant une porte qui portait une petite plaque sur lequel était marqué « Salle de conférence» et sortit un spray de l’une des poches de son tailleur pour s’asperger l’intérieur de la bouche.
Elle remarqua qu’elle portait toujours son badge autour du cou.
J’aurais moins l’air ridicule si je ne le porte pas autour du cou. Pensa-t-elle.
L’un des côtés du badge portait un code barre et il était décoré avec l’ombre d’une jungle sur fond jaune au-dessus de laquelle se trouvait le logo de Jurassic World.
Dans l’un des coins, se trouvait sa photo d’identité, ses yeux bleus regardaient droit devant, semblant percer le regard de quiconque regardant la photo. On pouvait y lire « DEARING Claire - Directrice du parc ».
Claire mit le badge dans la poche de son tailleur, et regarda sa montre à aiguilles de couleur dorée, accrochée autour de son poignet gauche.
Il était huit heures et une minute or elle voulait débuter la conférence à huit heures tapante.
Son visage se renfrognât à l’idée qu’elle était légèrement retard par rapport à son planning. 
C’est une minute de trop. se dit-elle.
Claire prit une profonde inspiration puis expira et saisit la poignée de la porte afin d’entrer dans la salle.
Les chaises des premiers rangs étaient pratiquement toutes occupées par des dizaines de journalistes ainsi que par des hommes en costard-cravate et des femmes en tailleurs.
Pour Claire, il s’agissait d’un rituel annuel puisque c’était en cette période qu’elle organisait une conférence de presse afin de présenter la nouveauté de l’année suivante mais elle accordait beaucoup plus de valeur à la conférence de cette année étant donné l’importance et la nature unique de la prochaine nouveauté.
Elle monta sur l’estrade en bois, se tourna vers son auditoire, s’avança vers un pupitre et déclara solennellement :
« Bienvenue à Jurassic World. »


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#11 26-10-2016 16:44:22

Monsieur ADN
Mothafuckin' T.rex
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

C'est sympathique et bien décrit comme d'hab.

Je trouve tout de même le parcours entre le ferry et l'entrée du parc un peu compliqué et chaotique ( malcolm ), même si la description laisse rêveur.
Pour ce qui concerne le voyage en général, et ça concerne aussi le chapitre précédent, ça manque peut-être de dialogues entre les descriptions.

Sinon ça tient la route et c'est agréable à lire.

Mais dit moi la description de l'anneau de Claire ne serait-elle pas inspirée de la bague de Barahir, portée par Aragorn dans le SDA ?


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
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#12 26-10-2016 17:15:01

The Geeky Zoologist
Gallimimus
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Monsieur ADN a écrit :

C'est sympathique et bien décrit comme d'hab.

Je trouve tout de même le parcours entre le ferry et l'entrée du parc un peu compliqué et chaotique ( malcolm ), même si la description laisse rêveur.

Par compliqué et chaotique, tu sous-entend que le parcours est trop long ?

Le truc c'est qu'au lieu qu'ils arrivent direct devant la grande porte, j'ai voulu faire un peu de build-up et créer une certaine atmosphère afin d'immerger petit à petit les visiteurs (et les lecteurs) dans un autre monde.
Pour info, il n'y a qu'environ deux cent mètres à pied entre le pont-tronc et la grande porte donc ce n'est pas si long que ça.

Monsieur ADN a écrit :

Pour ce qui concerne le voyage en général, et ça concerne aussi le chapitre précédent, ça manque peut-être de dialogues entre les descriptions.

Si cela peut te rassurer il y a beaucoup plus de dialogues dans les chapitres suivants.
Je reconnais que j'ai un peu de mal à écrire les parties avec Zach et Gray et je me suis fait beaucoup plus plaisir avec les autres personnages.

Monsieur ADN a écrit :

Mais dit moi la description de l'anneau de Claire ne serait-elle pas inspirée de la bague de Barahir, portée par Aragorn dans le SDA ?

Bingo !
Et l'anneau en question n'est pas que inspiré par celui de Barahir, c'est carrément une réplique commandée sur internet.


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#13 26-10-2016 17:24:45

Monsieur ADN
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

The Geeky Zoologist a écrit :
Monsieur ADN a écrit :

C'est sympathique et bien décrit comme d'hab.

Je trouve tout de même le parcours entre le ferry et l'entrée du parc un peu compliqué et chaotique ( malcolm ), même si la description laisse rêveur.

Par compliqué et chaotique, tu sous-entend que le parcours est trop long ?

Le truc c'est qu'au lieu qu'ils arrivent direct devant la grande porte, j'ai voulu faire un peu de build-up et créer une certaine atmosphère afin d'immerger petit à petit les visiteurs (et les lecteurs) dans un autre monde.
Pour info, il n'y a qu'environ deux cent mètres à pied entre le pont-tronc et la grande porte donc ce n'est pas si long que ça.

C'est marrant car le parcours m'a parut faire largement plus de 200 mètres... yikes
J'avais en tête des tas de galerie creusées dans la roche.

C'est pourquoi je l'ai jugé un peu trop long mais sans que cela ne remette en question le build up.


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#14 26-10-2016 17:29:15

Ulfric Sombrage
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Tout tes personnages sont fan du SDA ? tongue


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#15 26-10-2016 17:38:04

The Geeky Zoologist
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Ulfric Sombrage a écrit :

Tout tes personnages sont fan du SDA ? tongue

Une partie seulement.


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#16 26-10-2016 17:45:26

Monsieur ADN
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

The Geeky Zoologist a écrit :
Ulfric Sombrage a écrit :

Tout tes personnages sont fan du SDA ? tongue

Une partie seulement.

J'ai remarqué aussi le soldat qui lisait les Deux Tours (ou le Retour du Roi j'ai un doute) dans la scène introductive.


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
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#17 28-10-2016 12:32:08

The Geeky Zoologist
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

Quelques petites news..

Afin de ne pas faire de posts trop longs, je publierais à l'avenir mes chapitres sur le site fan-fiction.net (je vous enverrais le lien pour chacun des chapitres lorsque je les aurais publié).
Lorsque la fic sera terminée, je constituerais un PDF regroupant la fic en elle-même et quelques annexes (chronologie, bestiaire, présentation du parc et une carte d'Isla Nublar)

Je pense renommer mes chapitres et leur donner un titre en français. Dites-moi ce que vous en pensez et si vous préférez ceux-ci ou les titres en anglais.
Cela donnerait :
Prologue : La Fin d'un Règne
I/ Un Voyage Très Attendu
II/ Bienvenue à Jurassic World
III/ Une Nouvelle Ère
IV/ Du Pain et des Jeux
V/ Discussion autour d'un Thé
VI/ L'Iguanodon Éméché
VII/ La Grande Evasion
VIII/ Aux Aguets
IX/ Un Tsunami de Chair
X/ Un Festin pour les Urubus
XI/ L'Ombre du Passé
XII/ Bataille dans les Nuages
XIII/ Une Pluie de Becs
XIV/ Le Conseil
XV/ L'Endroit où se trouvent les Os
XVI/ De Charybde en Scylla
XVII/ Se Prendre pour Dieu
XVIII/ Le Noël Pourpre
XIX/ Le Choc des Reines
XX/ Au-delà de l'Océan
XXI/ Envers et Contre Tout

Vous pouvez également essayer de deviner ce qui se passe dans chacun des chapitres à venir.

Après une énième relecture du prologue, je compte couper la partie où Hoskins rend visite à rexy à son enclos qui ne fait rien d'autre que rallonger le prologue en montrant un antagonisme entre les deux personnages qui a déjà été établit plus tôt (scène de la capture en elle-même et lorsque Hoskins se rapproche de Rexy endormie), ce qui fait que la scène est redondante. Quel est votre avis sur la question ?

N'ayant pas encore écrit les prochains chapitres, le chapitre 3 risque de ne pas être publié avant une à deux semaines.
Cependant pour vous faire patienter, je compte vous présenter certains éléments du parc et de l'univers de ce canon ainsi que les personnages inédits.


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#18 28-10-2016 12:49:01

Monsieur ADN
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

The Geeky Zoologist a écrit :

Vous pouvez également essayer de deviner ce qui se passe dans chacun des chapitres à venir.

Je ne sais pas trop mais les titres de chapitres font penser à des récits mythologiques.
Original.

Après une énième relecture du prologue, je compte couper la partie où Hoskins rend visite à rexy à son enclos qui ne fait rien d'autre que rallonger le prologue en montrant un antagonisme entre les deux personnages qui a déjà été établit plus tôt (scène de la capture en elle-même et lorsque Hoskins se rapproche de Rexy endormie), ce qui fait que la scène est redondante. Quel est votre avis sur la question ?

Je trouvais le prologue bien comme il était.

Et par rapport à la visite d'Hoskins à Rexy, ce n'est que mon avis mais j'ai trouvé que le passage où l'oeil du tyrannosaure observait Hoskins procurait une espèce de sensation assez géniale.

Le geôlier vient rendre visite à son  prisonnier, le prisonnier fixe le geôlier mais tient à montrer qu'il n'est pas soumis.
Mon petit doigt me dit qu'ils n'ont pas fini de se retrouver en tête à tête.

Tout ça pour dire que je regretterait un peu la suppression de ce passage. ^^

N'ayant pas encore écrit les prochains chapitres, le chapitre 3 risque de ne pas être publié avant une à deux semaines.
Cependant pour vous faire patienter, je compte vous présenter certains éléments du parc et de l'univers de ce canon ainsi que les personnages inédits.
Oui fait donc d'ailleurs avec le recul, j'aurait peut-être du faire ça bien avant dans mon topic.

Dernière modification par Monsieur ADN (28-10-2016 12:49:32)


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#19 01-11-2016 16:28:50

The Geeky Zoologist
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

En attendant la publication d'Une Nouvelle Ère, voici la liste des espèces apparaissant dans la fic :

- Achillobator giganticus*
- Apatosaurus louisae
- Avimimus portentosus
- Baryonyx walkeri
- Compsognathus longipes**
- Corythosaurus casuarius
- Dimorphodon macronyx***
- Dryosaurus altus
- Gallimimus bullatus****
- Harpactognathus gentryii
- Indominus rex
- Mamenchisaurus sinocanadorum
- Metriacanthosaurus parkeri
- Mosasaurus hoffmanni
- Pachycephalosaurus wyomingensis
- Pachyrhinosaurus canadensis
- Parasaurolophus walkeri
- Quetzalcoatlus northropi
- Shantungosaurus giganteus
- Stegosaurus stenops *****
- Triceratops horridus
- Tyrannosaurus rex

*Le Raptor Squad
** Population sauvage (par conséquent les individus sont identiques à ceux de TLW et JP3)
*** Très différents en terme de morphologie et de comportement de ceux du film
**** Présence d'individus de deux souches différentes, l'une non-emplumée (descendants des individus de JP) et une autre emplumée.
***** Présence d'individus dits "gigas" (ceux de TLW, longs d'environ douze mètres) et d'une nouvelle souche, plus petite.

Cependant le parc recèle bien plus d'espèces (environ 150) et la liste ci-dessus ne comporte que les espèces ayant un rôle plus ou moins important (par là j'entends que l'on s'attarde sur eux au minimum le temps d'une scène).
D'autres espèces seront mentionnées au cours du récit et il y aura peut-être une ou deux surprises en cours de route.


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#20 01-11-2016 17:07:20

Monsieur ADN
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Re : Jurassic World (par The Geeky Zoologist)

The Geeky Zoologist a écrit :

Population sauvage de compys = population sauvage initiale (1993) ou bien lâchés dans les enclos de JW comme les compys du roman de Crichton ?


"Dans d'autres siècles, les êtres humains voulaient êtres sauvés, ou améliorés, ou libérés, ou éduqués. Mais dans le nôtre, ils veulent êtres divertis. La grande peur de notre siècle n'est pas la maladie ou la mort, mais l'ennui. Un sentiment de temps libre entre nos mains. Un sentiment de ne rien faire. Le sentiment de ne pas être divertis."
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